2ème recours en référé au tribunal de Marseille.

Requête en référé reçu le 28/04/2019 au tribunal de Montpellier et renvoyé au Conseil d’Etat le 29/04/2019 pour l’attribution d’un autre tribunal. L’audience a finalement lieu le 07/06/2019 au tribunal de Marseille. La requête est restée bloqué au conseil d’Etat plus de 1 mois.

Référé-liberté du CDHBM et autres requêrants du  28/04/19 (odeurs ISDND BZS)(v.anonymisée, protégée)

Pour résumer les riverains continuent à être gazé et particulièrement encore sur le mois d’avril comme l’an dernier malgré de gros travaux d’urgence, malgré l’installation  d’une torchère supplémentaire, malgré une grosse sécheresse hivernale qui permet de limiter la méthanisation et malgré l’arrêt des apports de putrescibles depuis le 01/01/2019. Malheureusement la situation s’éternisant, de plus en plus de riverains présentent des problèmes de santé probablement liés au biogaz de décharge qu’ils sont contraints de respirer souvent la nuit (constat d’huissiers et certificats médicaux à l’appuis).

Carte des signalements en avril 2019.

carte des réclamations.JPG

Malheureusement, une fois de plus nous sommes déboutés par le tribunal administratif de Marseille, cette procédure d’urgence ne semble pas la bonne mais les autres procédures sont trop longues. Face à un enjeux de santé publique il semble que la France n’a pas de procédure pour agir dans l’urgence, c’est un comble.

ordonnance du 12/06/19 (rejet), v.anonymisée

Pour résumer, les nuisances olfactives sont reconnues comme telles jusqu’à la date de l’audience et ce malgré un mois de blocage au conseil d’Etat, car même en mai  et jusqu’à l’audience la situation a perduré et perdure encore d’ailleurs.

Ci-dessous le communiqué de presse du comité de défense des hauts de Badones-Montimas qui résume la situation:

Communiqué de presse au sujet des nuisances de la décharge de Béziers,
après la décision du juge des référés-liberté du Tribunal administratif de Marseille rendue le 12 juin 2019 (document joint).

21 mois après les premiers signalements d’odeurs anormales émanant de la décharge de Saint-Jean de Libron à Béziers, le problème n’est toujours pas réglé et une aggravation en termes d’impact sur la santé des riverains est constatée.

Malheureusement, ni les plaintes récentes des riverains (370 signalements d’odeurs recueillis en avril, mai et jusqu’au 10 juin 2019), ni les deux mises en demeure adressées (en janvier et mai 2019) par le préfet à l’Agglo, exploitant le site, pour la réalisation de travaux et la suspension des apports de matières fermentescibles n’ont eu d’impact déterminant.

C’est pourquoi, le Comité de Défense des Hauts de Badones – Montimas, association de quartier, et plusieurs riverains ont saisi à nouveau le juge des référés-liberté du tribunal administratif pour demander :
– la fermeture du casier n°4 en cours d’exploitation (car il contient une quantité considérable de matières dont la fermentation est la source des odeurs),
– la réalisation de travaux pour faire cesser les émissions d’odeurs et de gaz (puisque les travaux déjà réalisés n’ont pas été suffisants),
– l’interdiction de tout apport de matière susceptible de fermenter,
– et l’arrêt des apports tant que n’aurait pas été réalisé un nouveau casier remplissant toutes les conditions adaptées dans le respect des dispositions réglementaires en vigueur.

Etaient invoquées des atteintes graves et manifestement illégales au droit de chacun de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, au droit à la santé, au droit à la protection de l’environnement, au droit à l’information en matière d’environnement, au droit de propriété et de jouissance paisible de sa propriété et à la liberté d’entreprendre.

Au cours de la procédure, dans laquelle le préfet s’est abstenu d’intervenir, l’Agglo a continué à contester la réalité des nuisances et à minimiser leur impact, allant jusqu’à affirmer qu’il n’y avait plus d’odeurs importantes depuis le 10 mai et à mettre en doute les réclamations et même les certificats médicaux produits.

Tout en reconnaissant que « la réalité des nuisances alléguées est, à la date de la présente ordonnance, établie par les réclamations formulées auprès de l’autorité préfectorale, ainsi que par plusieurs certificats médicaux pouvant être regardés comme attestant des conséquences néfastes sur la santé des personnes résidant à proximité de l’installation classée », le juge des référés-liberté juge :
– que « le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé » et la protection de la santé publique, pourtant garantis par la Constitution, ne relèvent pas de sa compétence,
– que les demandes présentées n’ont pas pour objet de faire cesser une atteinte au droit à l’information en matière d’environnement,
– que les atteintes au droit de propriété et à la liberté d’entreprendre, « pour regrettables qu’elles soient », ne sont pas suffisamment graves ou irréversibles.

En conséquence, le juge rejette les demandes de l’association de quartier et des riverains qui se sont joints à elle.

Ce faisant, le juge a omis de se prononcer au regard du droit à la santé protégé par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et au regard du droit à la protection de l’environnement.

A travers cette décision apparaît un problème de droit important : alors que le droit à la santé est reconnu comme étant un droit à valeur constitutionnelle, il n’est pas possible de le faire valoir devant le juge administratif de l’urgence.
Cela prive les citoyens du droit fondamental à un recours effectif dans des situations comme celle vécue par la population soumise aux émanations olfactives et gazeuses de la décharge de Béziers.

Le Comité de Défense des Hauts de Badones – Montimas et les riverains concernés réfléchissent donc à la possibilité de faire appel de cette décision devant le Conseil d’Etat, juge administratif suprême, et continueront à agir pour que leur droit de vivre dans un environnement dépourvu des nuisances de la décharge soit rendu effectif.

Défense de l’agglo au tribunal:

Pour sa défense l’agglo a produit au tribunal des documents qui posent question une fois de plus sur l’honnêteté de l’agglo. Effectivement nous savons déjà que l’agglo à payé avec notre argent (argent public) une étude d’impact mensongère pour la demande de modernisation et de prolongation de sa décharge.  A nouveau deux documents posent question:

  • Suivi de l’exposition à H2S des riverains de l’ISDND de St-Jean-de-Libron réalisé par une entreprise privée:(nous ne sommes pas sûr de pouvoir divulguer ces documents, nous nous contenterons donc d’extraits).

Pour commencer 2 capteurs ont été placé chez des riverains du 07/02/2019 a fin avril, et un capteur chez le gardien depuis le 20/12/2019 et nous ne connaissons pas la date de retrait de celui ci.

1/ Ce qui est curieux c’est que l’étude présentée au juge ne porte que sur 1 mois du 7 février au 8 mars, c’est dommage nous aurions été curieux d’avoir les résultats d’avril compte tenue qu’avril a été particulièrement difficilement respirable.

2/ L’auteur de l’étude se base sur une girouette sans prendre en compte la vitesse du vent. Il ne prend en compte les données que si le capteur est sous le vent du site, les autres données sont ignorées.

vent du site.JPG

En soit, nous comprenons l’idée sauf que sur le terrain nous savons que même avec un  vent marin donc un vent contraire à seulement 5Km/h nous prenons les biogaz bien plus fort que si nous sommes sous un vent du site à 60 km/h  qui disperse plus les gaz.

Le graphique ci dessous le démontre parfaitement.

graphique.JPG Dans ce cas, nous voyons bien que les concentrations en H2S sont plus importante quant le vent ne provient pas du site. Il manque la donnée importante de la vitesse du vent qui dans ce cas fausse toute l’étude. Car sans vent les odeurs sont très présentes même si la girouette s’est arrêtée sur un vent contraire.

3/ L’auteur ne parle que de moyenne et évite de parler de pic de H2S qui peuvent être pourtant très problématiques.

mesure tableau.JPG

Par exemple  les 409 ppb  vont totalement disparaître dans la conclusion car cette mesure a été obtenue lorsque le capteur n’était pas sous le vent du site.  Le pic à 66 ppb lorsque le capteur est sous le vent du site va lui être dilué dans une moyenne.

conclusion.JPG

Ci-dessus la conclusion de l’auteur. Si on interprète les résultats différemment, la conclusion pourrait être: Compte tenus de 21 mois d’exposition au biogaz, les pic de H2S encore présent  sur la période mesurée restent préoccupant  pour la santé de Mr X et ses proches.

