Il devient de plus en plus évident que la préfecture cautionne l’illégalité. Pourquoi ?

Pour commencer, vue l’ampleur du dossier et sa complexité, nous allons résumer la situation en faisant une comparaison avec une situation plus familière:

La décharge de l’Agglo(CABM) peut être comparée à un bus rempli de passagers et conduit par un chauffeur ivre qui accumule les infractions pendant des années. L’État, bien qu’alerté par des passagers du comportement de ce chauffeur revalide son permis après chaque visite médicale obligatoire et ne se préoccupe pas du reste. Mais un jour, c’est l’accident. Heureusement il n’y aura pas de mort. Alors l’État ne sanctionne pas et demande au chauffeur de continuer, mais cette fois en respectant la réglementation. Malheureusement, le chauffeur récidive aussitôt et l’État, de nouveau alerté, ne veut pas voir ces infractions et lui laisse son permis. Mieux, l’Etat veut faire taire les passagers victimes de l’accident qui crient encore au secours.

Qui est le chauffeur ivre  ? Est ce les 2 principaux techniciens qui gèrent à la fois le centre de valorisation des ordures (VALORBI) et à la fois la décharge (ISDND) ce qui facilitent les magouilles (camions non pesés, enfouissement de putrescibles, etc…). Ou est ce les responsables politiques?

Quel sont les infractions: Le non-recouvrement des déchets en est une, mais la pire est indéniablement l’enfouissement de matières putrescibles  à l’encontre de décisions préfectorales qui a pour conséquence d’avoir triplé la production de biogaz sur cette décharge non équipée pour cela. Par conséquent cet acte illégal d’enfouissement de matière putrescible a provoqué un fort gazage de la population riveraine pendant plus de 2 ans rendant des gens malades avec des irritations des yeux, des vomissements, des maux de tête, des irritations de toutes les voies respiratoire (nez, gorges,trachée, poumons), etc….. Dans notre comparaison avec le bus il s’agit de l’accident.

L’Etat alerté des odeurs lors des CSS (Commission de Suivi de Site) par l’association de quartier depuis des années, est de nouveau alerté à partir de septembre 2017  directement par  les riverains qui en plus d’avertir l’exploitant alerteront également la préfecture.

Mais l’Etat ne s’en préoccupe pas. Mieux, alors que nous sommes fortement gazés, l’Etat cautionne l’enfouissement de matières putrescibles a l’encontre des directives Européennes, ce qui inévitablement accentue les gazages. Exemple dans ce compte rendu de CSS du 3 juillet 2018.

CSS 3 juillet 2018
Mr Reynaud est un agent de la DREAL et Mr Clavijo président d’une association environnementale.

Que dit L’Europe a ce sujet ?

directive du 30 mai 2018
Directive (UE) n° 2018/850 du 30/05/18 modifiant la directive 1999/31/CE concernant la mise en décharge des déchets | AIDA

europe dés 1999

europe 7

A l’évidence la préfecture fait l’inverse des directives Européennes… aujourd’hui la décharge de St Jean de Libron c’est :

  • des  émissions de gaz à effet de serre,
  • la pollution des eaux de surfaces et souterraines,
  • la pollution de l’air qui atteint la santé humaine.

Il est malheureux de constater que la DREAL et Mr le Sous Préfet couvrent encore en juillet 2018  ces enfouissements que nous suspectons illégaux. Un service autre que ceux de la préfecture va nous le confirmer. Le 01/03/2019, un rapport de la Chambre Régionale des Comptes  révélera que  les déchets que traite VALORBI sont enfouis sans autorisation préfectorale depuis 2015. Voir ci dessous cet extrait du communiqué de presse de la Chambre Régionale des Comptes.

Cp CRC
extrait du communiqué de presse  de la Chambre Régionale de Compte vis à vis de VALORBI

La DREAL fait à minima chaque année un contrôle à VALORBI et l’ISDND (décharge) et en quatre ans elle n’a jamais rien vue ou a fait semblant de ne rien voir…

Ce n’est pas fini… il y a encore pire que cela.. le 9/06/2017, suite a une demande de l’exploitant de la décharge (l’agglo), de pouvoir enfouir des déchets bruts non traité, la préfecture emmétra tout de même un avis défavorable au regard des nuisances olfactives supplémentaires: réponse de la préfecture le  19.06.2017

reponse préfet

Donc la préfecture est bien consciente du problème d’odeur en juin 2017. Elle donnera pourtant en février 2018 une autorisation de prolongation du site jusque 2029 alors qu’elle reçoit encore des plaintes qui confirment les problèmes d’odeurs. Curieusement face aux problèmes de pollutions des eaux souterraines, une étude hydrogéologique sera demandée à l’exploitant mais après  lui avoir accordé l’autorisation de prolongation. Il n’aurait pas été plus logique de faire l’inverse, demander l’étude avant d’obtenir l’autorisation, non ?

Revenons a la réponse de la préfecture « je suis défavorable a l’enfouissement de déchets brut non traités »,alors pourquoi cette dernière ne sanctionne t’elle pas l’exploitant suite au révélation de la Chambre Régionale des Comptes qui dénonce les enfouissements de déchets sans autorisation préfectorale ? La préfecture joue t’elle sur les mots en considérant qu’un déchet qui passe par VALORBI pour simplement être « trituré » mais non valorisé, est à ces yeux considéré comme traité? Dans l’affirmative cela serait pathétique…

Il y a encore pire que cela, car nous avons découvert que l’agglo se débarrassait de son mauvais compost riche en plastique dans la décharge de St Jean de Libron alors que ce dernier était encore en pleine décomposition (encore fumant). Là, pour nous, nous sommes faces à un acte d’empoisonnement inévitable de la population riveraine car cette matière n’a rien a faire dans une décharge à ciel ouvert, sa place est dans un méthaniseur. Dés 1999 donc il y a prés de 20 ans,  la directive (1999/31/CE) Européenne incite déjà à  la stabilisation de la partie organique avant enfouissement.

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Le 24/11/2018

dreal30 10 2018

Il y a encore plus grave, car comment est il possible que le  24 novembre 2018 nous puissions prendre une telle photo, alors qu’un petit mois avant le 30 octobre 2018 la DREAL suite à une inspection apprend que l’exploitant déverse des déchets non stabilisés depuis soit disant seulement le mois de juin ? Suite à cette infraction majeure qui va à l’encontre de la réponse de la préfecture, la DREAL n’aura aucune réactions d’urgences pour faire immédiatement cesser cela.

Il nous semble que par conséquent la préfecture de l’Hérault est totalement complice des infractions. Nous comprenons mieux pourquoi nous avons tant de mal a obtenir les documents administratifs que nous demandons et que nous devons perdre plus de 6 mois en passant par la CADA pour les obtenir. La préfecture n’a à l’évidence pas envie de faire preuve de transparence. Aurait elle des choses à cacher ?

 

Voilà!!!  En résumé l’exploitant (l’agglo) qui travaille dans l’illégalité depuis  2015,  obtient en février 2018 l’autorisation préfectorale de pouvoir exploiter la décharge jusque 2029 alors que les riverains se plaignent  d’odeurs nauséabondes. Dans notre comparaison avec le bus, l’Etat vient de revalider le permis du chauffeur ivre sans se préoccuper des infractions ni des plaintes des passagers.

Il n’y aurait pas un petit problème là ? Notre préfecture de l’Hérault serait-elle corrompu?  Agit-elle comme cela avec tous les sites contrôlés ? dans l’affirmative c’est très très inquiétant. Dans la négative, pourquoi ce comportement de tolérance dangereuse avec l’agglo de Béziers?

Donc après les infractions, après la revalidation du permis , après l’accident, après l’absence de sanctions et après la demande de l’Etat de respecter les règles (mise en demeure de janvier 2019  + interdiction putrescible de mai 2019) il y a la récidive.

Effectivement, il y a la récidive constante, des non recouvrement, nous avons régulièrement alerté mais  de toute évidence la préfecture refuse de le voir (voir article précédent). Lassé de cette attitude complice avec l’exploitant nous alertons donc des médias de la situation.

Reportage: France bleu Hérault:

France Bleu https://www.francebleu.fr/infos/environnement/dechets-de-montimas-mais-quoi-joue-donc-l-agglomeration-de-beziers-1578577395

Effectivement alerté par le retour d’odeur de déchets  à plus de 1 km nous avons constaté que du lundi 6 janvier au soir jusqu’au  jeudi 10 janvier au matin les déchets n’étaient plus recouvert. Depuis quand cela durait, nous l’ignorons mais vue la superficie de déchets sans doute une semaine.

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Constat de non recouvrement au levé du jour le 07/01/2019
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Le 09/01/2020 au levé du jour c’est toujours non recouvert mais peut être suite  a un signalement sur Facebook le 07/01/2020, de gros moyens sont mis en place et le recouvrement débute.

Il semble que suite à cet article de France bleu Mr le Sous Préfet ai appelé Mr Renau (responsable politique des déchets) pour avoir quelques explications et suite à cela Mr Renau aurait reconnu l’absence de recouvrement suite à une panne d’engin. A noter que sur la photo ci dessous nous voyons que l’engin qui sert habituellement au recouvrement des déchets était en parfait état de fonctionnement. ( photos du 7 janvier à 8h04).

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De plus il est désormais obligatoire de trouver rapidement une solution de remplacement aux engins en panne (location).

Alors notre Sous Préfet de Béziers va t’il encore fermer les yeux sur cette violation de la mise en demeure de janvier 2019 ? Rappelons que la pollution de l’environnement et l’absence d’exécution des mises en demeures sont passibles de sanctions administratives et pénales. L’agglo  se comporte  en délinquante récidiviste, d’autant plus arrogante qu’elle demeure impunie par la préfecture.

Mais le plus grave est sans doute une récidive sur l’apport de déchets organiques que nous suspectons  à nouveau. Effectivement les oiseaux qui intriguait la DREAL lors de la dernière CSS a la vue de photos, sont massivement de retour depuis quelques mois. France 3 Occitanie a pu en être témoins le 10 janvier 2020.

oiseau france 3
Capture d’écran du reportage de France 3 Occitanie du 10 janvier 2020 : https://www.youtube.com/watch?v=BnRKWLnqr-4

Mais c’est encore plus flagrant  avec ce camion le 26 décembre 2019 qui apporte à l’évidence le mauvais compost issu de VALORBI, c’est formellement interdit par l’arrêté de  mai 2019.

P1070808 26.12.2019 15h48

Mais une fois encore nous ne doutons pas que l’exploitant va donner une explication qui satisfera la préfecture et le problème sera clos.

Le rôle de la préfecture est-il de faire respecter les règles pour protéger l’environnement et les Hommes ou de défendre les intérêts d’une Communauté de Communes ?  L’excuse de l’intérêt publique n’explique en rien toutes ces dérives et n’est même pas valable compte tenue qu’à seulement 8 km  une autre méga décharge a été autorisée (visible de notre quartier car nous sommes également riverains de celle ci).

Nous arrivons donc dans notre comparaison avec le bus, à la partie ou l’Etat veux faire taire les passagers victimes de l’accident qui crient encore au secours.

Effectivement lors des vœux de l’agglo, nous avons été confrontés à un impressionnant dispositif de sécurité composé d’agent de sécurité privé mais surtout de policiers nationaux vêtu pour certain en civil et accompagnés d’agents de renseignements territoriaux. Des riverains bien ciblés, ceux ayant porté l’affaire au tribunal administratif, ont été interdit d’accès aux vœux de notre agglomération. A l’évidence l’Etat va faire ce qu’il faut pour  faire taire les victimes de son manque de rigueur vis à d’un exploitant (l’agglo) de décharge peu scrupuleux.

voeux 2020 agglo

Lors du conseil communautaire du 09 janvier 2020 où était examiné le projet de budget pour 2020, nous apprenons  que l’agglo budgète l’ouverture de deux casiers supplémentaires pour accueillir encore plus de déchets alors qu’elle ne maîtrise déjà pas ceux  qu’il y a. Nous apprenons également que l’Agglo attend avec impatience la mise en place des nouveaux tunnels de stabilisations de  matière organique à VALORBI prévu pour l’été 2020 car l’externalisation de certains déchets lui coûte très cher.  Nous comprenons donc que les petits arrangements entre la préfecture et l’agglo ont déjà eu lieu et dés la mise en services des nouveaux tunnels, la matière organique soit disant stabilisée pourra revenir à la décharge de St Jean de Libron en toute légalité. Ainsi les magouilles pourront reprendre comme avant compte tenue que ni la DREAL ni nous, n’aurons les moyens de contrôler la stabilisation totale de la matière putrescible.

Nous voyons bien qu’avec une telle complaisance de la préfecture, l’agglo peut faire ce qu’elle veut.

Il faut bien comprendre que les actes qu’a commis  l’agglo avec la complicité de la préfecture vont avoir des répercutions sur certains riverains pour les 10-20 ans à venir.

Bien que l’agglo ai fini par réaliser des travaux qui ont amélioré la situation, des riverains situés dans un courant air privilégié des biogaz continuent de subir ces gaz qui impactent toujours leur santé.  Effectivement il faut savoir que ce genre d’installation ne capte en moyenne que 60-70 % des biogaz, c’est son gros défaut… Il y a donc obligatoirement des fuites…  On peut alors se demander pourquoi ce genre d’installation est autorisée alors qu’un quartier de 250 familles est situé juste à proximité sous le vent dominant. C’est absurde. Surtout en laissant du putrescible être enfouit….

Mais l’absurdité continue avec la volonté d’ouvrir encore deux casiers supplémentaires…

Explication grâce à ce graphique qui est un modèle mathématique de l’ADEME et qui aide a comprendre l’évolution de la production de biogaz avec l’accumulation de casiers.

Ademe

Sur ce graphique, il y a trois casiers, la décharge de St jean de Libron en contient déjà 5  qui produisent toujours du biogaz, sachant que celui en cour d’exploitation n’exprimera toute sa puissance   qu’en 2022 environ. Car comme on peut le voir sur ce graphique le maximum de méthanisation arrive au bout de 4-5 ans puis diminue progressivement pendant 20 ans. Alors déjà que l’agglo ne maîtrise plus les biogaz, vouloir ouvrir d’autres casiers est suicidaire sachant que le casier en cours d’exploitation qui a reçu énormément de putrescible en 2018 n’a toujours pas exprimé sa pleine puissance de méthanisation. Cette décharge est passée d’une production de biogaz de 300m³/h à 1000m³/h en quelques années et les responsables veulent enfouir encore plus alors qu’ils ne maîtrisent déjà pas ce qu’il y a… Sommes nous face à des fous ????

Alors il serait temps que la préfecture et l’agglo fassent preuve d’un peu de sérieux et  ferme rapidement cette décharge afin de maîtriser au mieux tous ces biogaz pour les 25 ans à venir mais également les lixiviats qui polluent toutes les eaux (de surface et souterraine). 

Suite à la réponse de la CADA, la préfecture nous communique enfin des documents demandés.

1/ Quelques excuses sont nécessaires.

Pour commencer nous nous demandons pourquoi la préfecture a fait de la rétention d’information et pourquoi faut-il passer par la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs) et perdre plus de 6 mois pour avoir accès aux documents ? Cela nous a induit en erreur et augmente fortement nos suspicions. De même les CSS sont trop courte et ne nous permettent pas d’avoir des réponses à toutes nos questions ni même d’évoquer l’ensemble des problèmes de cette décharge.

questions réunions sous préfecture du 26/03/2019 dont certaines restent toujours sans  réponses.

Exemple d’erreur d’appréciation provoqué par la non divulgation des documents, nous nous en excusons: lors de l’article précédent nous montrions une photo du 26/10/2019  du bassin de lixiviat qui débordait après un épisode méditerranéen et nous  comparions le niveau de lixiviat avec une autre photo de  ce bassin  prise le 25/11/2018 lors de la découverte du ruisseau rempli d’eau noire.  En fait nous découvrons grâce à ces nouveaux  documents enfin transmis que nous ne pouvons pas comparer les deux photos, car entre temps  le trop plein du bassin des lixiviats a été bouché, par conséquent à présent son niveau peut monter beaucoup plus haut et véritablement déborder.

trop plein lixiviat bouché
Extrait du compte rendu d’inspection du 10/12/2018

Un contrôle de la DREAL du 10/12/18  constate que les effluents des bassins des eaux pluviale sont contaminés par les effluents du bassin de lixiviats.

DREAL constat lixiviat
extrait du compte rendu d’inspection du 10/12/2018
Décharge 27.12.2018 16.38
photo du ruisseau au 27/12/2018
20190418_123420
photo du 18/04/2019

Cependant, cette justification des eaux noires du ruisseau provoqué par le débordement du bassin de lixiviat demeure toujours pour nous très troublante compte tenue que 1 mois après et encore même 5 mois plus tard et plus, le ruisseau était toujours de la même couleur (photos ci contre) et que des investigations supplémentaires de la CABM  montreront par la suite que ces eaux noires du ruisseau proviendraient de déchets enfouis illégalement hors casier et non d’un débordement du bassin des lixiviats.

Alors que penser de cette déclaration faite par la CABM le 26/11/2018 ?  et le constat fait par la DREAL le 10/12/2018 valide t’il cette déclaration ?

Nous pensons que  les eaux noires du ruisseaux  n’étaient pas un phénomène  nouveau ni accidentel comme semble le montrer les analyses du piézomètre n°3 situé à proximité du ruisseau.

chlorure piezo 3 a coté ruisseau.GIF
Dés début 2017 le piézomètre « 3 » à proximité du ruisseau pollué démontre des anomalies (en fluo).

De même le récapitulatif des interventions réalisées  suite à cet incident déclaré le 26 novembre 2018 mentionne une intervention réalisée 3 jours avant cette date (voir extrait ci dessous). Cela pose question. Est ce une erreur de date, ou des problèmes avaient déjà été constatés avant ?

recapitalatif des interventions
extrait du compte rendu d’activité de 2018 (ISDND)

 

2/ Analyses des documents qui concerne la production d’électricité à partir du Biogaz.

Nous demandions le contrat qui lie la CABM à l’entreprise qui exploite le biogaz (Biogaz Libron du groupe Quadran) pour savoir si la CABM avait un intérêt financier  à enfouir sans autorisation préfectorale des déchets putrescibles en décharge…..

La réponse est oui, la CABM a bien un intérêt financier à enfouir des déchets putrescibles. Car suite à la lecture du bail,  nous découvrons que Biogaz Libron (Quadran) doit verser à la CABM, une partie fixe mais également une partie variable en fonction de la production électrique et de son chiffre d’affaire annuel mais cela  à une limite: la puissance maximale injectable de « Biogaz Libron ».

Suite à l’examen des rapports annuel de « Biogaz Libron », nous nous rendons compte que cette société comme toute société privé est là pour valoriser au mieux son moteur à biogaz et par conséquent incite l’exploitant à développer la production de biogaz en mettant par exemple en place des réseaux de dégazage à l’avancement, c’est à dire la mise en place de drain au fur et a mesure de l’enfouissement des déchets. Contrairement à avant ou ces drains étaient installés qu’a la fermeture de casiers plus petit. Les gaz étaient ensuite brûlés dans une torchère.

Sur le papier, la mise en place de ce moteur à biogaz en 2010 par la mairie de Béziers en vue de faire de l’électricité paraissait très séduisante. Mais des associations environnementales étaient contre car craignaient que cela incite à enfouir plus de putrescibles en décharge au lieu de développer le tri à la source. A noter qu’à la même période en 2009 la collecte du bio-déchets auprès de 9500 foyers de Béziers à été supprimé. C’est curieux, non ? et aujourd’hui la CABM va le ré-expérimenter car il va devenir obligatoire dans les années à venir.

Finalement le temps  a donné raison aux associations environnementales car les quantités de putrescibles enfouis en décharge ont très très fortement augmenté en toute illégalité dans des proportions titanesques. En quelques  années la décharge à triplé sans aucune autorisation préfectorale  sa production de biogaz passant d’une production d’environ 300m³/heure à environ 900 voir 1000 m³/h (avec les fuites encore présentes), alors que les directives Européennes incitaient à ne plus enfouir de putrescible en décharge.

Pour les riverains l’arrivée de Biogaz Libron à coïncidé  avec l’arrivée de mauvaises odeurs par temps humide même à plus de 1 km de la décharge. Ce phénomène était nouveau car il y a toujours eu des odeurs occasionnelles mais proche de la décharge pas à  plus de 1 km ni même à plus de 5 km en 2018.

« Biogaz Libron » a une puissance maximale injectable de 600kW. Pour les produire et s’approcher du maximal possible, elle brûle en moyenne entre 300 à 400m³/h de biogaz. Mais en 2018, alors que nous étions intoxiqués par de très importantes fuites de biogaz, donc le biogaz ne manquait pas. « Biogaz Libron » ne brûlera environ que  280m³/h de biogaz cette année  là, par-contre elle battra un record de production en électricité car elle a bénéficié d’un biogaz très riche en méthane. Mais alors si « Biogaz Libron » produit plus en brûlant moins, que devient le surplus de biogaz produit? A t’il été brûlé par la torchère de secoure dont « Biogaz Libron » a le contrôle d’après le bail ? Cette information nous manque et  allons demander le suivi du biogaz brûlé par cette torchère ainsi que la TGAP payée correspondante.  Mais compte tenue de ce que nous avons subit en 2018, nous avons de fortes raisons de penser  que cette torchère de secoure fonctionnait très mal, la preuve lors des travaux d’urgence, la CABM avait fait installer une torchère de chantier pouvant brûler  400m³/h de biogaz.

Aujourd’hui une nouvelle torchère (un transvapo) à été installée pour pallier à la surproduction et remplacer la torchère de chantier. Ce transvapo d’une capacité de 800m³/h  brûle aujourd’hui environ 600m³/h de biogaz. Tout nous laisse penser, que les années précédentes ce surplus de gaz s’échappait, polluait la planète et nous intoxiquait.

Nous soupçonnions déjà la CABM de prendre les riverains de la décharge pour des cobayes, les nouveaux documents transmis par la préfecture nous le confirme. Ce transvapo en est un exemple flagrant.

inspection 19juin2019 transvapo1

inspection 19juin2019 transvpo2
extrait de l’inspection du 19 juin 2019 (en juin comme indiquer le débit maxi était de 401m³/h mais comme cela était insuffisant ils sont passer ensuite à un transvapo de 800m³/h)

Alors que cet été nous nous plaignions d’une nouvelle odeur (odeur de solvant), ce rapport d’inspection du 19/06/2019 nous apprends que le transvapo a été installé sans autorisation préalable de la préfecture, sans mesure des rejets. Nous pensons que c’est l’évaporation des lixiviats qui à provoqué cette nouvelle pollution. Lors de l’inspection du 19/06/19 la DREAL a demandé que cesse l’évaporation des lixiviats.

A noter que la CABM aura sans doute économisé le paiement de la TGAP (Taxe générale sur les activités polluantes) en laissant fuir son installation pendant de nombreuses années car si elle avait capté ce biogaz plus tôt, les quantités brûlées en torchère auraient été comptabilisé et taxé par la TGAP.

D’après les documents en notre possession « Biogaz Libron » est quasiment à plein régime depuis 2016 et  peut difficilement  faire  mieux…

Alors pourquoi la CABM décide t’elle en 2018 de traiter encore plus de déchets à VALORBI qui ne fonctionne absolument pas, pour quasiment tout  enfouir illégalement à la décharge de St Jean de Libron? 

Était ce  pour gagner plus d’argent ?

Ou est ce pour cacher le mauvais choix technique  et de prestataire pour la mise en place de VALORBI qui ne fonctionne toujours pas aujourd’hui ? Cette photo ci dessous semble nous montrer que le compost issu de nos ordures ménagère et traité par VALORBI fini toujours à la décharge de St Jean de Libron et n’est pas valorisé (vendu) comme initialement prévu. S’il s’agit bien de compost urbain provenant de VALORBI nous serions face à une infraction, car depuis le 14/05/2019 un arrêté interdit ce genre de dépôt à la décharge de St Jean de Libron. Mais il semble que  l’exploitant puisse toujours  faire ce qu’il veut. L’Etat depuis de nombreuses années, a de toute évidence le plus grand mal à lui faire respecter les règles. Il n’y a pourtant toujours aucune sanction.

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le 26 décembre 2019, pour son noël, la décharge a semble t’il droit au mauvais compost produit par VALORBI

A ce stade, il est bon de rappeler que VALORBI c’est:

  • le choix par nos responsables politique d’un TMB (tri mécano biologique) sans collecte séparé des bio-déchets et ceci  à l’encontre de l’avis des associations environnementales,  malgré les mises en garde de ce genre d’installation par l’ADEME et par un rapport du Sénat.
  • c’est plus de 10 millions d’euros d’argent public à l’évidence gaspillé
  • c’est un marché public douteux qui n’a pas respecté l’égalité des chances entre les candidats
  • le choix  d’une entreprise « bioreva » qui n’a pas d’expérience pour un tel projet et est composé d’une seule personne.
  • un projet sans obligation de résultats (sans garantie).
  • un projet sans avis technique extérieur (maîtrise d’ouvrage), tout repose sur deux agents de la CABM.
  • une décision politique de traiter encore plus de déchet a partir de 2018 alors que VALORBI tout neuf fonctionne encore moins bien que l’ancien système qui était vétuste (UVOM).

Il est difficile de faire pire….. mais c’est bien le contribuable Biterrois qui en subit les nuisances et qui va bientôt payer cette gabegie.

Compte rendu de la chambre régionale des comptes sur VALORBI

 

A noter que dés février 2017 avant même la prise en charge par VALORBI de déchets supplémentaires, la CABM demandait a pouvoir enfouir à la décharge de St Jean de Libron des déchets ménagers non traités pour 2017-2018. La préfecture a refusé pour ne pas aggraver le problème d’odeurs, et pourtant à l’évidence la CABM à quand même enfouit massivement du putrescible. Voir  réponse de la préfecture 19.06.2017

reponse préfet
réponse de la préfecture du 09/06/2017

Nous avons l’impression que la décharge de St Jean de Libron à servi et sert encore à camoufler une succession d’anomalies sans se préoccuper de l’environnement ni des riverains ni même simplement des règles et avis de la préfecture. Nous avons le sentiment que la CABM bénéficie de passes droits incroyables (pour beaucoup moins que tout cela, d’autres décharges en France se retrouvent en fermeture administrative)…. Cela nous inquiète fortement car nous sommes également riverain de la nouvelle méga décharge de Montblanc. Alors cette clémence de l’Etat au détriment de l’ environnement et des Hommes, va t’elle  se poursuivre dans l’impunité et va t’elle se  répéter avec la nouvelle méga décharge de Montblanc ?

 

3) Nous obtenons enfin l’étude hydrogéologique.

Cette étude date de seulement novembre 2019 alors qu’on en entend parler depuis 2016. Nous sommes choqués de voir que  c’est Anteagroup qui a de nouveau réalisé cette étude. Pour mémoire c’est déjà cette entreprise qui avait réalisé l’étude d’impact en 2016 et qui avait conclu que l’impact était faible vis à vis des odeurs et de la qualité de l’air. Impact faible malgré que nous soyons sous le vent dominant vis à vis de la décharge. Antéagroup s’est manifestement grossièrement trompée. Pourtant la CABM semble apprécier cette entreprise et continue de travailler avec elle. Cette entreprise serait elle arrangeante pour aider à faire passer les dossiers de la CABM?

Bien que nous soyons dans le chapitre de l’étude hydrogéologique, nous allons parler brièvement des odeurs et de l’étude d’impact de 2016. Lors de cette étude de toute évidence la CABM n’a pas dit  a Antéagroup que des riverains se plaignaient d’odeurs. Il aurait pourtant suffit de lire les comptes rendu de CSS pour se rendre compte que l’association de notre quartier les dénonçait régulièrement. Il y avait également des riverains qui alertaient directement la CABM et notamment une personne qui représentait les habitants d’un lotissement de notre quartier qui a régulièrement demandé des explications aux techniciens. Mais de toutes  évidence les techniciens se moquaient complètement de nos plaintes. La preuve avec cet extrait de la CSS du 08/09/2016.

CSS pris pour un fou.GIF
Il semblerait que Mr Donnadieu dénigrait  ce représentant du lotissement qui parlait au nom des habitants du lotissement et même plus.  Nous en voyons le résultat aujourd’hui….. Ce déni, nous l’avons  ressentit de la part des techniciens jusqu’à la réalisation de constats d’huissiers,  la manifestation du 01/12/2018 et les visites de nuit de Mr Renau qui a pu prendre conscience de la gravité de la situation. Aujourd’hui malgré que l’exploitant ai le plus grand mal a maîtriser les nuisances olfactives,  nous constatons encore de nombreuses  infractions (non recouvrement, enfouissement de compost, etc…) par conséquent, nous ressentons à présent de sa part du mépris.

A noter que dés 2016 l’association demandait un observatoire des odeurs.

 

Un peu d’histoire concernant cette étude hydrogéologique, car la logique aurait été que cette étude soit demandée avant d’obtenir l’arrêté d’autorisation  de prolongation de la décharge en février 2018.

CSS 12janv2016 hydro
CSS du 12 janvier 2016, une nouvelle évaluation des eaux souterraines est annoncée (étude hydrogéologique)
CSS 8sept2016 hyro
CSS du 8 septembre 2016, la DREAL veut des piézomètres supplémentaire

 

reunion sspref 4janv 2019
Le 04 janvier 2019 le collectif fait part au sous préfet de leur inquiétude vis a vis des captages privés (nous avions également précisé que certain riverains n’ont pas l’eau de la ville mais uniquement l’eau de forage).

 

arrêté 15juill2019
15 juillet un arrêté de travaux d’urgence rappel que l’arrêté d’autorisation du 09/02/19 demandait une étude hydrogéologique.

A travers ces extraits depuis janvier 2016 nous constatons que la DREAL affirme qu’elle veut une nouvelle étude hydrogéologique. Cette étude a eu le plus grand mal à aboutir. Mais cela n’a pas empêché de repousser la durée légale d’exploitation jusque 2029. Au rythme ou cela va, le nouveau protocole de suivi des eaux souterraines sera mis en place pour la fermeture de la décharge….

 

Parlons à présent de cette nouvelle étude hydrogéologique réalisé par Antéagroup.

Cliquez ici pour consulter l’étude hydrogeo cabm Libron-nov 2019

etude hydro historique des modif.GIF
extrait de l’étude

a) Pour commencer cette étude nous laisse voir que la version  originale a été modifiée suite aux remarques du client. Les remarques du clients étaient elles  objectives ou ont elles pour but d’influencer l’étude?  Nous l’ignorons et allons demander la version originale pour vérifier, mais l’obtiendrons-nous ???

b) Car immédiatement un point de cette étude nous interpelle. Il s’agit de la description du piézomètre N°3:

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extrait de l’étude

20191230_151320.jpgIl nous semble que le commentaire de l’hydrogéologue est très sévère vis à vis de ce piézomètre qui est le  piézomètre sans doute le plus aux normes de tous avec une dalle béton de 2m x 2m,   un tube inox de 1m au dessus du béton, avec un capot et verrouillé par un cadenas d’artilleur qui, c’est vrai est  actuellement en position ouverte. La hauteur du tube empêche toutes déjections animales de pénétrer dans le piézomètre.

Il est vrai que lors de notre passage le 30/12/2019 pour le prendre en photo nous avons constaté que quelqu’un avait cassé des bouteilles en verre sur le capot du piézomètre.  Mais ce dernier reste en parfait état. Voir photo ci contre. Dans un récapitulatif l’hydrogéologue n’hésite pas à mentionner un état médiocre (voir ci dessous), alors que ce piézomètre semble en bien meilleur état que les autres.

recap piezo.GIF

Nous avons l’impression qu’en écrivant ceci :  » l’ouvrage est donc vulnérable aux sources de pollutions qui sont indépendantes de l’ISDND » l’auteur cherche à protéger l’exploitant suite aux mauvais résultats d’analyse de ces dernières années sur ce piézomètre.