Nous voyons bien que l’étude remise au juge est biaisée car elle n’est pas complète, il manque plus d’un mois de données. Bien que cette étude soit financée par de l’argent public donc un peu de notre argent,  l’auteur semble répondre au besoin du donneur d’ordre qui est l’agglo.

 

La volonté de manipulation de l’agglo est encore plus évidente dans le second document:

  • Un compte rendu de visite d’une entreprise privé qui pratique l’enfouissement des déchets.

Il s’agit là d’un partage d’expérience entre l’agglo et une entreprise privé plus expérimentée dans le domaine de l’enfouissement des déchets:

cr de visite

photos recouvrements.JPG

Pour commencer l’auteur reconnait bien une odeur de biogaz sur site.

Par contre les photos de ce jour sont hallucinantes, car nous n’avons jamais vue le casier recouvert comme cela, cela s’en approche quand des journalistes viennent mais sinon c’est plutôt comme la photo ci dessous:

DSC_0019.JPG
Photo du 29/05/2019 au soir, après deux arrêté de mise en demeure le recouvrement n’est pas réalisé.

conclusion bioagaz 2.JPG

Cette conclusion est une vaste blague: « aucun flanc de déchets est laissé découvert » ce jour là peut être mais la réalité c’est comme la photo ci dessous:

DSC_0021.JPG
photo du 10/06/2019

biogaz mensonge

Nous apprenons que le H2S contenu dans le biogaz peut atteindre les 6000 ppm, cette information est affolante quand on sait qu’ a une telle concentration  il est mortel très rapidement.

risque du H2S.JPG

Mais le summum  de la manipulation est dans cette dernière conclusion (du paragraphe ci dessus): L’augmentation des H2S proviendrait d’un manque de matière organique dans les centres de stockages et l’auteur rajoute que les déchets proviennent majoritairement de VALORBI par conséquent une grosse partie de la matière organique à été retirée. Sauf que là nous voyons bien que le responsable des déchets à l’agglo n’a absolument pas informé son intervenant que l’agglo enfouit l’intégralité des déchets organiques depuis 2014 (selon le rapport de la chambre régionale des comptes) et en  partie non stabilisés car l’agglo n’a pas l’infrastructure pour  stabiliser l’ensemble des déchets putrescibles (il manquerait 6 tunnels de stabilisation). Le casier n°4 croule donc  sous les déchets organiques et l’intervenant extérieur n’en n’est pas informé. Comment avoir de bons conseils dans de telles conditions ?

L’agglo mentirait elle, de peur peur d’être conseillée de fermer le casier n°4 ?

L’agglo à un comportement de « voyou » et ne semble toujours pas prendre conscience des risques qu’elle fait prendre à la population, que fait le préfet depuis 21 mois pour nous protéger de ces dangereux manipulateurs ?

Au tribunal nous demandions la fermeture du casier n°4, il nous semble que cette mesure est tout a fait justifiée.

 

piéce n° 89 Pourquoi, il faut fermer le casier n°4

 

Autre cas similaire pris plus au sérieux par les autorités:

rapport des antilles

Voir le rapport 

Dans ce rapport nous voyons les problèmes causé par l’échouages des algues sargasses sur les plages et les effets néfastes sur la  population local et notamment les problèmes de H2S. Là bas, le problème est pris au sérieux et les algues sont évacuées des zones habitées. Nous, ils (agglo et préfet) font le contraire ils amènent non pas les algues mais des déchets putrescibles au milieu des habitations. Chercher l’erreur !!!!!

Nous nous retrouvons dans la même situations qu’aux Antilles, non pas par des phénomènes naturel comme des algues emportées par les vagues, mais uniquement par la bêtise Humaine. Grace aux manipulations de l’exploitant (l’agglomération Béziers Méditerranée) et au laxisme des services de l’Etat (DREAL et préfet).

A noter que dans ce rapport sur les algues aux Antilles nous découvrons que l’auteur utilise d’autres VTR (Valeur Toxicologique de Référence) que dans l’Etude présentée au tribunal pour la décharge de St Jean de Libron. Voir ci dessous

VTR autre organisme2.JPG
extrait du rapport sur les émanations provoquée par les gaz aux Antilles

 

source seuil
Extrait du rapport pour les émanations de H2S de la décharge de St Jean de Libron sur les riverains

Donc pour les Antilles les VTR de US EPA et OEHHA sont de 1,43 ppb (études sur des rats) ou 7,14 ppb (études sur des souris) pour une exposition chronique  et pour nous, par ATSDR une VTR en exposition subchronique de 14 à 365 jours de 20 ppb alors que nous en sommes à 21 mois bientôt deux ans d’exposition. Donc normalement nous rentrons dans une exposition chronique avec les même VTR qu’aux Antilles.

Dans notre cas, nous voyons bien que tout est fait pour minimiser les résultats et laisser croire qu’il n’y a pas de danger pour la santé  alors que même le tribunal reconnait les problèmes de santé des riverains de la décharge.  Le comportement de l’agglo est de plus en plus immorale.

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Que de bizarrerie avec l’agglo et cette décharge…

1/ Une évolution de la décharge contraire aux promesses de Mr Couderc :

 

 

  • 21 ans plus tard (arrêté préfectoral d’autorisation d’exploitation de la décharge de St Jean de Libron du 9/02/2018) le pressentiment des riverains est devenu réalité.  arettéprfectoral 02 2018 dechet ouest Hérault

2/ Comparaison troublante d’une monstrueuse décharge en Inde avec celle de Béziers:

Voici  un article récent, d’une monstrueuse décharge en Inde. On ne se sent pas concerné car c’est loin… dans un pays  pauvre… et pourtant que de similitudes avec la décharge de St-Jean-de-Libron.

https://m.huffingtonpost.fr/amp/entry/cette-decharge-en-inde-est-plus-haute-que-larc-de-triomphe_fr_5cf694e1e4b0e8085e4157a6/

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extrait de l’article de la décharge en Inde

En France à la décharge  de St-Jean-de-Libron, il y a aussi des rapaces qui témoignent de la présence des rats mais aussi des cigognes,  des mouettes et autres volatiles qui prouvent la présence de déchets organiques en grandes quantités.

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DSC_0021.JPGDSC_0010.JPGDSC_0023zoom.jpg

lixiviat
autre extrait de l’article de la décharge en Inde

« Des feux, nourris par le méthanes qui s’échappe de décharge, se déclarent« . A la décharge de St-Jean-de-Libron des feux se sont également déclarés nécessitant de gros moyen pour les éteindre.

photo incendie décharge.JPG
juin 2012
dossier enquête publique riverain.JPG
Extrait du dossier d’un riverain remis au commissaire enquêteur  lors de la dernière enquête publique.

« Du lixiviat, un liquide noir toxique, suinte de la colline et s’écoule dans un canal », à la décharge de St-Jean-de-Libron il y a aussi un liquide noir qui sort des déchets  et s’écoule dans un petit ruisseau qui se jette dans dans le cours d’eau le Libron.

 

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le 25 novembre 2018
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le 2 décembre 2018
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le 14 décembre 2018

 » Cette odeur empoisonné fait de nos vie un enfer. Les gens tombent malades tout le temps ». C’est la même chose pour les riverains de la décharge de St-Jean-de-Libron, leurs vies est devenu un enfer et ce particulièrement depuis avril 2018. Depuis  de nombreux riverains tombent malades et n’arrivent plus à guérir même de simples pathologies comme une bronchite… Le soufre contenu dans l’air semble empêcher la guérison et agresse les organismes. De nombreux certificats médicaux attestent de problèmes de santé pouvant être lié aux émanations de la décharge.

personne sur decharge en inde.JPG
ci dessus la photo de l’article parlant de la décharge en Inde avec une personne récupérant des déchets ayant encore encore un peu de valeur et si dessous le même chose mais en France à la décharge de St Jean de Libron à Béziers.
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Cette photo à été prise le 29 mai 2019 vers 18h30 alors que d’après l’arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter et 2 mises en demeures, les déchets devraient être recouvert tout les jours afin de limiter les envols de déchets et les odeurs. Mais le recouvrement étant rarement effectué une population pauvre à pris l’habitude de venir ramasser les ordures ayant encore un peu de valeur.