Rappelons que les eaux noires du ruisseau pollué par la décharge passent seulement à quelques mètres de ce piézomètre.

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photo du ruisseau le 14/12/2018 au niveau de la route à quelques mètre du piézomètre n°3.
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Au même endroit le 11/04/2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

chlorure piezo 3 a coté ruisseau
Les points en fluo démontrent des anomalies sur ce piézomètre.

L’Etude laisse penser qu’il n’y a pas de lien entre les précipitations et les résultats des piézomètres. Mais pour le piézomètre 3 nous constatons que depuis 2017 les pointes en chlorures sont liées à de grosses précipitations. Tout  nous laisse donc penser que ces pollutions souterraines sont liées aux eaux noires du ruisseaux qui apparaissent lors des grosses précipitations.

Nous sommes dubitatif face aux préconisations de l’hydrogéologue pour faire passer le piézomètre 3 d’un état médiocre à un état convenable:

  • nettoyage de l’ouvrage et ses environs: il faut effectivement retirer le verre c’est dangereux… mais cela s’appelle de l’entretien.

  • changer le cadenas: effectivement un cadenas qui ferme c’est mieux…cela est également de l’entretien.
  • ajout d’une barrière aux extrémités de la dalle béton empêchant le passage d’animaux: nous ne comprenons absolument pas ce que cela va changer, avec un tube inox de 1 m de haut avec clapet et une dalle béton de 2mx2m. Que peuvent faire les animaux sur ce piézomètre particulièrement  par rapport aux autres piézomètres ?

Pour information, il existe exactement le même piézomètre de l’autre coté de l’autoroute,  à une cinquantaine de mètres.

Nous sommes toujours aussi surpris que la CABM doive payer des intervenants extérieurs pour s’entendre dire qu’il faut passer un coup de balai, changer un cadenas ou remettre un boulon. L’entretien de l’outil de travail (la décharge) à la CABM ne semble  pas une normalité. Nous avions déjà été choqué par le compte rendu d’un intervenant  extérieur en 2017 concernant le réseau de biogaz (voir extrait ci dessous).

manqued'entretient
extrait du compte rendu d’activité de 2017

Il aura sans doute fallu la mise en place des travaux d’urgences pour simplement pallier à ce manque d’entretien sur le réseau de biogaz, oui oui nous parlons bien d’un réseau de gaz…

Ce manque d’entretien et  ce  je-m’en-foutisme nous  fait peur surtout que le débit de gaz n’a jamais été aussi important sur cette décharge avec une production d’environ 1000m³/h de biogaz. De plus ce biogaz est actuellement très riche en méthane ce qui augmente le risque d’explosion et d’incendie et pourtant l’exploitant continue de violer les règles préfectorales en apportant semble t’il du compost urbain. Ce mauvais compost est il  bien stabilisé au moins ? Nous ne pouvons pas le savoir a moins de pénétrer sur le site et d’aller voir si il est froid ou encore chaud.

Les autorités tout comme l’exploitant semblent prendre tout cela avec beaucoup de légèreté, cela en devient même écœurant. A l’évidence ce n’est pas leur vie ni celle de leurs proches qui est en jeux.

Surtout que ce site est devenu un petit « Champs Elysée »  voir photo ci dessous, ce qui pose des questions de sécurités évidentes, cela dure depuis des années jusqu’au jour ou le drame surviendra, mais que peut-il arriver dans une usine à gaz ????

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Le 20/12/2019 vers 16h30, la nuit tombant rapidement en hiver.  Des personnes  (3 ce jour là) récupérant les déchets encore valorisables et non valorisés par VALORBI n’hésitent pas à pénétrer sur le site  alors qu’un engin travaille encore.

DSC_0003.JPG

Voici une petite vidéo ci dessous pour faire comprendre aux autorités que le recouvrement obligatoire et  absolument nécessaire compte tenue des odeurs est une vaste plaisanterie ! Et cela fait des années que ça dure…

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2629997713897562&id=100006620777929

 

c) Après cette petite parenthèse, revenons a l’étude hydrogéologique. Cette dernière nous laisse comprendre qu’il manque beaucoup d’informations (besoins d’études complémentaires) pour bien maîtriser l’hydrogéologie de ce secteur. Dans les grandes lignes, il ressort qu’il y a deux nappes souterraines.

L’hydrogéologue précise en gras dans son  étude: « Ces aquifères (nappes d’eau) sont séparés par les formations très peu perméables du Pliocéne continental. » Pour nous cela signifie que la nappe superficielle polluée va  descendre très lentement mais surement pour polluer la nappe plus profonde.

Il y a donc un aquifère (nappe) peu profond  pour lequel le sens d’écoulement (approximativement vers le nord) n’est pas connu avec certitude et nécessite donc une surveillance élargie d’ou la préconisation de 4 piézomètres en aval. Cette nappe est polluée, l’hydrogéologue ne le dit pas franchement et se contente de parler  pour PZ4 par exemple  que ce piézomètre  présente entre 2003 et 2011 une concentration en chlorure supérieur à 400mg/l puis une tendance à la baisse pour s’établir à 340mg/l. Par-contre  cette fois il ne se prononce pas sur l’origine de ces pollutions car lors de l’étude d’impact, l’origine agricole était évoquée mais nous l’avons contesté en argumentant. Pour nous il n’y a aucun doute c’est la décharge qui pollue. Le PZ4 est fortement impacté et vue son positionnement (en aval de la décharge derrière un bois) il est difficile d’incriminer une autre origine.

plan piezo.GIF

Il y a également une nappe plus profonde, Astien pas Astien ? les informations ne sont pas très claires sur ce sujet. Normalement l’ISDND est en limite de la nappe Astienne  mais nous savons qu’a moins de 300m  au Sud et au Sud Est de la décharge des riverains ont des forages sur une nappe  qui est certainement l’Astien. Certains de ces riverains n’ont que l’eau de leur forage pour s’alimenter en eau.  Pourtant au niveau de l’ISDND il y a très peu d’information  sur cette nappe plus profonde qui  en PZ2 montre des anomalies (taux de chlorure élevé). Nous n’avons pas d’information sur le sens d’écoulement de cette nappe mais si c’est le début de la nappe Astienne elle s’écoule certainement vers le Sud , Sud Est et pollue probablement les eaux souterraines de notre quartier de Montimas. Pour résoudre ce problème, l’hydrogéologue préconise de boucher PZ2  (qui a des taux de chlorure élevé) et de le refaire moins profond pour créer un piézomètre amont de la nappe superficielle.  Ainsi seul PZ1 qui montre occasionnellement des problèmes serait gardé pour surveiller la nappe profonde.

Nous avons le sentiment que l’hydrogéologue cherche à supprimer ou mettre en doute les piézomètres qui révèlent des pollutions, c’est absurde. Autant nous comprenons qu’il faut un piézomètre en amont pour surveiller la nappe superficielle, c’est logique, mais il faut la même chose pour la nappe profonde avec à minima un PZ amont et un PZ aval. Mais comme nous ne savons rien du sens d’écoulement de cette nappe il va sans doute falloir installer beaucoup de piézomètre ou réaliser des études complémentaires.

Notons que l’hydrogéologue propose de boucher PZ2 car il recoupe sans doute les deux nappes, par contre il veut garder le puit de ST jean de Libron qui d’après l’exploitant de l’ISDND (décharge)  fait 100m de profondeur et donc capte également les deux nappes. Alors les mesures réalisées dans ce puit correspondent à la nappe superficielle ou à la nappe plus profonde ? en cas de mauvaise analyse sur ce puit l’exploitant de la décharge n’hésite pas à incriminer le mauvais assainissement du propriétaire du puit. Alors l’interprétation  des résultats de ce puit sera toujours litigieuse. Nous sommes pourtant favorable au maintien des analyses sur ce puit mais c’est à la DREAL de trancher.

Enfin l’étude propose de positionner un nouveau piézomètre en aval  des écoulements d’eau noires dans le milieu naturel, c’est assez logique.

Malheureusement nous constatons qu’il manque énormément d’informations pour que le suivi des eaux souterraines soit réellement efficace et notamment vis à vis des eaux souterraines profondes qui alimentent certainement notre quartier.

d) Nous apportons quelques éléments supplémentaires suite aux grosses pluies d’octobre 2019 qui ont occasionné le débordement du bassin de Lixiviats et pollué le ruisseau avec des déchets plastiques (Voir les articles précédents).

Lors de la dernière CSS, Mr Pujol nous avait alors expliqué verbalement que cela était dû au fait que le casier de Béziers 2 s’était éventré avec les grosses précipitations. Nous avons alors demandé le compte rendu d’incident à la sous préfecture et à la DREAL mais nous n’avons à ce jour toujours aucune réponse. Aujourd’hui nous n’avons donc aucun éléments pouvant confirmer les dires de Mr Pujol. Bien au contraire, même si nous avons bien constaté que le casier de Béziers 2 a raviné  (a priori de la terre uniquement voir photos ci dessous) nous n’avons  aucune trace d’une éventration du casier proprement dite avec un déversement de déchets. Nous regrettons que les CSS ne permettent pas d’approfondir ce genre de sujet avec la présentation du compte rendu d’incident et avec quelques photos par exemple cela  éviterais toutes suspicions.

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photo du 20 décembre 2019, la bâche de couverture de casier Béziers 2 ne semble pas éventrée.

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Les quelques plastiques qui traînent dans ces écoulement d’eau ne signifient pas qu’il y a une éventration de la bâche, ils sont dû au mauvais recouvrement du casier en cours d’exploitation, il y en a partout comme a coté des panneaux photovoltaïque le 20/12/2019, mais ils se promènent au grès du vent.

Les jours suivant les grosses pluies d’octobre, des riverains de la décharge nous signalaient que les eaux qui ont fait déborder le bassin de lixiviat provenait des eaux  d’écoulement du chemin qui n’avaient d’autre choix que d’aller dans ce bassin.

Des photos du 20/12/2019, tendent a confirmer cette hypothèse. Nous  regrettons à nouveau qu’il n’y ai pas de caméra de surveillance avec enregistrement pour comprendre ce qui se  passe sur cette décharge.

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L’eau qui descend du chemin passe dans un fossé en béton le long de l’unité de valorisation de biogaz et le long du bassin de lixiviat. Sauf qu’il semblerait que ce fossé soit bouché De ce fait  l’eau serait partie dans le bassin de lixiviat au  vue de ce qui semble une zone de ravinement  au milieu de cette photo (zoom ci dessous).
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Fossé qui semble bouché, si cette hypothèse est vérifiée, une fois de plus le mauvais entretien de cette décharge serait mis en cause. L’entretien serait encore mis à mal alors  que la CABM économise des millions d’euros chaque année grâce avec cette décharge. Comment se passera alors l’entretien une fois l’enfouissement interdit et qu’il faudra pourtant gérer les biogaz et lixiviat sur plusieurs décennies?
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Zoom du ravinement possible juste au dessus du bassin des lixiviats.

Et si les mauvaises analyses du Pz3 depuis 3 ans venaient en partie de là.  D’un problème au niveau de ce fossé ou une  buse semble  bouchée. Ce qui  dévierait l’eau dans le bassin de lixiviat  qui  déborderait alors systématiquement   lors de grosses pluies.

Si cela est la réalité, il serait honteux et inexcusable que se soit aux riverains de comprendre ce qui se passe. Pendant que l’exploitant se contente d’inventer des scénarios et même influencer à priori des études pour justifier des anomalies.

STOP A CETTE DÉCHARGE hors la loie….

La mascarade continue même en Commission de Suivi de Site (CSS) du 06 décembre 2019.

Pour commencer, compte tenu des nombreux problèmes, nous savions qu’il n’y aurait pas assez de temps pour discuter de tout en commençant à 14h30 et pour finir vers 17h. Nous avons donc pris les devant et envoyé par e-mails ce que nous avions à dire à la sous-préfecture et aux participants de cette CSS. Nous demandions à ce que ces documents soient joints au compte rendu de CSS mais cela nous a été refusé par Christian Pouget (Sous Préfet).

Liste des documents fournis:

– réflexions et questions sur VALORBI

-frise historique des fuites de méthane2

-une copie de l’article précédent du blog: « Pour les odeurs une amélioration fragile, pour les eaux c’est lamentable »

mail aux participants à la CSS

– et enfin ces photos prises la veille à la fermeture de l’ISDND le 05/12/2019

1 / CSS de VALORBI:

Nous n’allons pas tout évoquer il y aura un compte rendu officiel par la suite, nous nous contenterons des informations les plus marquantes. La Communauté d’agglomération Béziers Méditerranée (CABM) nous présente les lieux ou elle conduit ses refus de tri, bien sûr il y a la décharge de St Jean de Libron et aussi bien d’autres sites plus lointain. Nous demandons alors pourquoi ils ne vont pas à la décharge de Montblanc bien plus prés. Surtout que cette dernière est en pour-parler de traiter les déchets lointain de Montpellier ce qui est un peu en contradiction avec le principe de proximité.

  La réponse est que la décharge de Montblanc n’a pas d’autorisation pour accueillir du putrescible autre que celui du SICTOM de Pézénas Agde. Cela est une bonne chose, car nous sommes également riverain de cette décharge. C’est toute l’absurdité de ce dossier, la préfecture autorise deux méga décharges sur le même secteur (soit une autorisation de 200 000 t / an dont une partie sur une très vieille décharge de 40 ans, très polluante et au milieu d ‘ habitations: la décharge de St Jean de Libron). La DREAL nous informe que les déchets de Montpellier annoncés par la presse seront probablement des encombrants comme des meubles.

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fossé à proximité de VALORBI le 20/10/2019

Pour la pollution des eaux du ruisseau prés de VALORBI (voir: réflexions et questions sur VALORBI ), de toute évidence le signalement avait déjà été fait à la mairie qui avait semble-t’il avertit la DREAL et un contrôle avait déjà eu lieu mais n’avait pas encore aboutit à trouver le responsable. Lors de cette réunion, au cours d’un échange entre M. Ménard (maire de Béziers) et M. Renau (responsable des déchets à la CABM), nous avons appris en même temps que la DREAL, qu’une inspection des canalisations par caméra avait révélé que c’était bien VALORBI qui pollue le ruisseau depuis des années. Face à ces révélations, la DREAL annonce qu’elle va demander des mesures complémentaires.

 

Nous apprenons également par  M. le Sous Préfet et la DREAL qu’un arrêté de mise en demeure à été pris le 04/12/2019. Mais par manque de temps, cet arrêté ne nous sera pas présenté. Nous l’avons eu par la suite par nos propres moyens …. Le voici: AP MD VALORBI 2019-I-1547 du 4.12.19 – CABM à BEZIERS

 Pour résumer, suite à une inspection du 9 avril 2019, 7 mois et demi  plus tard une mise en demeure est signée du préfet de L’Hérault, c’est très long. En comparaison, suite à l’incendie de Lubrizol à Rouen le préfet n’a mis que 2 mois et demi pour autoriser la réouverture partiel de l’entreprise, c’est très rapide. A croire que l’Etat préfère préserver les pollueurs plutôt que l’environnement.

Voila ce qu’a constaté la DREAL le 9 avril 2019

  • que VALORBI traitait plus d’ordures que ce qu’elle était autorisée (200t / jour)
  • VALORBI ne les traite pas en 24 heures, ce qui est contraire aux dispositions réglementaires.
  • que des eaux de ruissellement en contact avec des déchets sortaient du site sans traitement préalable. Cette remarque avait déjà été formulée en novembre 2018. Cela doit correspondre aux points 3 et 4 du document que nous avons remis sur VALORBI.
  • qu’un robinet d’incendie était hors service.