Alors oui, ce qui se passe à l’étranger est scandaleux, mais il se passe  quasi la même chose en France et cela se passe dans l’indifférence totale. Et pourtant ces installations sont soit disant contrôlées par l’ETAT. C’est une blague… l’Etat donne une autorisation d’exploiter sur la foie d’une étude d’impact grossièrement mensongère et payée par la collectivité donc nous… Que de pratiques honteuses de la part de l’Agglomération Béziers Méditerranée et de l’ETAT qui a exagérément tardé à réagir. Nous sommes à 21 mois de gazage des riverains et  du non respect des arrêtés préfectoraux et la situation perdure….

 

3/ Propagande de l’agglo avec son journal « Aqui ! »:

Aqui!  n°10 mars 2017  (« VALORBI exemplaire » alors qu’il n’a jamais fonctionné)

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Aqui! n° 27 octobre 2018

Aqui! n° 31, février 2019

aqui01022019montimaslepointsurlestravaux

parole de l'agglo

 

Pour les riverains de la décharge de St Jean de Libron qui sont contraint de respirer des biogaz de décharge depuis 21 mois , tout ces articles raisonnent comme une grande marque de mépris…

 

 

 

Les interviews de Mr Lacas exaspèrent les riverains de la décharge.

Suite à l’article publié dans midi libre

Comme vu dans le blog précédent, l’article du 21 mai 2019 de midi libre avait provoqué beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux, compte tenue des mensonges concernant l’urbanisation   et  de l’annonce d’un  projet de production d’hydrogène au milieu des habitations. Un projet de dernière minute sorti de on ne sait où… sans doute pour en mettre plein la vue face à la caméra.

Suite à cela le collectif a envoyé un mail a tous les vices présidents  de l’agglo Béziers Méditerranée afin de leur exposer la situation.  Car il nous parait invraisemblable que tous ces décideurs aient consciences de toute les erreurs et manipulations mise en oeuvre  par  l’agglo qui aujourd’hui conduisent à  cette situation sanitaire dangereuse.

mail aux vices présidents

Piéces jointes du mail:

Doc 1 Résumer des anomalies décisionnelles de nos décideurs

Doc 2 Valorbi selon l’agglo & selon la cour régionale des comptes

 

valorbi d'aprés l'agglo.JPG

Valorbi d'aprés la chambre régionale des comptes.JPG

Doc 4 Effet des biogaz sur la santé

 

A présent france 3 national diffuse son reportage

france 3 national
Voir le reportage

Dans ce reportage les paroles de Mr Lacas nous exaspèrent:

parole de Lacas dans france 3.JPG

Et pourtant son prédécesseur Mr Couderc en 1997  se voulait très rassurant lors  du projet de CET (Centre d’Enfouissement Technique).

couderc.JPG

lettre Couderc 28/05/1997 

 

Nous comprenons finalement, que fasse à l’utilité publique de cette décharge, Mr Lacas et son prédécesseur Mr Couderc  peuvent faire absolument n’importe quoi, l’Etat cautionnera toute les dérives. Ensemble, ils malmènent les Biterrois, l’Etat par son inaction et l’agglo:

  •  en dépensant des millions (+ de 10 millions) d’euros d’argent publique dans un projet VALORBI qui ne fonctionne pas et pour lequel il n’y a  aucun recourt  possible en cas de problème car le contrat à été réalisé sans obligation de résultats. Les élus avaient été avertis par des associations de l’environnement et par l’ADEME des problèmes rencontrés avec le système de  tri mécano biologique, mais ils ont persévéré dans leurs bêtises.
  • En ne sanctionnant pas le délai de retard pour la mise en route de VALORBI.
  • en remettant aux autorités une étude d’impact à l’évidence manipulée et payée avec de l’argent public lors de la demande de prolongation de l’ISDND.
  • En faisant l’inverse des préconisations du commissaire enquêteur lors de l’enquête publique pour la prolongation de l’ISDND.
  • en enfouissant illégalement depuis 4 ans des déchets  et notamment des déchets en état de fermentation dans un ISDND. (Cela est très très dangereux car un ISDND n’est pas un méthaniseur, par conséquent il y aura forcément des fuites de biogaz car c’est bien là le point faible de l’ISDND). Cela accompagné d’un manque d’entretien  du réseau de biogaz qui fuit. Tout cela cumulé pourrait très bien s’apparenter à de la mise en danger de la vie d’autrui avec préméditation si  l’oubli du quartier de Montimas exposé au vent dominant dans l’étude d’impact est volontaire.
  • en mentant pour  laisser croire que les habitations ont été construites après la création de la décharge et ainsi reporter la responsabilité sur les riverains.
  • En fermant volontairement une unité de valorisation plus performante que VALORBI (le SITOM du littoral) au profit de VALORBI.
  • En acceptant encore plus de déchets même extérieur à l’agglo (ex: l’agglomération du grand Orb) malgré les gros dysfonctionnement de VALORBI.
  • En continuant de prétendre en décembre 2018 que VALORBI est précurseur et a toute sa place dans le nouveau plan régional de prévention de la gestion des déchets non dangereux.
  • En niant l’évidence sur les risques pour la santé. Au tribunal administratif de Marseille le 02/01/2019 l’agglo reconnait d’importantes fuites de biogaz mais à présent Mr Lacas nie que les biogaz sont nocifs pour la santé, alors qu’une vingtaine de riverains sont désormais ou ont eu pour certain temporairement  des troubles médicaux spécifiques.
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Que cela déplaise à Mr Lacas mais la situation de la décharge St Jean de Libron en avril 2018 qui rendait l’air irrespirable  est quasi  comparable aux décharges du tiers monde et cela à laissé des séquelles sur la santé des riverains. Les odeurs  étaient régulièrement ressenties jusqu’à 5 km.

https://www.nouvelobs.com/planete/20190604.OBS13896/cette-decharge-indienne-depassera-le-taj-mahal-en-2020.amp

  • En prenant des décisions qui vont à l’encontre des directives Européennes comme enfouir de plus en plus de déchets putrescibles et ainsi fortement augmenter la production de biogaz à l’air libre, cela est très mauvais pour l’environnement et pour la santé humaine.

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prescription euopéennes.JPG

Dans ce paragraphe des directives européennes du 30/05/18 nous voyons bien que la fraction organique faute d’être valorisée, doit être a minima  stabilisée avant enfouissement pour réduire autant que possible les effets néfastes sur l’environnement mais surtout sur la santé humaine. Malheureusement l’agglo qui sans aucun avis  extérieurs s’était imaginée faire du compost avec les déchets organiques triés par leur super tri mécano biologique (TMB) à 10 millions d’euros (VALORBI) se retrouve dans l’échec total. Démuni face à la situation l’agglo décide d’enfouir  les déchets organiques non stabilisés, car en plus de leur incapacité à produire du compost, l’agglo est incapable de stabiliser la matière organique par manque d’infrastructure. L’agglo à pris des parts de marché supplémentaire (à accepté encore plus de déchets) sans  rien avoir anticipé ni à VALORBI ni à l’ISDND.

Résultat, la décharge de St-Jean-de-Libron ouverte depuis plus de 40 ans  est devenue ces deux dernières années, un monstre à biogaz qui intoxique les riverains. Pourtant l’Europe préconise  depuis de nombreuse années le tri à la source afin de limiter  l’enfouissement de déchets organiques en décharges qui pose problème avec les biogaz (qualité de l’air, effet de serre)  mais aussi avec les lixiviats (pollution des eaux). Pas plus tard que le 29 mai 2019 le décret N°2019-527 est publié et démontre la volonté de l’Europe de faire cesser l’activité de biogaz en décharge en stoppant au plus tard le 30/12/20 les dispositifs de soutien par complément de rémunération au tarif d’achat de l’électricité produit à partir du biogaz de décharge.

L’Europe prend très au sérieux ces problèmes de déchets organiques, a l’évidence pas l’Etat Français qui ferme les yeux depuis 5 ans sur les mauvaises pratiques de l’agglomération Béziers Méditerrané. Même le tribunal administratif a cautionné l’enfouissement de tous les déchets sans tri préalable en 2014 lors des travaux de VALORBI, ce qui est totalement à l’encontre des directives Européennes.