VALORBI traite trop d’ordure car effectivement elle à pris des tonnages supplémentaires en janvier 2018 (SITOM Littoral +  Agglo du Grand Orb) sans pour autant avoir l’infrastructure nécessaire, ce qui explique pourquoi autant de matière fermentescible s’est retrouvée enfouie illégalement à la décharge de St Jean de Libron. A présent 6 tunnels de stabilisations supplémentaires sont programmés pour les années à venir pour 2,5 millions d’euros afin de  faire face aux volumes: 2 tunnels pour le compostage des déchets organiques provenant de tri sélectif que l’exploitant va expérimenter l’année prochaine dans certains quartiers de Béziers. C’est plutôt une bonne nouvelle pour se préparer à 2023 ou cela deviendra obligatoire. Avec le tri à la source,VALORBI devrait enfin pouvoir commencer à valoriser la matière organique de nos poubelles …

Les 4 autres tunnels, c’est pour les ordures ménagères, mais, est ce pour produire les 15% de compost comme prévu avec le TMB (tri mécano biologique)? Ou est ce pour stabiliser toutes les ordures ménagères afin de pouvoir les enfouir de nouveau à la décharge de St-Jean-de-Libron? Cela serait à nouveau la porte ouverte au putrescible à moitié stabilisé…. Nous ne sommes pas près de l’accepter vue qu’il faut plus de 2 ans aux autorités pour faire en partie cesser les odeurs de biogaz chez les riverains de la décharge.

Sinon pour faire court, VALORBI ne valorise que 3% des déchets avec son TMB tout neuf à 10 millions d’euros contre 40 à 60 % initialement prévu. Elle fait aussi à priori de l’évaporation d’eau à hauteur de 22% mais compte tenu du constat du rejet d’eau noire dans le milieu naturel, on peut se poser des questions sur la réalité de l’évaporation. L’exploitant s’en défend compte tenue que leur enquête sur les eaux nauséabondes du ruisseau, leur a révélé que cela provenait de la zone de lavage.

De même nous avons eu l’explication de pourquoi le bassin de décantation est vide après l’épisode méditerranéen d’octobre. C’est parce qu’ils l’ont vidé, de peur d’un nouvel épisode méditerranéen. Nous apprenons donc que les eaux de ce bassin vont à la station d’épuration et non dans le milieu naturel comme nous le pensions.

Alors tout les plastiques retrouvés dans le fossé après l’épisode méditerranéen proviendraient de la zone de lavage ? Cela reste incompréhensible  pour nous, il nous faudra sans doute visiter l’installation de VALORBI pour mieux comprendre.  

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Fossé proche de VALOBI le 02/11/2019, après l’épisode méditerranéen.

 

2 / CSS de l’ISDND de St Jean de Libron

Idem un compte rendu officiel sera réalisé donc nous ne parlerons que des éléments forts de cette CSS. Suite à l’intervention des différents intervenants, le constat est à l’amélioration.

Objectivement depuis que la société de M. « Colar? » intervient sur le site pour gérer le captage et le brûlage du biogaz, la situation sur le gazage des riverains s’améliore, mais nous exprimons une réserve vis-à-vis des fumées de leur torchère, nous en reparlerons plus tard. Cette amélioration est confirmée par Environnement Air, la société qui détecte les fuites de méthane sur le site, par contre nous constatons qu’il y a beaucoup de points de fuites même sur les casiers fermés ce qui n’est pas rassurant pour l’avenir compte tenu de la multiplication des casiers et des grosses quantités de putrescibles enfouis dans l’illégalité en 2018.

Atmo, confirme également cette amélioration, la remorque d’analyse de l’air mise en place sur le site semble efficace pour détecter les H2S issus de l’activité d’enfouissement (fuites de Biogaz) qui incommodent les riverains, par contre, pour les fumées de torchère il nous semble que la remorque passe complètement à coté, nous en reparlerons lors d’un autre article. Cette amélioration ne doit pourtant pas cacher la réalité, car pour des riverains proches ou situés dans un courant d’air privilégié des biogaz, la situation reste préoccupante et nous avons signalé à l’ARS que même des gazages au taux inférieur aux Valeurs Toxiques de Références (VTR) sont problématiques et agissent sur la santé des riverains. L’ARS nous confirme alors que la référence à prendre en compte est celle de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) de 7µg / m³. Les taux de H2S doivent donc être inférieurs à 7µg / m³ par demi heure.

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extrait de l’Etude ATMO Occitanie

 Cet extrait de l’étude ATMO, nous explique que les odeurs peuvent être ressenties dès 0,7 µg / m³ et que l’OMS préconise une valeur guide de 7µg / m³ à ne pas dépasser. Nous voyons qu’en 5 mois les concentrations ont souvent effleuré cette valeur et l’on dépassé 295 fois.  Soit 1 heure par jour en moyenne de dépassements de cette valeur au quelle on peut ajouter les heures d’odeurs perceptible et incommodante mais en dessous de cette valeur donc non prise en compte et pourtant pénible.  Nous comprenons donc que la situation reste pour le moment officiellement problématique et non satisfaisante.

Lors de cette CSS, nous n’avons pas eu le temps d’évoquer le sujet de la pollution des eaux souterraines pour laquelle entre autre une étude hydrogéologique aurait du être réalisée depuis des mois et qui a été rappelé lors de l’arrêté de mesures d’urgences du 15/07/2019 :AP2019-I-909 150719 ISDND SJ de Libron, Mesures Urgence (lixiviats, étude hydrogéo., déchets hors casier).

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Extrait de l’arrêté du  15/07/2019 au sujet de l’étude hydrogéologique demandée depuis le 09/02/2018 mais toujours non réalisée.

Cette étude nécessitera de sérieuses explications sur les pollutions souterraines et sur le positionnement des piézomètres. A cette occasion nous espérons que cette fois M. le Sous Préfet va prévoir assez de temps pour en parler.

20190418_123420Par contre le sujet des eaux noires dans le ruisseau à été brièvement abordé. La source serait des déchets enfouis sans autorisation et hors casier dans les années fin 1990, nous faisons remarquer face à cela que les déchets ont été retrouvés fumant 20 ans après leur enfouissement. Donc il faut que les autorités prennent conscience que ce qu’ils laissent accumuler dans cette décharge va être problématique durant les 20 ans à venir, c’est pour cela que nous demandons l’arrêt définitif du putrescible sur cette décharge. Nous n’aurons pas le temps non plus d’aborder les solutions envisagées pour faire ces cesser cette pollution. Nous constatons que l’exploitant a mis 20 ans pour découvrir la provenance des ces eaux noires suite à une dénonciation sur facebook, sinon cela durerait encore …. Cette gestion du « pas vu, pas pris » n’est plus supportable.

Cette vidéo https://www.facebook.com/1188755741275878/posts/1231898496961602/ à été filmée et diffusée sur facebook le 25 novembre 2018.

Le lendemain l’exploitant fait un signalement à la DREAL d’après cet extrait du rapport d’activité de 2018.

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Cet extrait nous interpelle et nous nous demandons si le directeur DTEGD est allé sur le site pour constater par lui même la situation décrite par l’adjointe responsable.

Car nous avons le sentiment que cette déclaration à la DREAL était une mise en scène pour justifier les eaux noires dans le ruisseaux suite à la diffusion de cette vidéo sur Facebook.

Pourquoi ce sentiment? réponse en photos

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Photo du 25 novembre  2018, le jour de la vidéo du ruisseau, le bassin de lixiviat ne semble pas déborder contrairement  à ce qui sera déclaré à la DREAL le lendemain.

 

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Le 26/10/19 après un épisode Méditerranéen, là, il  déborde, il y a une différence de niveau d’environ un mètre entre les deux photos.

Ce sentiment de mise en scène augmente avec la suite des investigations de la CABM, qui nous laisse comprendre que les eaux noires du ruisseau n’ont rien à voir avec un débordement du bassin de lixiviat compte tenue qu’elles proviennent de déchets enfouis il y a 20 ans hors casier. Nous suspectons que cette pratique de mise en scène vis-à-vis des autorités soit une habitude.

Lors de cette CSS, nous avons pu aborder également le sujet des plastiques dans le ruisseau. C’est Mr Pujol (technicien à la CABM) qui nous en donne l’explication. Cela proviendrait du casier de Béziers 2 qui  se serait éventré avec les grosses précipitations, les déchets seraient alors tombés dans le bassin de lixiviat ce qui l’aurait fait déborder et les plastiques auraient fini dans le ruisseau.

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photo du ruisseau après l’épisode méditerranéen.

Face à cette explication, nous reconnaissons que les 200 mm de pluie tombée en 6h ont fait des dégâts sur Montimas. Donc que le casier Béziers 2 se soit éventré, est tout a fait possible bien que nous n’ayons aucune photos pour nous le confirmer. Cela expliquerait les plastiques dans le ruisseau.

Mais cette version est fortement mise en doute par les riverains ayant pris des photos les jours suivant l’épisode méditerranéen. Pour eux les plastiques viendraient des déchets non recouverts qui ont ruisselé. Et le bassin de lixiviat à débordé car l’eau qui arrivait du chemin n’avait d’autres choix que d’aller dans les lixiviats.

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Rien ne nous montre sur ces photos que le casier de Béziers 2 au fond en arrière plan est éventré.

Par contre que l’eau ait acheminé les déchets non recouverts du casier en exploitation, en ruisselant sur les couches d’argile imperméables est fort probable. Voir photos ci dessous.

 

P1110926P1110924P1110923P1110918P1070721 26.10.2019 15h48P1070719 26.10.2019 15h43

On nous fait également remarquer que le ruisseau a été nettoyé.

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Photo du 20 décembre 2019. Nettoyé est un grand mot car nous avons plutôt l’impression que le fossé à été curé et les plastiques sont resté tels quels et en parti enfouis sous la terre alors que nous sommes à l’extérieur du site. Toujours aussi lamentable, ils ne se sont même pas donné la peine de ramasser les plastiques.

Au cours de cette CSS, il faut savoir que les esprits se sont un peu échauffés. Car dès que les politiques se sont absentés (M. Ménard et M. Renau) M. Christian Pouget a mis la pression, car sous prétexte d’un autre rendez-vous dans 10 mn, il nous a demandé de ne plus interrompre les intervenants par des questions. Nous n’avons été autorisés qu’à poser à nouveau quelques questions à la fin. Nous nous y attendions, c’est pour cela que nous avons envoyé des documents avant la réunion.

Avant que M. Renau (responsables des ordures à la CABM) ne parte, celui-ci pour contrer nos photos de non recouvrement de la veille au soir, a présenté une photo que ses services lui ont transmis. C’est une photo du  casier en cours d’exploitation sous un autre point vue, qui laisse penser que ce casier est recouvert de terre le jour de la CSS à 11h. Qu’est-ce que cela signifie? Un recouvrement à 11h alors qu’ils sont en pleine activité? Quel est le but de cette manœuvre? Est ce pour nous discréditer?

Résultat: l’exploitant (la CABM) n’aura absolument pas à se justifier de ce non respect des règles pourtant très mal vécu par les riverains exposés aux gaz. Il faut bien comprendre que le non recouvrement est vécu comme de la provocation et une faute grave, car Environnement Air met en évidence qu’il y a des fuites de méthane au niveau des déchets non recouvert et Atmo met en évidence que les odeurs sont principalement la nuit. Nous avons le sentiment que Mr Christian Pouget (Sous Préfet) cautionne l’infraction malgré les mises en demeures sous prétexte que c’était recouvert à 11h le lendemain matin, peut être pense t’il que nous mentons…

Pourquoi avons nous l’impression que Mr Pouget cherche toujours à défendre le point de vue de la CABM plutôt que la population soumise aux nuisances? C’est parce que nous n’avons pas entièrement confiance en son action que par lettre recommandée du 19/09/2019 adressé au préfet de L’Hérault et sous couvert de la Sous préfecture de Béziers, nous demandions un entretien avec M. le préfet de l’Hérault et non M. le sous préfet de Béziers. Nous n’avons obtenu a ce jour aucune réponse.

 Au cas ou cette photo présentée par M. Renau avait pour objectif de nous discréditer, nous publions quelques photos supplémentaires du jeudi 5 décembre à la fermeture, afin de montrer qu’il est très facile de connaitre la vérité. Car ce soir là, il y avait du monde sur la décharge (des témoins potentiels !!!). Mr Pouget va t’il demander une enquête pour éclaircir cette situation? L’avenir nous le dira mais nous nous faisons peu d’illusion car jusqu’à présent  ce genre de manœuvre de la CABM a toujours été laissée sans suite.

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16h42 un engin travaille au recouvrement des déchets, la présence d’oiseaux en nombre nous laisse penser qu’il y a du putrescible. La DREAL reconnait que cela pose question.
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16h42
P1070763 05.12.2019 16h50
16h50

 

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16h52 une entreprise extérieure travaille sur la nouvelle torchère sans doute pour les analyses de fumées.

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P1070771 05.12.2019 17h10
17h10
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17h19 une personne récupère des bricoles dans les ordures non recouvertes
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17h18
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17h24
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17h25

Ce n’est pas la première fois que nous mettons en doute la parole de responsables des ordures de la CABM et notamment vis à vis des recouvrements, cela fait des années que l’association de quartier le dénonce. Pour mettre un terme à cela il suffirait pourtant, d’avoir de la vidéo surveillance avec enregistrement. La DREAL peu parfaitement imposer à la CABM de prouver les recouvrements quotidiens (constats d’huissier, vidéos…..). Réfléchissez y, messieurs les responsables politique et messieurs de la préfecture, la situation est très sensible et votre mépris est visiblement grandissant…

Pourtant un soir de match, Mr le sous Préfet  a été informé par un riverain des non recouvrements  en lui montrant ces photos du 11 octobre 2019 vers 17h00 ( voir photos ci dessous). On y voit des personnes récupérant des bricoles sur les déchets non recouvert  et il y a même la présence d’ un pneu, c’est interdit aussi… Deux infractions ce soir là, même trois avec les intrusions et les risques que cela engendre. Un simple mégo  de cigarette sur une fuite de biogaz et c’est le drame pour ces gens et pour les riverains (fumées toxiques si incendies voir même explosion).

 

 

Absolument certain de leur totale impunité, dés le lendemain de la CSS le mépris et l’infraction de non recouvrement  continu. C’est totalement révoltant pour ne pas dire « dégueulasse ». Cela restera ainsi tout le week-end…. sans commentaire… Voir photos ci dessous.

 

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Le 7/12/2019 17h15
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Le 7 décembre 2019 17h13

Autre effet visible du non recouvrement des déchets sur le week-end suivant le 14 décembre 2019: l’envol des plastiques.

 

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17h09 déchets non recouvert
P1070798 14.12.2019 17h14
17h14
P1070796 14.12.2019 17h09
17h09
P1070794 14.12.2019 17h07
17h06 avec le grand vent, les plastiques se promènent.
P1070793 14.12.2019 17h06
17h07, là le grillage à arrêté quelques plastiques mais d’ autres sont  sortie du site.

Mais les autorités continuent de ménager et de croire cet exploitant qui est notre communauté d’agglomération, c’est  scandaleux et honteux …..

 

A cette CSS, j’ai été personnellement mis en garde par Mr le Sous Préfet, Christian Pouget   qui verbalement m’a exprimé que j’étais excessif. Pourquoi ?

  • Car j’ai remis en cause l’étude sur les H2S d’Environnement Air. Cette dernière utilisait une VTR (Valeur Toxique de Référence) non appropriée à la situation. Si on transcrivait cette étude avec la VTR approprié, celle correspondant aux expositions supérieur à un an. Cette étude montrerait des dépassements en moyenne de 5 fois la VTR sur les capteurs placés chez les 3 riverains entre le 7 février et le 8 mars 2019. Bien que Mr le sous préfet m’accuse de contester les études qui ne me plaise pas, c’est bien les autorités (ARS, DREAL, préfecture) qui ne tiennent pas compte d’une étude qui dérange. Car pour eux, cette étude n’est pas sérieuse.
  • car j’ai évoqué un scandale quand suite à une de mes questions, Environnement Air nous dit qu’il n’y a pas d’autres études que celle du 7 février au 8 mars, alors que ses capteurs sont restés chez les riverains jusque fin avril . C’est fort regrettable car avril 2019 a été un mois difficile pour les riverains et nous aurions aimé avoir les résultats jusqu’à la 1ère quinzaine d’Avril. Ensuite ATMO arrive et prend le relaie.
  • Alors j’ai rajouté que forcément, Environnement Air étant payé par la CABM,  ne va pas  publier une étude compromettante. Cela n’a visiblement pas plu à M. le Sous Préfet. Mais c’est la réalité car des données ont bien été enregistrées par les capteurs, donc si il n’y a pas de rapport supplémentaire c’est   sous les directives du donneur d’ordre, la CABM. Rappelons qu’en conférence de presse du 09/01/2019 devant les journalistes, M. Renau promettait la pose de capteurs dans les 15 jours chez des riverains. Pour finalement ne divulguer que 1 mois de résultat et encore par le biais du tribunal administratif et avec une conclusion erronée à leur avantage.

 

Cette décharge pollue l’air, les eaux souterraines, les eaux de surfaces, a déjà subit un incendie,  il ne manque plus qu’une explosion ou un nouvel incendie et nous aurons subit la total. Mais rien n’est impossible, la décharge de la CABM à  Sérignan à bien brûlée cet été, sans polluer parait-il (La CABM viendrait-elle de trouver un moyen révolutionnaire de gérer les ordures sans polluer ???).

 

  • La manière dont l’autorisation de prolongation de février 2018 à été obtenu (études d’impact biaisé, aveuglement face aux pollutions des eaux souterraines, aucun contrôle de l’air  rendu obligatoire malgré les plaintes,…..) alors qu’une autre méga décharge à été autorisée dans le même secteur est tout simplement immoral.
  • L’absence de réactions de la CABM et des autorités malgré des alertes de riverains et les plaintes réglementaires. Il faudra une manifestation et des constats d’huissier pour avoir une réaction.
  • L’incapacité des autorités et de la CABM à reconnaître que notre santé à été mise en danger durant toute l’année 2018. Car tous se réfugie derrière l’étude officielle ATMO démarrée seulement le 15/04/19 après 4 mois de travaux d’urgence. Travaux qui permettent aujourd’hui de capter environ 600m³/h de biogaz supplémentaire qui avant  s’échappait et nous intoxiquait. Alors cette étude démontre simplement la qualité de l’air après travaux et en aucun cas ce que nous avons subit en 2018 avec des fuites de biogaz d’environ 600m³/heure.
  • Les mises en scènes (ou scénario) de responsables des ordures à la CABM pour justifier d’anomalies à la DREAL.
  • Le refus des autorités a sanctionner les non recouvrements journaliers des déchets et le non respect de  l’interdiction d’apport de putrescibles (que nous laisse supposer la présence de nombreux oiseaux, rats et  mouches). 

Face à tout cela, nous sommes désolé, mais nous ne nous sentons absolument pas en sécurité dans de telles conditions. Vous (CABM et Préfecture)  avez pourri 2 ans de notre vie,  certains riverains ont dû prendre de lourdes décisions familiales et professionnelles. 2 ans sur une vie c’est beaucoup, malheureusement ce n’est pas fini pour certains riverains qui sont dans leur troisièmes année de gazage, et la peur que cela recommence angoisse toujours les autres.

Alors sincèrement, suis-je vraiment si excessif quand on voit que nous sommes toujours   « pris pour des imbéciles par la CABM »  même en pleine CSS ? avec cette photo prise à 11h le jour de la CSS pour évincer le non recouvrement de la veille au soir et l’excuse inattendu du casier de Béziers 2 éventré. Cela permet en une explication de couvrir 3 anomalies:

  • cela justifie les plastiques dans le ruisseaux
  • cela justifie le débordement du bassin des lixiviats
  • et surtout cela permet de ne pas se justifier du non recouvrement des ordures lors de l’épisode méditerranéen qui pour nous est la cause des plastiques retrouvés dans le ruisseau.

Nous  demandons donc à la DREAL et à la préfecture (par le biais de la sous préfecture)  d’ avoir accès au  compte rendu qui leur a été fait par la CABM suite à cette événement avec des photos, afin de nous rendre compte de la réel ampleur du problème signalé sur le casier de Béziers 2. Mais quand obtiendrons nous cette information ? dans  6 mois, 1 an, jamais ?

Le 20 décembre 2019 je me rends personnellement à proximité du site pour essayer de comprendre à quoi Mr Pujol faisait allusion lors de la CSS, car il avait préciser que s’était  visible de où nous prenons des photos. Voici donc une photo de ce vendredi 20 décembre 2019 à 16h35 de ce qui pourrait correspondre à sa déclaration.

DSC_0024.JPG
En bas le bassin de lixiviat qui avait débordé, à droite nous supposons qu’il s’agit de ce dont parle Mr Pujol (casier Béziers 2 soit disant éventré qui serait la cause des plastiques dans le ruisseau) mais nous ne voyons qu’un ravinement de terre. A gauche le casier en exploitation qui était non recouvert le jour de l’épisode Méditerranéen. Alors d’où provenaient les plastiques retrouvés dans le ruisseau ? du casier de Béziers 2 fermé depuis 12 ans ou du casier en cours d’exploitation  qui n’était recouvert de terre lors de l’épisode méditerranéen?

 

Nous constatons que l’étude d’impact, l’enquête publique, les règles de la préfecture, le suivi des eaux souterraines, les plaintes officielles d’odeurs,  tout est fait pour satisfaire un folklore administratif qui se révèle être d’une inefficacité déroutante, qui ne protège ni l’environnement ni les humains que nous sommes. Seul nos interventions ont fait qu’aujourd’hui nous avons peut être évité le pire: la mort de riverains ou de salariés de la CABM.

M. le préfet de l’Hérault, nous faisons de nouveau appel à vous, s’il vous plait, apaisez les riverains en interdisant strictement tout nouvel apport de putrescible et fermer cette décharge au  plus tôt. 

Petite info: Nous déplorons la manière dont se déroulent  les CSS, par conséquent nous soutenons l’association de quartier qui à introduit un recours en justice.

Déclaration commune CDHBM et CDASM remis  lors de la CSS du 6 décembre 2019 (CSS Valorbi et ISDND)

CDHBM-CDASM communiquer de presse du 9 décembre 2019 suite à la CSS du 06/12/19

Les services de la préfecture pratiquent la rétention et la dissimulation d’informations à l’égard des riverains et des associations de défense de l’environnement, au mépris des dispositions du code de l’environnement: La Commission d’Accès aux Documents Administratif (CADA) sollicité estime que les documents sont communicables.

la CADA donne son avis favorable pour les documents demandés par le CDHBM

la CADA donne son avis favorable pour les documents demandés par le CDASM

extrait CADA.GIF
Extrait des réponses  de la  CADA

Pour les odeurs: une fragile amélioration encore marquée par des gazages. Pour les eaux: c’est lamentable.

1/ Les odeurs:

Sans parler de ces deux dernières années catastrophiques, cela faisait des années que par temps humide, des odeurs  de la décharge incommodaient les riverains  à plusieurs   km à la ronde.  Contre toute attente après une grosse sécheresse de 10 mois qui limitait les odeurs, le 23 octobre 2019 Béziers subit un gros épisode méditerranéen (250 mm environ) et suite à cela comme annoncé, les odeurs dégénèrent à nouveau mais heureusement pas au même niveau que ces dernières années. Incroyable !!! L’exploitant, l’agglo de Béziers, va t’il enfin maîtriser son monstre ? Malheureusement pour le moment  les gaz impactent toujours des riverains dont la santé a été mise à mal durant ces 2 dernières années.  Mail d’un riverain à bout de nerf a cause des odeurs le 22 novembre 2019 vers minuit aux responsables (agglo, préfecture, ARS,etc….) 

Coup de gueule  également sur facebook d’une automobiliste Biterroise témoin des odeurs sur la A75:

odeur facebook.GIF

Par conséquent, pour les odeurs il y a du  mieux mais ce n’est pas encore satisfaisant.

Surtout que l’exploit de presque respecter la réglementation demeure  très fragile, pour plusieurs raisons:

  • a)  Il n’y a théoriquement plus d’apport de putrescibles depuis janvier 2019. D’abord par décision politique de l’agglo, puis par interdiction préfectorale.  Mais cette interdiction préfectorale n’est que provisoire. Alors que se passera t’il ensuite ? La préfecture va t’elle encore nous prendre pour des cobayes en ré-autorisant le putrescible ?
  • b) Une simple panne de torchère et la situation dégénère à nouveaux. Exemple dans la nuit du 6 au 07/08/2019 la nouvelle torchère s’est arrêtée pour une raison quelconque, immédiatement un riverain  particulièrement exposé réagit au gaz. voir photo ci dessous et l’article « recours devant le conseil d’Etat ».
  • 2019 08 07 JP yeux explosé
  • c) Nous voyons ce riverain avec les yeux rouge larmoyant le 7 aout 2019 et pourtant l’étude officiel d’ATMO Occitannie qui détecte bien une hausse des H2S nous laisse clairement comprendre que cette mesure est  conforme à la réglementation.  Voir schémas ci dessous (tiré de la présentation d’ATMO  en prévision de la CSS du 7/11/19). Nous comprenons donc qu’il est parfaitement réglementaire d’intoxiquer les riverains.
    atmo H2S.GIF
    L’arrêt de la torchère à un effet immédiat sur la santé de ce riverain mais pour les autorités ce jour là, les concentrations en H2S sont conformes à la réglementation.
    atmo H2S odeur.GIF
    Il sera simplement reconnu que l’odeur était perceptible.

    Ce jour là, le courant d’air exposait-il plus ce riverain, que la remorque d’analyse d’Atmo ?  Ou compte tenue de la très forte exposition aux biogaz de ces deux dernières années, des riverains se seraient ils hyper sensibilisés aux composants du biogaz ?
    Cette hypothèse est de plus en plus redoutée, car d’autres riverains ont par exemple des maux de têtes qui surgissent quelques minutes avant même que les odeurs ne soient perceptibles. Donc il est évident que des riverains réagissent à présent à des concentrations très faible en H2S.  L’agglo va t’elle indemniser convenablement ces riverains  pour les inciter à déménager et ainsi préserver leurs santés ??? ou va t’elle s’en moquer et  faire tout ce qu’elle peut pour continuer à enfouir des déchets putrescibles ?

cliquer ici pour zoomer cette frise chronologique des fuites de biogaz.

frise des fuites de gaz
Cette frise démontre clairement que l’étude officiel Atmo n’arrive que des années après nos plaintes et 4 mois après la mise en place de travaux d’urgence.  D’après l’étude « Environnement Air » le mois de juin 2018  est tout rouge de fuite de biogaz, il faut savoir que avril 2018 était encore pire. Malheureusement aucune étude d’Atmo à ce moment là, dommage, car elle aurait mis en  évidence l’empoisonnement subit par les riverains. Pourtant lors du renouvellement d’autorisation préfectoral de février 2018, l’association de quartier avait belle et bien demandé la mise en place d’un suivi par Atmo.   Alors à présent si des riverains sont hyper sensible au biogaz, l’agglo et la préfecture doivent assumer leurs négligences.

 

Outre cette nuit du 6 au 7/08/19 qui pose question pour la santé des riverains même avec une concentration de H2S réglementaire, l’étude Atmo Occitanie démontre bien des dépassements de la  VTR (Valeur Toxique de Référence) aigüe (de 1 à 7 heures) à 16 reprises entre mi avril et mi juin. Alors, la préfecture et l’ARS vont elles réagir ??? 

  • d) Des déchets putrescibles seraient il encore enfouis à la décharge de St Jean de Libron malgré l’interdiction par arrêté préfectorale ?

De nombreux éléments nous le laissent penser, comme la présence des oiseaux qui se jettent sur certains chargements et en ignorent d’autres, curieux non ? Il y a également une forte invasion de mouches et de rats. Nous doutons qu’ils viennent uniquement pour le plastique. Voir ci dessous la récolte de mouches d’un riverain proche de la décharge, le 16 octobre 2019 au bout  de 15 jours de piégeage.

Ces constats comme d’habitude ne seront pas pris aux sérieux par les autorités, alors peut être qu’un constat plus scientifique suite à la nouvelle étude d’Environnement Air les fera réagir. Voici des extraits du rapport d’Environnement Air du 14/10/2019. 

fuite de CH4.GIF
Cette page nous apprends que le casier en cours d’exploitation (casier 4) représente à lui seul  50% des fuites de méthane.
évolution des fuite.GIF
Cette page nous montre que globalement la situation s’améliore timidement mais pas pour les fuites de méthane  les plus importantes (de 5 000 à 10 000 ppm) en rouge, qui ont même tendance à augmenter.
fuite et déchets non recouvert.GIF
Et enfin, cette page,  qui montre de nombreuses  fuites importantes  de méthane sur le casier 4 en cours d’exploitation au niveau des déchets non recouvert.

Cette dernière page pose question sur 2 points:

1/ Premièrement : De grosses fuites au niveau des déchets non recouvert notamment au niveau des nombreux fronts de déchets.  Cela fait des années que nous dénonçons le mauvais recouvrement. Quand, les autorités agiront-elles pour le faire respecter ???  Surtout que lors de notre 2eme recours  au tribunal administratif de Marseille, l’agglo  de Béziers a présenté un compte rendu de visite rédigé par Véolia qui ventait la gestion sérieuse de la décharge de St Jean-de-Libron avec un bon recouvrement et l’absence de front de déchets. Ce compte rendu présenté au juge  nous sert à présent de référence ou alors était-ce simplement pour manipuler le juge ???                                                                                               Voici quelques extrais de ce compte rendu de visite.

photos recouvrements
Impressionnant, les riverains n’ont jamais vue la décharge recouvert ainsi.
compte rendu de visite véolia
Voici un extrait du Compte Rendu de visite de Véolia qui vante la bonne gestion de ce site exploité à plat et sans front de déchets non couvert.

La réalité est un peu différente avec un joli front de déchets non recouvert d’où du gaz s’échappe en grosse quantité d’après Environnement Air:   Voici une  photo récente du samedi 26 octobre 2019 à 15h45. Pour le week-end les déchets ne seront pas recouvert…P1070720  26.10.2019  15h46.JPG 

2/ 2eme question que pose cette page d’Environnement Air ?  Y a t’il encore eu des apports de putrescibles en 2019 malgré l’interdiction ? 

 Le rapport d’Environnement Air du 14 octobre 2019, nous montre un grand nombre de fuites de méthane sur le casier en cours d’exploitation (50%). Pourtant lors de la visite de Véolia le 27 février 2019 nous voyons que le casier est entièrement recouvert de terre. Ceci devrait faire un peu barrière au biogaz surtout que des drains sont en place afin de les aspirer et les brûler.  Depuis en théorie il n’y a eu aucun  apports de déchets putrescibles. Alors comment expliquer encore autant de fuites de méthane et même des fuites conséquentes de plus de 5 000 ppm en pleine sécheresse ce qui limite la méthanisation???  Nous pouvons fortement  penser que du putrescible a encore été enfouis en 2019 malgré l’interdiction.

  • e) En vieillissant, même fermés, les casiers laissent encore échapper du biogaz (50% des fuites sur les casiers fermés).

Fuite de méthane sur l'ensemble de la déchargerépartitions des casiers

Sur ces photos nous pouvons  prendre conscience que tout les casiers fuient, même « Béziers 2 » pourtant fermé depuis 12 ans.

Pire, les fuites sont de plus en plus importantes (Béziers 2 et Béziers 3 casier 1) comme en témoignent ces deux photos comparatives ci dessous.

evolution fuite bz2.GIF

Selon  l’étude d’Environnement Air, cela serait provoqué par des condensats dans les collecteurs.

Traduction: Cela veut dire qu’il y a de l’eau dans les tuyaux qui acheminent  le gaz des déchets aux torchères. Cette eau créé un bouchon et empêche le gaz de passer, du coup le gaz monte en pression et fuit au niveau des casiers au lieu d’être acheminé et brûlé par les torchères.

Pourquoi y a t’il de l’eau ? parce-que le tuyau c’est affaissé et forme une cuvette à cause d’une mauvaise pause ou de l’affaissement naturel des ordures dans le temps.