Mr Lacas sous entend dans son interviews que malgré  toute son ingérence dans ce dossier, il est normal de sacrifier un quartier  autre que le sien bien entendu pour le bien de l’utilité publique. C’est abject.

Pour la décharge, l’agglo va nous  dire, vous comprenez, c’est impossible d’ouvrir une nouvelle décharge dans un lieu plus isolé car personne n’en veut.  Alors l’agglo fait grossir celle qui existe et multiplie la production de biogaz au beau milieu d’un quartier de Béziers.

Mais  l’argument de dire qu’il est impossible d’ouvrir une nouvelle décharge ne tient pas, car à moins de 8 km toujours dans la communauté d’agglomération de Béziers, à Montblanc, le préfet à autorisé une nouvelle méga décharge. Qu’est  ce que cela veut dire, le préfet autorise qu’une vielle décharge de plus de 40 ans devienne un monstre à gaz et en même temps à moins de 8 km il autorise une autre méga décharge ????  Le quartier de Montimas se situe entre les deux ….???????

A noter que  dans cette histoire  l’IDSND de Vendres à proximité du village de Mr Lacas, elle va fermer en 2021. Pour celle là il n’y aura pas besoin de  manipuler d’étude d’impact!!!

 

Les biogaz et leur effet sur les riverains.

D’après Mr Lacas, il n’y a pas de danger. Pourtant de très nombreuses personnes se plaignent :

  • de maux de tête
  • d’irritation oculaire
  • d’irritation des voies respiratoires (gorge, nez, bronches)
  • de vomissement en présences des gaz
  • de problèmes de peaux

Une dizaine de personnes ont des certificats médicaux qui attestent que leurs troubles peuvent être en liens avec une pollution atmosphérique.

D’autres riverains ont également des troubles médicaux mais la majorité n’ont pas obtenu de certificats médicaux, les médecins étant très retissant à ce genre  d’acte même avec des  spécialistes ou pourtant les résultats médicaux démontrent qu’il y a un problème.

Notre ressentie est que face aux énormes quantité de biogaz que nous avons été contraints de  respirer, des riverains se sont hypersensibilité à des composés du biogaz. Le soufre est particulièrement pointé du doigt.

3 exemples de personnes touchées par les gaz: Mr Jeaneb retraité, Mme Chanxau retraitée et Mme Delba trentenaire et jeune maman.

1) Mr Jeaneb, retraité

3 constats d’huissiers à son domicile:

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Une dizaine de certificats médicaux et notamment de spécialistes

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CM JP Bronches.JPG

2 ) Mme Chanxau, retraité

1 constat d’huissier

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4 certificats médicaux et notamment de spécialistes

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3) Mme Delba, trentenaire, jeune maman.

1 constat d’huissier

constat del.JPG

1 certificat médical et une visite chez un spécialiste mais refus de certificat malgré des résultats troublant. A noter que de nombreux riverains de la décharges sont confronté à des médecins peu réceptif à nos problèmes et refuse de s’engager avec un certificat.

CM del.JPG Suite à un mail d’alerte envoyé le 30 mars 2019 à tout les responsables de la décharge:

message del 30032019.JPG

Mme Delba annonce à nouveau par mail le 25 mai 2019 ses résultats d’examens

mail del resultat examen.JPG

 

Le point commun de tout ces riverains s’est que leur état de santé s’améliore lors de vacances et se dégradent a nouveau dès leur retour à leur domicile. Les médecins préconisent le déménagement, vous trouvez cela normal alors que cette décharge n’a pas posé ce genre de problèmes pendant plus de 40 ans ?????? Alors qui sont les responsables???? Sommes nous condamnés à mourir pour les bêtises de nos dirigeants???

 

Face à cela Mr Lacas devrait être beaucoup plus humble et arrêter de laisser croire  que les gaz que l’agglo nous oblige à respirer ne sont pas dangereux pour la santé. En effet tout indique le contraire sauf l’étude très tardive que l’agglo s’est enfin engagée à faire réaliser à partir du 15/04/2019 par Atmo Occitanie et qui n’a pas encore rendu ses conclusions.

 

 

Déchets Biterrois: Y-a-t’il un pilote dans l’avion?

Les médias en parle:

France Bleu Hérault:

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/agglo-beziers-au-secours-monsieur-le-president-1557307873

France 3 région:

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/herault-decharge-montimas-pres-beziers-trouble-toujours-quietude-riverains-1670115.html

Lundi 20/05/19 France 3 national venu pour réaliser un reportage sur le problème des odeurs de la décharge a sollicité une interview avec Mr Lacas.   Cette interview s’est déroulé sur la décharge avec également Midi libre invité pour l’occasion.

L’interview de Mr Lacas dans  Midi libre a immédiatement fait réagir. 

https://www.midilibre.fr/2019/05/21/la-decharge-a-beziers-pourrit-la-vie-des-riverains-quelles-solutions,8211470.php

photo Lacas Midi libre.JPG

lacas urbanisme
Que de mensonges !…, voir les commentaires

Voir les commentaires: commentaires suite interwiews de Mr  Lacas le 20 mai 2019

Si il n’y avait que trois habitations en 1965 selon Mr Lacas, comment expliquer la construction de l’école Suchon en 1931 à Montimas et de cette plaque apposée à l’école en 1933 (ci dessous). Cette école est toujours en activité avec 80 élèves sous le noms de Calandreta Lo Garric.

photo plaque école suchon.jpg
23 Juillet 1933. Les habitants de MONTIMAS en reconnaissance et à la mémoire d’Emile SUCHON Maire promoteur du projet de la construction de cette Ecole.

 

historique décharge  d'aprés l'association.JPG
Extrait de la réponse du comité de décence des Hauts de Badones Montimas suite à l’article de midi libre

CDHBM et collectif DASM 260519, réaction aux propos de M.Lacas (Midi Libre 210519

 

Ce blog n’a rien de politique mais comment faire?  Lorsqu’on se retrouve face à un Etat qui cautionne les infractions (enfouissement illégaux depuis 4 ans, non maîtrise des odeurs de la décharge depuis 2 ans, etc….) et   un président d’agglomération à ce point perdu… multipliant les erreurs, les mensonges et qui minimise les risques. Face aux risques, voir la lettre envoyée à Mr Lacas (ci dessous) d’un médecin retraité du quartier.

Lettre Dr Denis SIMORRE 08/05/19 (copie sans adresse ni signature)

dr Simmore
Extrait de la lettre

Face aux risques on nous répond : il y a Atmo Occitanie qui surveille depuis le 15/04/19 et qui donnera son rapport en septembre 2019 (Hourra!!! les problèmes ont démarré en septembre 2017, 2 ans plus tard nous aurons des résultats…).

Nous sommes ravis que Atmo Occitanie surveille enfin l’air autour de la décharge. Mais sincèrement, ils arrivent tardivement:

  • bien après l’arrêt d’apport de déchets putrescibles mis en place depuis le 01/01/19
  • après de multiples travaux (terrassement pour captage des biogaz, nouvelles torchères, etc….).
  • après une grosse période de sécheresse qui limite la méthanisation contrairement à début 2018 ou il y avait beaucoup plu ce qui avait fortement activé la méthanisation en plein air. Qu’en sera t’il lors du retour de grosses pluies (épisode cévenol) ?

Alors nous ne saurons jamais ce que nous avons  respiré de septembre 2017 à avril 2019, mais une chose est sûre il s’agissait de gaz irritatifs !! et cela continue……

 

Nous continuons d’ interpeller:

Suite à notre entrevue avec notre députée Emmanuelle Ménard le 29/04/2019, cette dernière a à nouveau remis un courrier à Mr le ministre François de Rugy (ministre de l’écologie) accompagné du rapport que nous lui avions remis.

Lettre de Rugy Montimas 9 mai 2019

rapport mme simmore

rapport du 29 avril 2019 remis à notre député

 

Politique des déchets Biterrois, coûteuse et incompréhensible à long terme.

Jusqu’à présent les déchets étaient gérés au niveau départemental, à présent cela se passe au niveau régional. L’agglo a donc été sollicité pour donner son avis pour la mise en place du nouveau plan régional de prévention et de gestion des déchets non dangereux (PRPDNG).

Le 13/12/2018 le conseil communautaire s’est réunis pour délibérer au sujet de ce nouveau plan et le conseil communautaire l’adopte  à l’unanimité.

CABM RAA2018-n°8, délib.315 131218 avis sur PRPGDND (scan)

Mais un avis de l’agglo, nous choque:

plan région Valorbi.JPG

Bien que l’agglo  soit parfaitement au courant des problèmes rencontrés par VALORBI mais également des problème d’odeurs de l ‘ISDND (une manifestation ayant eu lieu le 01/12/18 pour les dénoncer), il semble qu’elle n’avertit absolument pas la région de l’inefficacité de son système. Au contraire elle le vante « notre agglomération, précurseur avec l’unité Valorbi entend contribuer et poursuivre….. ».  Mais c’est scandaleux, c’est une honte qui conduit l’agglo vers une impasse.

plan régional retour au sol.JPG

Le nouveau plan encourage un retour au sol de la matière organique, d’autres communautés d’agglomérations anticipent et mettent en place le tri à la source des putrescibles (comme le SICTOM de Pézénas ou autre).

Voir l’exemple de Rodez:

https://www.centrepresseaveyron.fr/amp/2019/05/20/rodez-le-compostage-des-biodechets-bientot-generalise,8211107.php

Et notre agglo que fait-elle ?

Elle se prépare à dépenser encore des millions d’euros d’argent public dans des tunnels de stabilisation (de compostage) de la matière organique en vue de pouvoir continuer à l’enfouir en décharge, car avec VALORBI, les composts seront toujours de mauvaise qualité. Cela n’améliorera en rien sa capacité à mieux valoriser.

Pour rappel l’agglo à fait fermer le SITOM du Littoral qui valorisait à 50% au profit de VALORBI qui valorise à 3%. Dans ces conditions, vous comprenez que compte tenue des quantités de déchets à enfouir, l’agglo ne peut pas se permettre de fermer la décharge de St-Jean-de-Libron, tout son mauvais système repose sur cette décharge et l’Etat ferme les yeux sur les infractions…

A quelle moment l’agglo se décidera-t’elle à gérer écologiquement les ordures ménagères?

A l’évidence il faudra attendre les prochaines élections ou que l’Etat se réveille enfin et face appliquer la loi.

 

A noter qu’une requête en référé liberté produit par le comité de défense des hauts de Badonnes Montimas est bloqué par le conseil d’Etat depuis 1 mois. Les plus hautes instances de l’Etat seraient elles-également complices de tout cela ? Nous n’osons pas l’imaginer car cela serait anti-constitutionnel, mais ce délais pose question.

TA montpellier 29 avril 2019 anonyme

 

 

 

 

 

 

L’exaspération est à son comble pour les riverains.

  • Tout repose à présent sur Atmo Occitanie:

Nous avons dû prouver grâce au constat d’huissier que nous subissions des odeurs car nous n’étions pas pris au sérieux !

Actuellement nous sommes en train de dénoncer que les biogaz que nous respirons tout les jours sont néfastes pour notre santé. Malheureusement, à l’évidences les examens et certificats médicaux ne suffisent pas…

Tout les responsables (ARS, DREAL, Préfet, Agglo) se tournent à présent vers Atmo Occitanie qui a démarré une campagne de mesures le 15 avril 2019. Pourtant, lors de la demande de prolongation et de modernisation de l’ISDND, le comité de défense des Hauts de Badones-Montimas avait bien demandé la mise en place de mesures par cette organisme, ce qui aurait sans doute tiré le signal d’alarme bien avant et aurait pu évité le gazage des riverains pendant plus de 1 an et demi. Cette demande est restée sans réponse, mais à présent seul leurs résultats semble compter. Le problème est que leurs résultats seront présentés en juin. Cela signifie, que les autorités laissent traîner la situation encore 6 mois de plus. Car pour rappel, le 4/01/19 le collectif obtenait enfin un rendez-vous avec le sous préfet et la DREAL et  lors de cette réunion nous avions clairement demandé la fermeture du casier 4.

Car compte tenue que l’agglo a utilisé ce casier comme le digesteur d’un méthaniseur en y enfouissant massivement de la matière organique broyée par  VALORBI et en décomposition, il est inimaginable de pouvoir laisser ce casier ouvert. Car un méthaniseur est fermé par définition, c’est logique sinon il y a des fuites de biogaz et particulièrement de H2S, car il faut savoir que même dans un vrai méthaniseur les H2S sont traités, là non, ils s’échappent librement dans l’air… 4 mois plus tard, les odeurs sont toujours présentes et le casier 4 toujours ouvert. C’est une mise en danger de la vie d’autrui visiblement assumée par les responsables (  agglo, Préfet, ARS) qui attendent les résultats de Atmo Occitanie. Ils s’imaginent sans doute que les résultats seront bon, mais si l’étude est bien réalisée, elle mettra en évidence de gros problèmes de pollution de l’air car quand vous déclenchez des maux de têtes quasi immédiat en présences des odeurs et que tout vos conduits respiratoires (bouche, nez, bronches) et vos yeux sont irrités c’est qu’il y a forcément  un gros problème dans l’air que nous respirons.

 

 

zoomdechetspuants.jpg
Déchets puant  et fumant sur photo ci dessous en décomposition enfouis dans le casier n°4 toujours pas fermé 

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  • VALORBI, des erreurs qui ont de lourdes conséquences.

Il est bon de rappeler que la chambre régionale des comptes à dévoilé que l’agglo avec son centre de valorisation des déchets tout neuf à 10 millions d’euros (VALORBI) ne valorise que 10%  des déchets au lieu des 40 à 60% initialement prévu et donc en enfouit 90%. Cela est déjà scandaleux mais en analysant de plus près ce rapport on découvre que sur les 10% soit disant valorisé,  il n ‘y en aurait que 2 à 3 % réellement. Effectivement dans le tableau ci dessous nous voyons  que dans le valorisé à été intégré une ligne  « indéterminé ». La chambre régionale des comptes suggèrent que cela peut venir de l’évaporation mais pour nous  l’explication peut être très différente.

 

taux de valorisé.JPG

A plusieurs reprises des riverains ont constaté qu’à l’entrée de L’ISDND des camions n’étaient pas pesés, cela a été signalé à Mr Renau(responsable politique en charge des déchets) mais également à la DREAL. Alors, qui nous dit que « les indéterminés » du tableau ci-dessus  n’ont pas également été enfouis. Cette théorie est très crédible, car nous avons eu le témoignage verbal d’un responsable disant  qu’il y a eu une fois pendant une semaine des erreurs de communication entre VALORBI et l’ISDND et que des camions n’ont pas été pesés. Curieusement s’est la semaine qui correspond à un de nos signalements. Cela est d’autant plus facile lorsqu’un technicien est à la fois responsable de VALORBI et de l’ISDND.

Mais alors il se peut parfaitement que l’agglo enfouisse finalement 97% des déchets traités ou plutôt « triturés » par VALORBI, c’est totalement illégal et pourtant cela fait des années que cela dure. Les services de l’Etat alertés des odeurs et sensés nous protéger et contrôler ces sites (VALORBI et ISDND) semblent totalement dysfonctionner.

Au début des problèmes d’odeurs à l’automne 2017,  nous avons eu l’impression que l’information de la présence d’odeurs était fortement minimisée par les techniciens  qui vraisemblablement ne faisaient  pas remonter l’information aux  responsables politiques.

Nous comprenons mieux pourquoi aujourd’hui:

titre mise en cause des techniciens.JPG

mise en cause des techniciens.JPG

Effectivement le rapport de la chambre régionale des comptes nous apprend que le choix technique de VALORBI  vient principalement de deux techniciens.  Ceci est confirmé par la réponse ci dessous de Mr Couderc  (Président de l’agglo à l’époque) à la chambre régionale des comptes. A noter que Mr Couderc se défausse facilement sur les techniciens soit disant ingénieurs, quand est il réellement de sa part de responsabilité ?

reponseCouderc.JPG

CRC Occitanie, CABM compétence déchets, réponse R.Couderc 271118

Donc le choix du concept de Bioreva viendrait des techniciens,  pas surpenant quand on  apprend que l’un des techniciens a déjà travaillé par le passé avec le directeur de Bioreva (Philippe Pignat) qui à l’époque avait une entreprise s’appelant  Bioventoux.