Rien de mieux qu’un bon schéma pour comprendre…

condensats dans collecteurs.png

Conclusion sur les odeurs:

Quand on sait qu’il faut environ 20 ans pour arriver au bout du phénomène de méthanisation des déchets enfouis, les 50% de fuites même sur des casiers fermés sont très très inquiétantes pour l’avenir. Surtout avec la multiplication des casiers et les quantités de putrescibles enfouies récemment.

Alors nous demandons à la préfecture de faire preuve d’un peu de bon sens. Il faut cesser d’aggraver la situation en interdisant strictement tout nouvel apport de putrescibles. Pour les 20 ans à venir, la priorité doit être de maîtriser les casiers déjà fermés. Il faut prendre conscience qu’avec les trois torchères plus les fuites, cette décharge produit  bien plus de 1000 m³/heure de biogaz, c’est colossal. Le moindre problème peux avoir de graves conséquences au milieu d’habitation (incendie, explosion, intoxication).

Alors à présent l’exploitant doit faire face à l’hyper sensibilité de certains riverains  au biogaz qu’il a provoqué par ses négligences. II doit faire en sorte que les torchères ne tombent plus en panne. Réaliser constamment des travaux pour palier aux  fuites des casiers qui vieillissent et recouvrir réellement le casier en cours d’exploitation.

L’agglo et la préfecture vont-elles faire preuve de bon sens en interdisant définitivement tout apport de déchets fermentescible??? L’avenir nous le dira….

 2/ Les eaux:  lamentable !!!

a) les eaux souterraines:

Cela à été développé dans l’article précédent donc voir l’article « de vives suspicions….. » . En résumer, nous nous demandons à quoi sert le suivi des eaux souterraines, si la DREAL se laisse systématiquement aveugler par les conclusions biaisées des études payées par l’exploitant. Chlorures dans les nappes

Car se graphique démontre clairement l’influence de la décharge sur les nappes souterraines.

Nous soupçonnons la DREAL de ne pas faire son rôle de gendarme, au contraire elle serait même complice de la situation. Par exemple en tentant indirectement d’influencer le commissaire enquêteur  lors de l’enquête publique de 2016.

complice DREAL.jpg
Voici  un extrait du compte rendu de CSS du 08/09/2016. Mr REY**** est un agent de la DREAL qui visiblement souhaite que le commissaire enquêteur donne un avis favorable. A noter que cette soit disant convention avec un apiculteur était une fois de plus du tape à l’œil, une manipulation de plus…. car 3 ans plus tard, il n’y a toujours pas de ruches sur cette décharge. Pour le traitement des lixiviats par des roseaux nous en entendons plus parler non plus…..

Il est également bon de rappeler que lors d’un contrôle en octobre 2018, l’exploitant reconnait enfin enfouir du putrescible mais la DREAL ne réagit pas alors que nous étions intoxiqués.

dreal30 10 2018
extrait du rapport  d’inspection du 30/10/2019

La DREAL laissera en toute impunité et en total illégalité, l’exploitant enfouir des déchets organiques non stabilisés en état de putréfaction jusqu’à la fin de l’année 2018. Il faudra attendre l’arrêté préfectoral du 14 mai 2019 pour clarifier temporairement la situation.

extrait arrêté préfectoral lilit organique.jpg
extrait le l’arrêté préfectoral du 30/05/2019 limitant temporairement les déchets organiques plus de 6 mois après que l’exploitant ai reconnu les faits reprochés.

On peut donc fortement s’interroger sur l’intégrité du « gendarme » la DREAL. Celle-ci agit-elle réellement pour le respect de l’ Environnement et des Humains ou répond t’elle à des préoccupations plus  préfectorales voire politiques ???

b) les eaux de surfaces:

Le ruisseau qui relie la décharge au cours d’eau le Libron ne cesse de faire parler de lui. Voir article « qualité de l’eau douteuse ….. »

Effectivement suite aux signalements des eaux noires de ce ruisseau, des investigations ont été menées et révèlent que des déchets ont été enfouis hors casiers sans autorisation préfectorale.   Le préfet a donc pris un arrêté de mesures d’urgences le 15/07/2019.

AP2019-I-909 150719 ISDND SJ de Libron, Mesures Urgence (lixiviats, étude hydrogéo., déchets hors casier)

Suite à cela un nouveau bassin à été créé au point de rejet dans le milieu naturel des eaux du site.

20190418_123420
Point de  rejet  dans le milieu naturel avant travaux le 18 avril 2019
P163507 17.11.2019 16h37
Point de rejet dans le milieu naturel en cours de travaux le 17 novembre 2019

Pour le moment nous ne voyons pas trop la différence de couleur de l’eau rejetée dans le milieu naturel !!!!! Comme pour les odeurs il semble que les solutions ne soient que des rustines. Pour palier aux nombreux problèmes, cette décharge au milieu d’habitations ne semble fonctionner que par  des expérimentations au jour le jour. Les riverains en sont devenus  les cobayes !!!  Est ce normal ???

P1110952.JPG
Photo du ruisseau après les grosses pluies du 23/10/2019, il est pourri de plastiques.

baleine echouéeNous avons pu constater que lors de l’épisode méditerranéen du  23 octobre 2019, le ruisseau à charrié beaucoup de déchets plastiques (photos ci dessus) de la décharge  au  milieu naturel. Ceci est ignoble et révoltant…..  Les déchets de la décharge de Saint Jean-de-Libron sont-ils  allés jusqu’à la mer, pour participer à la pollution qui fait les gros titre dans des journaux comme la photo ci contre ???

Quel « rustine » cette fois ci, l’exploitant va t’ il mettre en place pour éviter cela à l’avenir ??? Un bon recouvrement aurait déjà été bien. Mais faute de sanctions, l’exploitant continue de faire comme bon lui semble. Cette décharge cumule les pollutions les une derrières les autres, c’est véritablement lamentable….

P1110939
Bassin de lixiviat, 3 jours après l’épisode Méditerranéen.

Lors de ces pluies, les bassins ont cette fois réellement débordés alors qu’ils étaient quasiment vide avec la sécheresse. Cela est curieux car d’après le maître d’ouvrage dans l’extrait ci dessous  de l’enquête publique de 2016, les bassins de lixiviats ont soit disant une capacité excédentaire. Ils ont débordés et nous ne sommes pourtant qu’à environ 450 mm d’eau depuis le début de l’année contre plus de 900 mm l’an dernier à la même période (640 mm pour la moyenne annuelle).  Encore une incohérence de l’enquête publique, serait ce une manipulation de plus ?

lixiviat.GIF

Le constat est clair, la gestion des eaux est désastreuse sur cette décharge. Mais surprise il semble bien que cela soit la même chose à VALORBI… réflexions et questions sur VALORBI qui sera remis à la prochaine CSS.

Face à toute ces anomalies et au rapport de la chambre régionale des comptes sur VALORBI, nous constatons que l’étude d’impact et l’enquête publique de 2016 sont totalement biaisées. L’arrêté préfectoral en vigueur est principalement basé sur des mensonges, des manipulations, il est totalement obsolète et non respecté. De toute évidence un nouvel arrêté est nécessaire car pour le moment  tout est « bidon , folklorique, une mascarade, etc…… ».

Un peu de sérieux et de véritables règles sont nécessaires et en cas de non respect, des sanctions doivent être appliquées. Car pour le moment la préfecture brille par son indulgence envers cette exploitant, la Communauté  d’Agglomération Béziers Méditerranée. L’absence de sanctions intrigues  de nombreuses personnes de droits….

 

De vives suspicions à l’encontre de l’Etat suite à l’incendie de Lubrizol à Rouen. Ces suspicions sont pour nous légitimes au vue de ce que nous vivons avec la décharge de St-Jean-de-Libron.

Responsabilité de l’industriel (l’exploitant) ou de l’Etat?

Petit historique de la décharge de St-Jean-de-Libron à Béziers pour comprendre comment fonctionne les relations exploitant, autorités et riverains :

  • La décharge de St-jean-de-Libron a débuté dans les année 1976-78.
  • Elle à fonctionné dans l’illégalité jusque dans les années 1990
  • Un à deux millions de tonnes de déchets ont été enfouis dans cette décharge. (difficile d’être plus précis compte tenue que pendant presque 20 ans les déchets n’étaient pas pesés.)
  •  En 1999 cette décharge obtient enfin une autorisation préfectorale pour fonctionner malgré l’avis défavorable du commissaire enquêteur en 1998 qui craignait que la décharge ne pollue la nappe d’eau la plus profonde (voir ci dessous quelques précisions à ce sujet dans  l’enquête publique de 2016), donc 1er passage en force de l’exploitant et des autorités.
  • avis négatif commissaire enquêteur
  • Arrêté de d’autorisation préfectoral (pour la prolongation) du 9/02/2018 très très discutable:

  1/ L’eau:  2ème passage en force de l’exploitant et des autorités avec l’arrêté d’autorisation de février 2018 bien que cette fois le commissaire enquêteur ait remis un avis favorable mais a émis quelques recommandations vis à vis des odeurs qui incommodent les riverains. Pour les odeurs nous y reviendrons plus loin, pour le moment restons sur le risque de pollution des  nappes d’eau souterraines. Pour comprendre voici un extrait de la lettre du 18/09/2019 envoyée à Mr le Préfet sur ce sujet .

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Emplacement des piézomètres de contrôle.

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Ce graphique tiré du compte rendu d’activité de 2018 informe sur les résultats d’analyses des chlorures des piézomètres de contrôle réalisées depuis  2008.  Ce graphique démontre clairement la pollution des nappes provoquée par la décharge.

Le triangle (Pz4 aval de la décharge) et le rond (Pz3 amont) représente  une nappe superficielle: nous voyons clairement un très gros écart entre les deux, cela signifie que la décharge pollue  la nappe peu profonde. A remarquer que le rond monte fortement sur la dernière analyse, cela peut venir du ruisseau noir de lixiviat vue en 2018 qui passe juste a coté du Pz3.

Mais plus grave, en 1998 le commissaire enquêteur avait  émis un avis défavorable pour le risque de pollution de la nappe profonde (Astien)…  et bien ce graphique démontre qu’il avait raison, sa crainte est devenue réalité.

La croix (Pz2 aval) et le carré (Pz1 amont) représentent la nappe Astienne et l’écart entre les deux démontre là aussi les pollutions provoquées par la décharge, même sur la nappe profonde. Alors comment l’Etat peut-il cautionné une telle pollution en autorisant la prolongation de cette décharge ? En effet, ce graphique démontre clairement que la décharge pollue la nappe la plus profonde (l’Astien) depuis de nombreuses années. Fait aggravant, de nombreux riverains n’ont que leurs forages pour s’alimenter en eaux. Face à cela cette décharge doit rapidement fermer. La moindre des choses maintenant est de contraindre  l’exploitant à financer le raccordement à  l’eau potable de tous les riverains.

Remarque: les piézomètres en amont censés représenter les eaux témoins non exposées aux pollutions de la décharge sont situées dans des endroits très critiquable.

Pz1 est trop près de la décharge et peut être  touché par des pollutions provoquées par celle ci ( ex en 2009: une pointe à  plus de 300 mg/l de chlorure, voir graphique ci dessus).

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Pz3 est trop proche du lit du ruisseau qui sort de la décharge qui est donc potentiellement pollué comme à l’évidence en 2018.

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ruisseau le 25/11/2018

Par conséquent il est fort probable que si les piézomètres témoins (en amont) étaient placés plus judicieusement, ils montreraient des eaux conformes aux moyennes de la nappe Astienne soit bien inférieur à 100 mg de chlorures/l.

2 /L’air: la qualité de l’air, l’élément qui a mis le feu au poudre.

Petit historique:

  • Depuis plusieurs années l’association de quartier dénonce les mauvaises odeurs en commission de suivi de site et de toute évidence l’agglo et Mr le sous Préfet s’en moquaient totalement…
  • 2016, les riverains se sont déplacés massivement pour se plaindre au commissaire enquêteur,  l’enquête publique fait donc ressortir un gros problème d’odeur.
  • 2017 des plaintes sont directement envoyées en préfecture pour se plaindre des mauvaises odeurs  devenues quotidienne.
  • janvier 2018 de grosses pluies déclenchent une forte méthanisation, l’empoisonnement au gaz commence véritablement et s’est poursuivi ainsi jusqu’en avril 2019. Cela veux dire des irritations aux yeux et des maux de têtes quasiment tout les jours pour des riverains.
  • 8 février 2018 la préfecture valide l’arrêté d’autorisation jusque 2029, alors que nous subissons un gazage intense. Sans aucune précaution pour les riverains autre qu’un recouvrement de terre quotidien toujours non respecté malgré les mises en demeures. L’association de quartier demandait la mise en place d’un suivi de l’air par Atmo Occitanie, mais nous n’aurons rien… Alors  suite à l’incendie de Lubrizol, Madame Elisabeth Borne Ministre de la transition écologique et solidaire peut s’émouvoir le 2/10/19 devant les députés que les gens ne se déplacent pas assez lors des enquêtes publiques, mais cela ne sert strictement à rien…. Nous nous sommes déplacés… et pourtant la préfecture est restée totalement sourde.
  • pendant l’année 2018 de nouvelles plaintes partent directement en préfecture mais toujours aucune réaction. En juin la préfecture est informée de la création du collectif Droit à un air sain à Montimas.
  • En novembre nous débutons les constats d’huissier. Suite à cela, l’agglo va enfin reconnaître les odeurs… jusque là, elle niait ou trouvait des excuses bidons.
  • A la mi novembre 2018, la préfecture est informée que le collectif organise une manifestation le 1er décembre au rond point de Jardiland. Nous sommes rapidement contactés par le commissaire de police de Béziers qui veut en savoir plus sur l’organisation de la manif. Nous demandons alors à rencontrer Mr le Sous Préfet avant la manifestation pour lui expliquer notre situation mais pas de réponse.
  • 1er Décembre 2018, manifestation, 150 personnes se mobilisent pour dénoncer les gazages que nous subissons, la population est très réceptive  et de nombreux usager de la D28  se demandaient justement d’où provenaient ces odeurs de gaz?  Pas de visite de Mr le Sous Préfet, seulement d’un conseiller communautaire (Mr Resplandy) et de Mr le Maire de Béziers.
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  • Après encore un gros mois de calvaire pour les riverains et de nouvelles demandes de rendez vous en décembre 2018, le 4 janvier 2019 Mr le Sous Préfet avec deux représentant de la DREAL nous reçoivent enfin. Cette réunion débouchera sur un arrêté de mise en demeure le 29/01/2019 entre autre pour faire cesser les odeurs pour le 06/02/2019. Peine perdu cela perdure toujours. Moins fréquentes depuis mai 2019 il est vrai avec cette sécheresse record, mais toujours bien présentes pour des riverains , encore la nuit  dernière du 8  au 9 octobre 2019 de fortes odeurs ont  pénétrées dans des maisons et réveillées des riverains.
  • Le 26/03/19 réunion en sous préfecture avec également les représentants de l’agglo qui nous exposent leurs versions des faits avec les problèmes rencontrés à VALORBI.
  • Le 25/03/19 Mr le ministre de l’écologie, François de Rugy en visite à Loupian est alerté de la situation par la remise d’un dossier.
  • Le 27/06/19 tenue d’une commission de suivie de site. Suite au renouvellement des membres de la commissions de suivi de site, 2 membres du collectifs sont invités à y participer pour le centre de valorisation  des ordures (VALORBI) et pour la décharge (ISDND). C’était une marque d’ouverture de la part de la préfecture, malheureusement d’entrée de jeu la sous préfecture ne communique pas les documents 14 jours à l’avance comme normalement prévu mais seulement après les avoir réclamés au fur et à mesure les 3 jours précédent la réunion.   Face à ce manque de considération, nous nous présentons à la réunion et la quittons immédiatement, l’association de quartier à fait de même.  Il faut bien comprendre qu’étudier des centaines de pages en quelques heures pour des bénévoles comme nous, c’est impossible.
  • sous préfecture

Nous terminons l’historique rapidement, entre temps il y a eu également deux mises en demeures supplémentaires, une sur l’interdiction temporaire d’apport de putrescibles et l’autre suite aux lixiviats retrouvés dans le fossé d’ou la mise en place de mesures d’urgences. Il y a également eu 2 recours au tribunal administratif et un recours au conseil d’Etat qui n’ont pas permis d’obtenir la fermeture du casier n°4 et l’arrêt définitif d’apport de déchets putrescibles, ces audiences ont juste confirmé qu’il y avait bien des odeurs et nous ont permis d’avoir accès à des documents que l’exploitant et la préfecture ne communiquaient pas (c’est la transparence d’Etat: nous n’avons accès a aucun compte rendu d’inspection de la DREAL sauf un par le biais du tribunal).  Alors face a ces dysfonctionnements d’Etat, la suite se poursuivra à la cour Européenne des droits de l’Homme…

Revenons sur le communiqué de presse de la préfecture suite à la commission de suivi de site du 27/06/2019. Voici un extrait.