Ensemble ils ont mis en place en 2003 un projet à l’agglomération de Carpentras.

http://www.villespropres.com/2006-11-14/page.php?menu=1&ssmenu=2

projet carpentras2

Résultat:

fermeture de l'unité carpentras.JPG

Mais bioreva posera également problème à d’autres:

CAANANCY190718 17NC00232-234 Sté BIOREVA (rejet, confirmation condamnation par TA) surligné

Comme au syndicat  intercommunal de traitement des boues du Sud Haute Marne qui avait passé un contrat le 12 mai 2006 pour un marché de conception-réalisation d’une unité de compostage pour le stockage et le traitements des boues d’épurations. Mais ce système fonctionnera mal et bioreva sera condamné à verser la somme de 615000€ au syndicat.

Et pour VALORBI qui fonctionne très mal et conçu par bioreva, l’agglo a t’elle porté plainte?

Et bien non, la chambre régionale des comptes nous expliques pourquoi:

pas d'engagement pour bioreva

Et oui l’agglo n’a imposé aucune obligation de résultat, voila comment notre argent est dilapidé par nos dirigeants dans un projet soit disant novateur et qui au final met nos vies en danger.

Le laxisme de l’agglo ne s’arrête pas là:

retard de livraison valorbi.JPG Même, quant elle peut légalement sanctionner, l’agglo ne le fait pas.

Pourquoi ?

En plus de tout cela , l’égalité de traitement entre les candidats n’a pas été respectée d’après la chambre régionale des comptes (voir ci dessous).

CRC CP.JPG

Que cache toutes ces anomalies ?

Chambre Régionale des Comptes Occitanie, CABM compétence déchets, communiqué de presse 01/03/19

VALORBI est un échec industriel, économique, environnemental qui a de graves conséquences. Car cela conduit à des enfouissements illégaux massifs à la décharge de St-Jean-de-Libron, ce qui provoque des émanations de biogaz qui intoxiquent les riverains depuis 1 an et demi.

Malgré tout cela, les techniciens en partie responsables à nos yeux, sont toujours en  poste pour tenter de solutionner le problème. Cela est insupportable pour les riverains  qui subissent les  gazages, nous n’avons plus aucune confiance en leur compétence.

En conférence de presse Mr Lacas (président de l’agglomération) à laissé entendre que l’erreur est humaine, oui, mais  c’est tout de même une erreur à 10 millions d’euro pour le contribuable qui au final intoxique des citoyens de l’agglo  depuis plus de 1 an et demi, ce n’est pas rien!!!

Il y a fort à parier que si Sérignan (village du Président de la CABM) avait été gazé de la sorte, le problème serait réglé depuis longtemps et que des ordures extérieur à l’agglo n’auraient jamais été acceptées. D’ailleurs curieusement, la décharge entre Sérignan et Vendres n’accepte désormais que de l’inerte et  fermera en 2021….. Visiblement sur le Biterrois, nous ne sommes  pas tous traités de la même manière sur le plan du respect de l’environnement et de la qualité de l’air.

 

 

  • L’exaspération des riverains se ressent en conseil communautaire.

Le 18 avril 2019, une fois de plus des riverains  de la décharge de St Jean de Libron étaient présent au conseil communautaire de l’agglo. Beaucoup de mères de familles étaient présentes pour dénoncer leurs inquiétudes vis à vis de  la santé de leurs familles mais aussi pour faire part des difficultés de travailler dans ces conditions avec de la clientèle.

Excédé un riverain particulièrement impacté par ces biogaz a même pulvérisé du gaz à base de souffre sur les élus, pour tenter  de leur faire comprendre la situation dramatique que nous vivons.

Voir la vidéo france bleu Hérault:

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10157229393232329&id=276742237328

Article midi libre:

https://www.midilibre.fr/2019/04/19/biterrois-les-mauvaises-odeurs-de-montimas-sinvitent-au-conseil-communautaire,8144273.php

 

  • Nouveau rapport d’alerte élaboré par des riveraines soucieuses de la santé de tous les habitants d’un quartier constamment gazés par des biogaz de décharge.

rapport mme simmore

Ce rapport est à destination des ministres concernés par l’intermédiaire de notre député (Emmanuelle Ménard) rencontrée le 29/04/2019.

Il est bon de rappeler que nous sommes exposés à des biogaz de décharge et non des biogaz agricole. Ce biogaz de décharge se crée grâce à de la décomposition la matière organique malheureusement au contact des déchets divers et variés. Par conséquent sa composition est très aléatoire en fonction des déchets présents et peut donc contenir en plus des composés classiques dangereux des biogaz agricoles (H2S…) d’autres éléments chimiques dangereux pour la santé (des solvants… voir inconvénients et danger du biogaz).

1 an et demis que nous sommes exposés à ces biogaz, en plus d’être illégal c’est inacceptable.

 

  • Toujours aucune sanction d’envisagée.

Le non respect de l’arrêté de mise en demeure du 29/01/2019 reste pour le moment sans conséquence pour l’agglo, il lui était demandé de faire cesser les odeurs pour le 06/02/2019.

Tout le mois d’avril les odeurs ont  continuées de pénétrer dans des maisons la nuit et les services de l’Etat traînent à prendre des mesures. Pourtant un nouvel arrêté préfectoral  avait été annoncé en réunion et par communiqué de presse pour avril. Mais à ce jour, le 04 mai 2019 toujours pas de nouvel arrêté préfectoral.

communiqué du préfet.JPG réponse courrier au préfet du 21 03 2019 et communiqué de presse de la préfecture.

La préfecture depuis plus de 18 mois d’odeurs,  n’a réagit à nos plaintes officielles qu’après des manifestations, constat d’huissier, pétitions etc… mais  toujours en prenant tout son temps pour  négocier de nouvelles mesures avec l’agglo. A quoi bon respecter les règles les sanctions sont négociables, en attendant nous sommes toujours gazé et certains  organismes ont atteint leurs limites face à l’exposition chronique au biogaz.

Nous comprenons que la situation est délicate, que faire de cette montagne de déchets mal traitée qui sort de VALORBI ?

Mais pourquoi serions nous sacrifiés pour les graves  erreurs commises par d’autres ?  (de plus ces personnes sont payées par nous, la collectivité).

  • par les mauvais choix effectués par les  techniciens lors du projet VALORBI
  • mais surtout par nos responsables politique qui ont aggravé la situation en démantelant le SITOM du Littoral le 01/01/2018, qui avait pourtant de meilleur rendement de tri (voir ci dessous).
    rendement SITOM
    Compte rendu de CLIS en 2011, cela date un peu mais donne une idée du taux de valorisable au SITOM du Littoral de Vendres avec un tri plutôt manuel (50%) en comparaison à L’UVOM de Béziers avec un tri mécano biologique (20%) aujourd’hui modernisé avec VALORBI et qui fait pourtant moins bien (3% de valorisé réel).

    Cette comparaison démontre l’absurdité des décisions prises par nos responsables politiques à la CABM. Ces derniers choisissent le système le plus onéreux et qui donne de moins bon résultat. Ont ils été mal conseillé ?

  • Malheureusement nos responsables politiques ne sont pas à une absurdité prés et le 01/01/2018, malgré la situation lamentable de VALORBI, ils acceptent des déchets supplémentaires extérieurs à l’agglo, ceux de l’agglomération du Grand Orb. Que dire ???? c’est hallucinant.

Malgré tout cela, c’est nous qui devons subir toute leurs erreurs et celle de l’Etat? Car qu’a fait l’Etat (DREAL et Préfet) pendant toute ces années?

–   L’Etat a autorisé en 2015 l’enfouissement de tous les déchets ménagés sans prétraitement pendant les travaux de VALORBI à l’ISDND de St Jean de Libron.

– L’Etat a validé la demande de modernisation et de prolongation de l’ISDND en février 2018, malgré une étude d’impact complaisante et une enquête publique qui faisait déjà ressortir  des problèmes d’odeurs qui se sont fortement aggravés ces 18 derniers mois.

– La surveillance par l’Etat de VALORBI et de l’ISDND a soit été défaillante soit l’Etat (DREAL et préfet)  a été très complaisant  envers l’agglo.

Alors oui ! ! ! Que faire de cette  montagne de déchets mal traitée ? Cela  pose sans doute de gros problèmes, mais à qui la faute ????  Agglo, préfet, DREAL ???

Nous nous demandons également combien d’années faudra-t’il encore pour que les déchets soit bien valorisés sur le Biterrois ?  Compte tenue que l’Etat ne semble pas sanctionner les mauvais élèves…. Car pour le moment nous entendons parler de tunnels à 2 ou 3 millions d’euro pour stabiliser la matière organique mais pour  sans doute toujours l’enfouir. Ceci ne peut pas être une solution d’avenir. Cela  restera du travail de mauvais élèves mais la DREAL semble le tolérer car la matière organique sera stabilisée, malheureusement tout laisse à penser que les taux de valorisation resteront mauvais…

 

 

Les actions s’enchaînent

Marche pour le climat:

Marche pour le climat le 16 mars 2019 à Béziers, le collectif « droit à un air sain à Montimas » était présent pour dénoncer les fuites de biogaz de la décharge de st Jean de Libron depuis 1 an et demi. Le méthane qui s’y échappe est un gaz à effet de serre 24 fois plus puissant que le CO2. Face à cela l’agglo ne devrait pas trop parler d’écologie  car en réalité son bilan carbone doit être catastrophique.
Le slogan « agglo escroc » fait référence au scandale de VALORBI. Effectivement un rapport de la chambre régionale des comptes nous apprends que l’usine de VALORBI à 10 millions d’euros n’arrive à quasiment rien valoriser et envoie la quasi totalité des déchets en décharge ce qui aujourd’hui intoxique les riverains.

Journée écocitoyenne:

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L’agglomération Béziers méditerranée, non contente de polluer notre air et les eaux, laisse les bords de route de la D28  dans un état lamentable. Jours après  jours des véhicules qui vont à la décharge de St Jean de Libron laissent  s’envoler des détritus qui décorent ainsi notre paysage.

Cette pollution visuelle n’est pourtant pas compliqué à corriger, mais même pour  cela, il n’y a aucune réaction, c’est l’indifférence totale. Autant de la part de  l’agglo que du conseil général pourtant avertit. L’agglo nous apporte la pollution sous toute ses formes au point de mettre en danger notre santé (gaz toxiques). Nous aurions préférés qu’elle pense à nous pour nous  apporter une ligne de bus ou accélérer le raccordement à la fibre ou raccorder l’eau du réseau publique aux familles qui ont à présent des doutes sur la qualité de  l’eau de leur forage.

Ne pouvant compter que sur nous même, nous avons donc organisé une journée écocitoyenne le 23 mars 2019 pour nettoyer les fossés de la D28.

Un travail de titan.

Petit clin d’œil à notre président d’agglomération  et maire de Sérignan (Mr Lacas).   Nous retrouvons dans nos fossés des ordures de Sérignan.

 

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Une fois les remorques pleines, direction les bureaux de l’agglo.
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L’envie était très forte de faire « un retour à l’envoyeur » et de tout décharger devant leurs bureaux, mais nous sommes plus respectueux qu’eux et nous prenons donc la direction de la déchetterie.

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Les ministres sont alertés:

 

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Visite du Ministre de l’écologie (François de Rugy) à Loupian le 25 mars 2019 , une délégation de notre collectif en profite pour  remettre un dossier de 200 pages à son assistant… Plus personne ne pourra dire qu’il ne savait pas !…

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Les ministres sont alertés par le collectif, mais également par d’autres, en cas de dégâts  irrémédiables sur la santé des riverains ou autres ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.

réponse ministère de l’intérieur 15/02/2019

réponse ministre de la santé 06/02/2019

Courrier de l ‘OMESC à François de Rugy (ministre de l’écologie)

courrier député à Christophe Castaner, De Rugy et préfet 1 courrier député à Christophe Castaner, de Rugy et préfet 2

Réunion en sous préfecture le 26 mars 2019

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https://www.midilibre.fr/2019/03/28/beziers-confrontes-aux-mauvaises-odeurs-de-montimas-les-riverains-sont-toujours-en-colere,8095959.php

Pour résumer, du beau monde autour de la table, une présentation de la situation par les techniciens de l’agglo qui nous laissent penser que la situation s’améliore, malheureusement ils tiennent ce genre de discours depuis 10 ans et cela n’a cessé d’empirer. Donc nous restons prudent.

Suite aux études sur les odeurs nous apprenons que les odeurs ont été perçues  jusqu’à 7 km du site, face à cette révélation nous faisons remarquer que la population riveraine après  1 ans et demi de gazage est devenue très sensible aux biogaz et qu’elle est à présent potentiellement exposée au biogaz de deux méga décharges avec celle de Montblanc situé à peine à 8 km.

Suite à ces nombreux échanges entre tous, nous avons l’impression que le préfet va prendre un nouvel arrêté à minima dans les 15 jours, 1 mois. Nous l’attendons avec impatience….

 

Colère suite au témoignage d’une jeune maman:

Voici le témoignage qu’elle a envoyé par mail  aux responsables de l’agglo le 30 mars 2019, en sous préfecture et aux médias:

« Avant hier soir et nuit, hier soir et nuit, des odeurs insupportables on à nouveau envahit ma maison.

Hier soir, c’est la larme à l’œil que j’ai endormi mon bébé dans sa jolie chambre, avec l’odeur qui avait inondé sa chambre.

Cette achat de maison était le projet d’une vie, nous avons et travaillons Encore dur pour nous l’offrir. Nous voulions un bel endroit pour créer notre famille, recevoir nos amis … tout est gâché à présent.

Mercredi 27 mars, je me suis rendu à la clinique causse pour faire des examens par rapport à mes irritations nasales (de plus en plus insupportable, elle m’empêche de respirer correctement) L’intérieur de ma cloison nasale est en effet abîmé, je suis sous traitement anti inflammatoire durant un mois… le prochain Rdv prevu dans 3 semaines permettra de savoir si ce souci de santé vient d’une allergie à quelque chose ou Bien de l’environnement dans lequel je vis.

Jusque là je ne voulais pas y croire mais à ce jour je suis certaine que cela est en lien.

Je suis aussi sous traitement anti migraine et enchaine les prises de cachets ces deux derniers jours. J’ai la tête comme dans un étau…

Si les résultats des examens sont confirmé alors nous vendrons la maison, avec une énorme perte financière Bien sur.

À cause de cela nous ne pourrons plus jamais avoir une si jolie maison.

Mais vous comprendrez bien qu’à 30 ans et Avec un nouveau-né nous ne pouvons pas continuer à nous empoissonner comme tel.

Je suis dégoûtée, écœurée par ce qu’il se passe… L’achat de cette jolie maison tourne au cauchemar sachez le. »

Durant cette même période, de nombreux signalements d’odeurs et témoignages parviennent au collectif. A l’évidence les odeurs nocturnes de biogaz sont à nouveau très fortes  comme il y a quelques mois et ce  malgré l’arrêt des apports de putrescible depuis le 01 janvier 2019 et les travaux d’urgence de décembre à début février. Les gaz pénètrent fortement dans les maisons, la colère gronde surtout que les examens médicaux de riverains pointe du doigt  la présence d’un contaminant dans l’air, la situation devient critique. Les médecins conseillent  de déménager si la situation ne s’améliore pas.

D’autres signalements sont envoyés aux responsables, mais aucune réponse.