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Donc dans son communiqué de presse la préfecture laisse sous entendre qu’il n’y a jamais eu de risques sanitaires. Cela est un mensonge, car le début de l’étude  démontre le contraire. Mais surtout le stratagème était de commencer les études de qualité de l’air une fois les travaux d’urgences terminés. Ainsi les résultats ne reflètent absolument pas ce que nous avons subit pendant plus d’un an avant que la nouvelle torchère ne brûle ces fameux 600m³/h de biogaz qui autrefois s’échappaient dans l’atmosphère et nous intoxiquaient pleinement. Nous n’oublions pas cette longue période d’abandon de l’Etat pourtant bien alerté…. Alors maintenant, la moindre des choses est de ne pas mentir, il y  a bien eu des risques sanitaires, la préfecture à juste fortement laissé traîné la situation pour laisser le temps à l’exploitant de rectifier au mieux la situation avant de mettre en place des analyses d’air. Nous ne sommes pas dupe, la préfecture aurait pu dés la manifestation du 1er  décembre 2018 demander des analyses d’air immédiatement, mais non… il aura fallu attendre 4 mois et demi de plus dans l’agonie pour avoir une étude officielle. L’étude d’Environnement Air n’étant pas prise en compte  par les autorités et pourtant elle montre que les teneurs en H2S dépassaient de 5 fois la VTR (valeur toxique de référence) en février mars 2019 malgré la mise en place d’une torchère supplémentaire. Imaginez la situation sans cette torchère.

Cela est démontré dans l’article précédent (recourt devant le conseil d’Etat) car bien entendu comme pour la majorité des études financée par l’agglo les conclusions sont systématiquement manipulées voir mensongères. Dans cette étude l’astuce à été d’utiliser une mauvaise VTR et ainsi de conclure qu’il n’y avait pas de danger pour la santé. Alors qu’en réalité en prenant la VTR validé par l’agence régional de santé cette étude  démontre bien que les valeurs moyenne mesurées en H2S étaient 5 fois supérieure à la valeur toxique de référence chez les trois riverains suivis. De même l’étude Atmo démontre du 15 au 29/04/19  qu’a proximité du casier les mesures de H2S dépassent de plus de deux fois la valeur toxique de référence.  Chez les riverains les plus proche nous voyons que les valeurs sont nettement supérieures à la zone la plus polluée de Béziers (la gare SNCF).

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Compte tenu que nous somme en zone classée verte il aurait été plus objectif de comparer  avec la qualité de l’air de chez Mr LACAS notre Président d’agglomération ou  de chez Mr le Sous Préfet et non la gare SNCF…Mais peu importe, nous voyons bien qu’il y a un gros écart entre les résultats à proximité du casier et des résultats chez les riverains. L’explication se trouve sans doute dans le fait que ce n’est pas le même mode de mesures. A proximité du casier c’est une remorque  qui mesure  électroniquement en continu comme les capteurs d’Environnements Air et chez les riverains se sont des filtres qui sont exposés 14 jours et ensuite analysés en laboratoire. Alors cette différence de résultat est troublante et on peut se demander si ces mesures sont fiables.

Car pour une décharge prés de Marseille ce genre de capteur avec filtre à donné des résultats très différent en fonction de où ils étaient analysés: (exemple ci dessous)

 Etude sur la décharge de Marseille

photo Marseille

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Etude contradictoire qui remet en cause les résultats des capteurs filtres, ici vis à vis du benzène prés d’une décharge à proximité de Marseille.

Alors pour couper cours à toute polémique, il serait judicieux d’installer la remorque de mesures directement chez un des riverains les plus touchés.

 

Conclusion:

Est il choquant d’avoir des suspicions envers les autorités ?

 

  • Quand c’elles ci donnent une autorisation de prolongation d’ un site, alors que ce site pollue l’air au point d’intoxiquer les riverains. Que les études de suivi  de la qualité des eaux souterraines démontrent que ce site  pollue également ces eaux pourtant si précieuse, car des riverains n’ont que ces eaux souterraines pour s’alimenter en eau?

 

  • Quand les autorités communiquent en écartant une étude problématique (suivi H2S d’ Environnement Air) et ne parle que des points positifs d’une étude officielle (étude Atmo Occitanie) et dissimulent les points qui démontrent l’inverse de ce qu’ils disent pour laisser penser qu’il n’y a jamais eu de mise en danger de la vie d’autrui?

 

  • Quand les autorités ne réagissent pas face à l’ infraction pourtant avouée de l’exploitant, l’enfouissement de déchets putrescibles non stabilisés provoquant le doublement de la production de biogaz ? Cela fait que le risque d’incendie et d’explosion n’a jamais été aussi élevé et pourtant ce site est au milieu des habitations.

 

  • Quand les autorités,  protège l’exploitant ou l’industriel  pour garder son  site en activité alors que juste à coté, les autorités ont autorisé un site deux fois plus grand qui fait de l’agglomération Béziers Méditerranée, la plus grande poubelle de l’Hérault et ce toujours a proximité de notre quartier  à seulement 4 km ? Visible de chez nous.
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Décharge de Monblanc vue de Montimas + la décharge de St Jean de Libron = quasi 200 000 tonnes d’ordures/an

La préfecture prend notre territoire pour une véritable poubelle, a cela s’ajoute 3 sites SEVESO seuil haut sur 5 dans l’Hérault situé à Béziers plus un incinérateur à boue d’épuration.  STOP le Biterrois sature, la décharge de St Jean de Libron est désormais devenue illégitime face aux nombreuses infractions et pollutions. L’agglo de Béziers en possédant sa propre décharge à démontré depuis 5 ans sont incapacité à valoriser des ordures (entre 2 et 3 % de valorisation seulement). Forcément quand l’enfouissement est gratuit, inutile de faire des efforts. Mieux, elle gagne de l’argent en traitant et  enfouissant la quasi totalité  des ordures des autres (agglomération du Grand Orb). STOP à cette mascarade, la décharge de St Jean de Libron doit fermer rapidement, son autorisation d’exploiter n’est basée que sur des conclusions d’études fortement manipulées voir mensongères (Etude d’impact, étude hydrogéologique, étude du suivi des H2S par environnement air, etc….).

Alors le tonnage disponible à la décharge de Montblanc doit servir à Béziers et non à des ordures de provenance plus lointaines,  cela serait ainsi totalement conforme au principe de proximité. Cela engendrera des coûts supplémentaires c’est vrai mais obligera enfin l’agglo de Béziers à valoriser réellement les ordures pour moins enfouir . Car depuis 5 ans, la préfecture  de l’Hérault  laisse l’agglo de Béziers faire n’importe quoi avec les ordures. Pour fin 2023 le tri à la source devra être opérationnel, l’agglo de Béziers n’en prend absolument pas le chemin contrairement à son voisin le SICTOM de Pézénas Agde.

Mis à part tout cela, pourquoi être suspicieux envers les autorités ????

En cas d’explosion, d’incendie, de graves maladies ou pire de décès de riverains, qui sera responsable?  L’exploitant manipulateur ? Ou les autorités qui sont aveugles et sourdes  (par connivence ou par manque de moyen? ) ?????????????

 

 

 

 

 

 

Recours devant le conseil d’Etat

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Le 15 juillet 2019, audience du recours en appel devant le conseil d’Etat  déposé par  l’association de quartier et neuf autres requérants. Ce recours est défendu par le cabinet d’avocats Huglo-Lepage de Paris. Quatre requérants ont fait le déplacement à Paris pour l’occasion.

En face la communauté d’agglomération Béziers Méditerranée est représentée par son avocat, le responsable politique en charge des déchets et un technicien responsable. Il y a également des représentants du ministère de l’écologie avec leur avocat car en conseil d’Etat c’est au ministère de se justifier à la place du préfet de l’Hérault. A noter que lors des deux recours précédent à Marseille le préfet de l’Hérault n’a jamais présenté de mémoire de défense et ne s’est jamais  fait représenter aux audiences. De toute évidence notre cas ne le préoccupait absolument pas et à chaque fois les juges ont regretté une  telle situation. Il faut comprendre que la situation est délicate car un fonctionnaire juge un autre fonctionnaire, cela peut avoir des répercutions dans la carrière d’un juge ce qui incite sans doute  à la frilosité.

En deux mots nous étions là pour dénoncer la situation  et demander l’arrêt  définitif des apports de déchets putrescibles et la fermeture du casier en exploitation (casier 4) qui a reçu en 2018 d’importantes quantités de déchets fermentescibles sans autorisation préfectorale.

cliquer: Pourquoi, il faut fermer le casier n°4 ?

Lors d’un contrôle de la DREAL le 30 octobre 2018, l’exploitant reconnait enfin qu’il enfouit du putrescible et annonce qu’il va continuer jusque fin décembre. Donc la préfecture était parfaitement au courant de ces enfouissements illégaux… elle à pourtant laissé faire malgré les multiples courriers de plaintes d’odeurs depuis septembre 2017.

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extrait du rapport d’inspection du 30/10/2018

Pour résumer, afin de palier aux désagréments que provoquent ces enfouissements illégaux de déchets putrescibles (ex: mauvais compost non stabilisé), nous demandions la fermeture du casier 4 pour que cette matière puisse fermenter de manière constante et donc être plus facilement maîtrisable. En refusant de fermer ce casier l’exploitant (l’agglo) prend le risque d’exposer à nouveau les riverains à des pic de méthanisation incontrôlable provoqué par les intempéries et notamment lors d’un épisode cévenol (avec des pluies de  plus de 100 mm) ou l’eau se retrouvera inévitablement en contact avec ces déchets putrescibles qui se remettront  à fortement fermenter, ce qui produira de grosses quantités de biogaz. Ces biogaz seront-ils maîtrisable?  Ce risque est à présent sous l’entière responsabilité de l’agglo, de la préfecture mais également du ministère de l’écologie qui a refusé la fermeture de ce casier sous prétexte que:

Défense du Ministère de l’écologie:

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extrait du mémoire de défense du ministère

Le ministère de l’écologie reconnait les nuisances mais s’oppose à l’arrêt des apports de putrescibles et la fermeture du casier 4 sous prétexte que la région est touchée par la saturation des capacités.

Quel méconnaissance du dossier de la part du ministère, car à 8 km de la décharge de St-Jean-de-Libron en continuant sur la départementale 28, sur une commune de notre agglomération Béziers Méditerranée (Montblanc), la préfecture a autorisé l’ouverture d’une nouvelle méga décharge qui a une capacité autorisé en 2019 de 132 900 tonnes  d’après le projet de plan régional des déchets, voir l’extrait ci dessous.

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Cette décharge COVED (Valorsys) est prévu pour le bassin de vie de Pézenas Agde qui est à peu près équivalent au notre, sauf que le SICTOM de Pézenas Agde ne possédait pas de décharge et acheminait encore en 2017 ses déchets dans diverses décharges de la région:

 

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Extrait du rapport annuel 2017  du SICTOM Pézénas Agde.

 

Comme on peut le constater le SICTOM Pézénas Agde a un tonnage de déchets de l’ordre de 43 214 tonnes.  Par conséquent: 132 900 tonnes autorisé dans la nouvelle décharge  – 43 214 tonnes de déchets annuels  = 89 686 tonnes de capacité restante.

Notre question est donc : A qui sert les 89 686 tonnes restantes sur notre agglomération Béziers Méditerranée ? A cela s’ajoute le fait que le SICTOM Pézénas Agde a désormais libéré des tonnages sur les décharges qu’il utilisait encore en 2017. Nous voyons donc bien que le ministère de l’écologie ne sait absolument pas de quoi il parle… Par contre par son refus de fermer le casier 4, il cautionne les enfouissements illégaux qui rendent malade des personnes et  ne fait preuve d’aucun principe de précaution vis à vis des prochains épisodes Cévenols.

 

Revenons à présent à l’agglo de Béziers.

Pour sa défense l’agglo a présenté pour la seconde fois devant le juge, un extrait d’une étude aux conclusions mensongères sur le suivi des H2S. Un extrait de 1 mois du 7 février au 8 mars sur les 4 mois de présences de ce(s) capteur(s).

Cette étude est basé sur 3 capteurs réparti chez 3 riverains (le gardien et 2 autres riverains) afin de connaitre leur exposition au H2S.

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Extrait de l’étude Environnement Air sur le suivi des H2S

L’avantage de ce capteur c’est qu’il mesure précisément et enregistre les H2S en continue et permet d’avoir des valeurs tous les jours. Le capteur d’ATMO Occitanie au contraire ne peut faire qu’une moyenne sur 14 jours car il s’agit d’un filtre qui est envoyé en laboratoire pour être analysé. (D’après des forums internet les résultats d’analyses de ces filtres peuvent avoir des résultats très différent en fonction des laboratoires où ils sont envoyés).

L’inconvénient, les résultats de ce capteur ne sont pas reconnus par les autorités mais donnent quand même une sérieuse idée de la situation. Petit paradoxe : les autorités se basent sur les études de  Environnement Air pour la recherches et l’évolution des fuites de biogaz sur la décharge mais ne tiennent pas compte de son étude sur le suivi des H2S.

 

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Extrait de l’étude Environnement Air sur le suivi des H2S

 

Le problème vient du seuil de 20 ppb retenu par cette étude pour une exposition de 14 à 365 jours. Car cela faisait plus d’un an que nous étions exposés donc le seuil retenu par l’agence régional de santé (ARS) est de 2µg/m³ soit  1.39 ppb pour le H2S et non 20 ppb.

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voici les résultats des 3 capteurs

capteur 4
Moyenne de 6,7 ppb soit 4,8 fois supérieur à la VTR (valeur toxique de référence).
capteur 3
Moyenne de 5,4 ppb soit 3.9 fois supérieur à la VTR
capteur 1
Moyenne de 9,1 ppb soit 6,54 fois supérieur à la VTR.

Alors que penser de la conclusion de cette étude:

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Extrait de l’étude Environnement Air sur le suivi des H2S

Un joli mensonge présenté à deux reprises devant les juges.

Visiblement en France il est autorisé de manipuler les juges.

Car en réalité cette étude démontre que les H2S mesurés dépassent en moyenne  5 fois la Valeur Toxique de Référence chronique (2µg/m³) retenu par  l’Agence Régional de Santé.

(6,7ppb+5,4ppb+9,1ppb)/3=7,06ppb de moyenne / (1,39ppb=2µg/m³) VTR de ref = 5,08 soit un dépassement de 5 fois la VTR chronique.

 

Malgré toutes ces anomalies:

Rejet de notre recours au Conseil d’Etat:

 communiqué de presse du  18 07 19 suite à la décision du Conseil d’Etat 

Le conseil d’Etat confirme l’existence des nuisances et reconnaît l’atteinte à plusieurs droit fondamentaux, mais considère que cette atteinte n’est pas suffisamment grave pour justifier l’intervention du juge des référés-liberté.