Dans la colère un mail est envoyé en sous préfecture à destination de Mr le sous  préfet:

mail sous préfet 31 03 2019

 

Conclusion:  10 ans sont passés et la gestion des déchets n’a cesser d’empirer dans le Biterrois, malgré de lourd investissements (plus de 10 millions d’euros pour VALORBI). VALORBI fonctionne très mal et pourtant,  nos élus décident de fermer un centre de valorisation des ordures qui donnait  de meilleurs résultats, celui du  SITOM du littoral. Pire  ils décident de traiter des déchets supplémentaires extérieur à l’agglomération Béziers Méditerranée  ceux de l’agglomération du Grand Orb ainsi qu’un peu du SICTOM de Pézenas Agde. Résultat l’agglo trifouille plus de 60 000 tonnes d’ordures à VALORBI pour en enfouir en toute illégalité 90% à la décharge de St Jean de Libron. DREAL et Préfet ferment à l’évidence les yeux sur ces pratiques, malgré les appels au secours des riverains qui sont intoxiqués par les gaz émis par la décharge. Il faudra attendre le rapport assassin d’un autre service de l’état, la chambre régional des comptes, pour prendre conscience de l’ampleur des dysfonctionnements de l’agglo mais aussi des services de l’Etat sensé contrôler et protéger les populations.

Quant le cauchemar s’arrêtera t’il pour les riverains ? Nul ne peu répondre . Allons nous être obligé de déménager ?

 

En plus de son incompétence dans la gestion des déchets, l’agglo ne s’est-elle pas engagée sur la voie de l’escroquerie ?

A l’origine, VALORBI est  conçue pour valoriser entre 40 à 60% voir même 70% (selon les sources) des déchets qu’elle reçoit, notamment en compost ou en CSR (Combustible Solide de Récupération) qui servent de combustibles pour les cimenteries par exemple.   Mais, un rapport de la chambre régionale des comptes nous apprend que VALORBI n’arrive pas à faire de compost normé, ni de CSR et envoie finalement en décharge 90 % de refus.

cours régionale des comptes
extrait du rapport de la chambre régionale des comptes

CRC Occitanie, CABM compétence déchets, cp010319

1/ Nous sommes donc face à une escroquerie morale vis à vis des Biterrois.

Car l’agglo  communique sur VALORBI   en  donnant l’ impression  que celle-ci est une usine moderne et performante.

Exemple:

herault tribune 07 12 2018

https://www.herault-tribune.com/articles/198517/agglo-beziers-des-e%CC%81tudiants-en-gestion-urbaine-en-visite-a%CC%80-valorbi/

Midi libre 17 02 2017.JPG
article dans midi libre le 17/02/17

 

2/ Escroquerie vis à vis de partenaires ou de clients à qui l’agglo vend un service de tri des ordures  modernes et respectueux de l’environnement ?

L’agglo vend ses services à la communauté d’agglomération du grand Orb depuis le 01/01/2018 jusque 2020.  Sur son site internet, cette dernière explique les avantages financiers et écologiques de cette nouvelle organisation (voir ci dessous).

https://www.grandorb.fr/Actualites/Developpement-durable/Vers-une-optimisation-du-traitement-des-dechets/5/1554.html

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Article sur le site de l’agglo du grand Orb, qui se félicite de réduire les coûts environnementaux et financiers, moins d’enfouissement grâce à la fabrication de compost et à l’incinération , car à l’origine VALORBI devait valoriser les déchets en  CSR et donc être incinérés. Tout cela est faux !! Nous savons  à présent que VALORBI est incapable de faire ni du compost au normes ni des CSR. Elle ne valorise que 10% des déchets contre 40 à 60% initialement prévu.   L’inefficacité de VALORBI se répercute sur la décharge de st-Jean-de-Libron qui reçoit au final  90% des ordures.

L’agglo ne s’arrête pas en si bon chemin et fait la même chose avec le SICTOM de Pézenas-Agde avec lequel elle a passé un accord pour traiter à VALORBI jusqu’à 11000 T de ses déchets. La supercherie continue….

 

3/ Escroquerie vis à vis de l’environnement ?

Car 90% des déchets sont non valorisés et  finissent à la décharge de St-Jean-de-Libron et polluent les eaux souterraines, les eaux de surfaces et l’air, car depuis 1 an et demi la décharge laisse s’échapper des biogaz dans l’atmosphère. La décharge pue jusqu’à 5 km à la ronde (Boujan, Béziers Est et Villeneuve les Béziers sont touchés), les riverains les plus proches, (le quartier de Montimas) n’en peuvent plus et développent des irritations respiratoires chroniques propices aux développements de cancers.

L’agglo va encore aggraver la situation en décidant de fermer le SITOM du Littoral et d’envoyer ses déchets à VALORBI. Pourtant le SITOM basé sur du tri manuel, valorisait mieux les déchets que VALORBI. Mais  l’agglo a décidé de polluer plus  en passant par VALORBI qui rejette 90% des déchets à la décharge et de mettre au chômage des salariés pour faire des économies.

4/ Escroquerie vis à vis des douanes ?

Car en mettant en décharge beaucoup de déchets organiques, l’agglo augmente sa production de biogaz. Mais comme rien n’a été anticipé, ces biogaz  s’échappent dans l’atmosphère depuis un et demi. Par conséquent  l’agglo ne les brûle pas, il ne sont donc pas comptabilisé, cela évite ainsi de payer la taxe  générale sur les activités polluante (TGAP). Par contre, ces fuites sont catastrophiques pour l’effet de serre car le méthane est 24 fois plus destructeur que le CO2…

5/ L’utilisation d’argent public pour payer une étude d’impact complaisante, n’est il pas également de l’escroquerie ?

Voir le premier article du blog « Sérieux de l’étude d’impact de la décharge de St Jean de Libron ? »

 

Tout ceci aurait pu être évité….

Ce dossier fait preuve d’un manque d’écoute et de concertation  évident, tout ceci avait été annoncé par des associations environnementales qui sont pourtant présentes en Commission de suivi de Site (CSS) et s’expriment  haut et fort. Mais à l’évidence les décideurs politique et Mr le sous-préfet ne les écoutent pas et estiment sans doute que ces associations qui œuvrent bénévolement ne sont présentes que pour satisfaire le folklore administratif.

Exemples d’alerte des associations.

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Compte rendu de  CSS UVOM  du 13 Décembre 2013 (avec intervention R.Clavijo)

 

article de l’OMESC : http://beziers1.fr/dechets.htm

OMESC

Incompréhensible !!! Nous apprenons dans cet article qu’au conseil d’agglomération du 2/02/2017 VALORBI fonctionne très mal et le responsable envisage d’utiliser le SITOM (qui ne semble pas si vétuste finalement) pour lui venir en aide. Alors que dès début 2018 l’agglo a décidé de fermer le SITOM au profit de VALORBI ?????

Il y a de nombreuse anomalies dans ce dossier il est temps qu’une enquête approfondie face la lumière sur les responsabilités de chacun.

Rappelons que dans cette histoire, les finances de l’agglo donc notre  argent a été dilapidé , l’écologie de notre territoire est fortement mise à mal et les riverains de la décharge sont  malmenés au point d’impacter leurs santés. La mafia Italienne a fait  la même chose….

Rien qu’à la décharge, l’agglo à enfreint au moins 6 règles (nous en discuterons en sous préfecture le 26/03/2019). Pourquoi l’agglo aurait t’elle encore le droit d’exploiter la décharge de St Jean de Libron ????

A l’évidence, tout est permis….  pour l’argent ou pour la soif de grandeur ???  un scandale financier, industriel, environnemental et sanitaire.

Pour résumer, cette décharge est une mine d’or pour l’agglo, elle prend des déchets de partout, les trifouillent à VALORBI et les enfouis, cela lui rapporte gros mais ne l’incite pas à réaliser du bon travail. Si demain cette décharge ferme et que l’agglo doit payer  une autre décharge pour enfouir, là elle sera contrainte à mieux travailler pour moins enfouir.

 

Un scandale n’en cache t’il pas un autre ?

Effectivement Mr Clavijo  du MNLE qui avaient donnés l’alerte pour VALORBI, sonnent à nouveau l’alerte pour l’incinérateur à boue à l’Ouest de Béziers.

Des points de similitudes entre les deux dossiers sont troublant:

  • un projet à nouveau initié à l’époque par Mr Couderc mais cette fois voté sous le mandat de Mr Lacas.
  • la non concertation avec les associations environnementales.
  • une confiance absolue aux industriels qui ont un concept à vendre.
  • un système d’incinérateur à boue très peu répandu en France avec peu de retour d’expérience comme VALORBI.

Alors nous espérons que les responsables politiques de l’agglo savent ce qu’ils font, mais des doutes s’installent.