De toute évidence il nous manquait une expertise  d’un coût  de 15 000  à 30 000€ à notre charge  pour avoir une chance de contrer les manipulations de l’agglomération Béziers Méditerranée et les défaillances ( ou complaisance ?) des services de l’Etat (ARS et DREAL). Conseil d’Etat manipulation du juge 19/10/19 

  Autant dire que pour nous, simples citoyens qui souffrons  de ces gazages (provoqués par le manque de sérieux d’une agglomération et le manque de contrôle des services de l’Etat), le tribunal administratif est du folklore administratif. Nous sommes allés au bout des recours légaux rapides possible en France. Alors,  si par malheur nous avons raison, que les grosses pluies relancent une forte  méthanisation et que l’exploitant ne la maîtrise pas, alors nous nous ferons entendre différemment, on ne nous laisse pas vraiment le choix…

Au cours de ce combat, pendant ces derniers mois, une journaliste de M6 nous a suivi dans notre périple.

Reportage du 15 septembre 2019 dans 66 minutes sur M6 a revoir sur m6 replay:  https://www.6play.fr/66-minutes-p_825

ou directement ici:

Alors que l’agglo accumule les arrêtés de mise en demeure et se retrouve face au juge, et bien ce reportage a pu témoigner devant la France entière du  je-m’en-foutisme de cette exploitant (l’agglo de Béziers). Car malgré la  mise en demeure de respecter le recouvrement quotidien des déchets , cette journaliste à pu être témoin à plusieurs reprises que cela n’était pas réalisé.

Nous ne pouvons pas montrer les odeurs, de ce fait les non recouvrements plusieurs fois signalés à la DREAL ne sont que la partie visible de l’iceberg et démontre à quel point l’agglo de Béziers se moque des arrêtés de mise en demeure de la préfecture. Aurait-elle des passes droits ?

Le 15/07/2019, le même jour que notre audience au conseil d’Etat, la préfecture de l’Hérault  prend un arrêté de mesures d’urgence suite à un problème lié aux jus de décharge.

AP2019-I-909 150719 ISDND SJ de Libron, Mesures Urgence (lixiviats, étude hydrogéo., déchets hors casier)

Coïncidence ou acte volontaire ?  Une chose est sûre le juge n’en a pas été informé ne le sachant pas nous même malgré la tenu d’une commission de suivie  de site 3 semaines avant et qui d’après la préfecture se déroule en toute transparence. Pourtant cet arrêté qui traite d’un problème du 26/11/2018 démontre de graves délits et pollutions du milieu naturel provoqués par cet exploitant (l’agglo) inconscient et dangereux. Le ministère de l’écologie en était-il informé lors de son passage au conseil d’Etat ?

 

Cette affaire  a démarré le 25/11/2018 avec la diffusion de ce film sur les réseaux sociaux.

 

Dés le lendemain le 26/11/2018, l’exploitant déclare un débordement accidentel du bassin de lixiviat provoqué par les grosses précipitations.

Sauf que la veille le 25/11/2018, des photos des bassins ont été prise et rien ne nous laisse penser que les bassins débordent. Alors que penser ???

De toute évidence, l’argument du débordement accidentel du bassin de lixiviat n’a pas dû suffire, car une expertise à été menée et révèle l’impensable (voir extrait ci dessous). Des déchets ont été retrouvés enfouis dans un lieu non autorisé, pire des composts urbains encore fumant sont retrouvés. Alors, à ce niveau de délit qui met nos vies en danger et qui pollue le milieu naturel car ce lieu est ni équipé pour récupérer les lixiviats, ni les biogaz, il nous semble que la préfecture est très très clémente envers la communauté d’agglomération de Béziers en ne lui demandant finalement que de se remettre en conformité. Malgré la gravité de l’infraction il n’y a toujours aucunes sanctions.

sondage antéa groupe

Face à cette situation, nous  avons envoyé un courrier à Mr le Préfet de l’Hérault pour lui demander un entretien  afin  d’évoquer désormais la fermeture de ce site.

Lors d’un prochain article nous ferons un point de la situation et le constat sera le suivant: La préfecture par son arrêté d’autorisation du 09/02/2018 a autorisé l’agglo a poursuivre l’exploitation de cette décharge jusque 2029 alors que l’agglo ne respectait absolument pas les règles préfectorales depuis de nombreuses années. Alors la colère monte, monte…… et nous disons STOP à cette décharge.

A ce niveau de non respect des règles,  cette décharge devrait subir une fermeture administrative jusqu’à ce que  l’exploitant se remette en conformité.  Cela veut dire jusqu’au moment ou l’unité de valorisation des biogaz puisse capter seule l’ensemble des biogaz. Comme le prévoit l’arrêté préfectoral d’autorisation, la torchère ne doit servir qu’en cas de maintenance ou de dysfonctionnement de l’unité de valorisation des biogaz.  Voir extrait ci dessous de l’Arrêté préfectoral d’autorisation du 09/02/2018. Actuellement une torchère supplémentaire à été installée et brûle environ 600m³ de biogaz par heure, nous somme loin du respect de  l’arrêté préfectoral. En quelques mois le brûlage du  biogaz à doublé sur cette décharge.  Avant, cette quantité de biogaz  s’échappait dans la nature et nous intoxiquait totalement. Cette torchère est aujourd’hui indispensable… et pourtant elle n’est pas prévu dans l’arrêté d’autorisation préfectoral qui a seulement 1 an et demi.

torchère.GIF
extrait de l’arrêté préfectoral du 09/02/2018

 

Petit point sur les odeurs:

Globalement l’été 2019, c’est beaucoup mieux passé que l’année 2018 et début 2019. Malheureusement la situation n’est toujours pas satisfaisante car des riverains sont encore régulièrement gazés dans la nuit chez eux, même avec les fenêtres et les volets fermés.

2019 08 07 JP yeux explosé.jpeg

Cette photo a été prise le 7 août 2019 après une nuit de gazage. Les yeux de ce riverain ne sont que la partie visible de l’iceberg. Car sa gorge, sa trachée et ses bronches sont dans le même état d’irritation. Cela a de nouveau été confirmé par de récents examens réalisés cette fois à Montpellier. Changement de lieu d’examen, mais toujours les mêmes résultats.  Il faut reconnaître que l’agglo nous gâte et nous expose à un cocktail de polluants toujours plus étendus:

  • odeurs d’ordures
  • biogaz avec sont fameux H2S et multiples autres polluants
  • les fumées des trois torchères avec ses multiples recombinaisons aléatoires possible lors du brûlage des biogaz. Une chose est sûre le H2S une fois brûlé devient du SO2 toujours aussi toxique.
  • et à présent même des résidus d’évaporation forcé des jus de décharges, ce qui expliquerait les nouvelles odeurs de solvants (voir explication ci dessous)

COV

source : https://condorchem.com/fr/evaporateurs-atmospheriques/

 

Mais comme pour notre Dame de Paris ou l’incendie à Rouen, pour les autorités tout va bien….

Pourtant la situation reste très préoccupante car l’exploitant (l’agglo) se trouve dans une situation exceptionnelle qui devrait lui permettre de parfaitement maîtriser le monstre qu’il a créé. Car, théoriquement  il n’y a plus d’apport de déchets putrescibles depuis janvier 2019 et surtout il y a une sécheresse exceptionnelle qui limite la méthanisation.

vias2019
le 26/09/2019,  112 mm depuis le mois de janvier
vias2018
Alors que l’an passé au 26/09/2018 nous étions à 564 mm.

 

Le 26/09/2019 seulement 112 mm depuis le début de l’année contre 564 mm l’année dernière. Alors que se passera t’il avec le retour de grosses pluies  ????? 

Formation des nez et coup de gueule en conseil communautaire et en sous préfecture.

Formation des nez par Atmo Occitanie:

formation nez.jpgLe  12 juin 2019,  nous suivons une formation avec Atmo Occitanie pour harmoniser le vocabulaire à utiliser pour décrire les odeurs perçues afin de réaliser une fiche de synthèse que les nez auront à remplir et à renvoyer tout les mois.

Lors de cette réunion nous nous sommes donc rendus sur la décharge (ISDND de st Jean de Libron) et là pour commencer la responsable de site veut nous interdire l’accès au casier en cours d’exploitation rendant inutile cette visite de formation. Elle finit par accepter et  surprise, nous faisons à peine 10 m sur ce casier que nous sommes confrontés à des odeurs de biogaz. Sans matériel sophistiqué nous pouvons donc détecter des fuites de biogaz. On  peut alors se demander comment cela est  possible. Pourquoi les techniciens en toute connaissance de cause laissent une telles fuites de biogaz parfaitement détectable au nez ?  Nous étions venus pour être formés à toutes les odeurs (ordures fraîches, en fermentation, odeurs des torchères, etc…..) mais nous nous sommes principalement retrouvés confrontés à des odeurs de biogaz et dans une moindre mesure de lixiviat en passant à coté des bassins. Là certains ont reconnu immédiatement cette odeur particulière qui donne un haut le cœur et donne envie de vomir, « c’est donc les lixiviats » (jus de décharge) ce sont dit quelques personnes. Ce soir là le vent étant du Sud nous n’avons pas pu sentir les odeurs de torchères, c’est bien dommage car depuis peu nous sommes occasionnellement confrontés  à une nouvelle odeur de solvant mais impossible pour le moment de la rattacher à l’exploitation de la décharge. Mais nous verrons par la suite que cela est certainement  lié.

Coup de gueule en conseil communautaire

 

conseil communautaire.jpg

gendarme.jpg

Ce coup de gueule fait suite aux odeurs incessantes, aux mensonges et aux provocations de Mr Lacas dans une interview  de Midi libre dans laquelle ce dernier invente un historique de la décharge qui laisse sous entendre que se sont les riverains qui sont venus s’installer autour de la décharge alors que c’est totalement l’inverse, c’est la décharge qui s’est installée au milieu des habitations  (voir article du blog: déchets y a t’il un pilote dans l’avion).

Le 13 juin 2019 nous nous sommes donc invités au conseil communautaire qui se tenait à Sauvian afin de montrer notre agacement, mais à l’évidence nous étions attendus, les gendarmes étaient là.

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1375519829266134&id=1188755741275878

https://www.midilibre.fr/2019/06/14/beziers-echanges-muscles-au-conseil-dagglo-sur-fond-dodeurs-nauseabondes,8256913.php

Une semaine après Mr Lacas (président de l’agglomération de Béziers) reconnait à sa manière, la légitimité de notre coup de gueule: https://www.midilibre.fr/2019/06/21/beziers-lagacement-des-riverains-de-montimas-est-licite,8268760.php

Ce soir là nous avons pu discuter avec Mr Ménard (maire de Béziers) qui est venu nous apporter  son soutien. Cela a déclenché un report  de séance.

Nous avons pu également discuter avec Mr Lacas  et Mr Dupin ancien directeur du SITOM du Littoral. L’échange à été instructif étant face à l’ancien directeur du SITOM du Littoral. Nous lui avons demandé pourquoi le SITOM avait été fermé alors qu’il fonctionnait mieux que VALORBI ?

La réponse est inquiétante. En résumé,  le matériel était vieillissant mais, si ils avaient su, ils auraient sans doute investit un peu et  repoussé la fermeture. Mais cela veut dire quoi ?  Que nos politiques prennent des décisions sans savoir, sans avoir tous les éléments en mains?

Les techniciens responsables auraient-ils cachés que VALORBI ne fonctionnait pas depuis le début (4 ans)  ? Pourquoi les techniciens feraient-ils cela ? Mais si cela est vrai, ce sont des fautes graves… ces techniciens ne peuvent pas continuer à travailler pour l’agglo comme si rien était, alors que tout cela a aboutit à un  empoisonnement des riverains de la décharge et dont certains riverains n’ont toujours pas guéri.

Il est bon de rappeler que lors de la réunion publique du  14 mai 2018 (voir article du blog: réunion publique 2018, des explications peu rassurantes ) un technicien nous a expliqué que dans son village il y a une coopérative viticole qui sent également mauvais mais que c’est comme cela, il doit s’y faire donc c’est pareil pour nous, nous habitons à coté d’une décharge, on doit se faire aux odeurs. Cette réflexion avait été mal prise par les riverains déjà en mai 2018 (car suite à des manifestations, Mr Couderc, ancien maire de Béziers avait promis en 1999 lors de la création du CET qu’il n’y aurait pas d’odeur sur ce site) mais aujourd’hui cette réflexion prend une tournure encore plus grave.  Car nous savons à présent que l’exploitant a enfouit dans cette décharge des déchets  organiques non stabilisés jusque décembre 2018 sans autorisation préfectorale. Ceci était donc déjà sans doute  prémédité en mai 2018 et il fallait donc qu’on s’habitue aux odeurs pour les laisser magouiller tranquillement…ce comportement est inqualifiable !!!!

Il faut rappeler aussi que le 1er mars 2019 grâce au rapport de la chambre régionale des comptes nous avons officiellement appris que VALORBI ne fonctionne pas. Car depuis 4 ans cela n’est jamais apparu  dans les Commissions de Suivi de Site (CSS), on peut se demander si le sous préfet, Christian Pouget a été également trompé ou s’il était de connivence ainsi que la DREAL avec L’agglo de Béziers. VALORBI  ne fonctionne pas et pourtant le 01 janvier 2018 VALORBI va accueillir des déchets supplémentaires, ceux du SITOM du Littoral mais aussi des déchets extérieurs à l’agglo ceux de l’agglomération du Grands Orb.

On est en droit aujourd’hui de savoir:

– qui a pris la décision totalement absurde de traiter des déchets supplémentaires, alors que VALORBI pourtant tout neuf (10 millions d’euros) n’a jamais été opérationnel (il fonctionne moins bien que l’ancien système: l’UVOM) ?

Idem pour la décharge de St Jean de Libron, les nuisances étaient de pires en pires, ce qui apparaît très bien dans l’enquête publique de 2016 et pourtant l’agglo va quand même traiter des ordures supplémentaires. Nous savons aujourd’hui qu’il manque des tunnels de stabilisation de la matière organique (nous avons entendu parler de 6 tunnels manquants) pour pouvoir l’enfouir faute d’en faire comme initialement prévu du compost de qualité.

On peu donc estimer que l’empoisonnement aux gaz subit particulièrement en 2018 était parfaitement prévisible en augmentant  délibérément l’apport de déchets organiques non stabilisés en décharge en totale illégalité (sans autorisation préfectorale).

Et que penser de l’étude d’impact de 2015 que l’agglo a remis aux autorités pour sa demande de prolongation et de modernisation de sa décharge  qui nie l’existence du quartier de Montimas pourtant exposé au vent dominant dans le chapitre de la qualité de l’air et des odeurs. Était-ce  pour détourner la vigilance des autorités  et pouvoir tranquillement  faire n’importe quoi dans cette décharge ? au détriment des riverains ?

 

Coup de gueule en sous préfecture:

sous préfecture.jpg
Le 27/06/2019 commission de suivi de site en Sous Préfecture.

Nous savions déjà que nous étions face à un exploitant de la décharge (l’agglo de Béziers) menteur et manipulateur et  nous nous attendions à ce que l’Etat remette « les pendules à l’heure » et sévisse un peu. Mais pas du tout, au lieu de cela nous avons un Etat qui comme l’agglo s’arrange avec les règles.

Explication dans ce courrier adressé au sous préfet:

Lettre CDHBM et CDASM au SP BZS, demande report CSS 180619 (non signé, protégé)

Suite à ce courrier la réunion à été maintenu malgré notre demande de report et avons reçu une parti des documents 1 à 3 jours avant la réunion alors que les textes en prévoient 14. Alors si l’Etat ne respecte pas lui même les règles ou allons nous ? Par conséquent nous nous sommes rendu à cette réunion pour y faire une déclaration et nous sommes repartis.

Déclaration CDHBM et CDASM 27 juin 2019 (CSS Valorbi et ISDND)

A noter qu’a ce jour soit deux mois plus tard, les membres du collectif « droit à un air sain à Montimas » qui sont également  membres de la CSS de VALORBI et de l’ISDND de st Jean de Libron n’ont  toujours pas reçus les comptes rendus d’activité de VALORBI ni de l’ISDND de 2018. Y aurait il encore des choses à cacher ???? Comme les eaux  souterraines pleine de chlorures….

https://www.midilibre.fr/amp/2019/06/27/beziers-les-riverains-de-montimas-ont-quitte-la-reunion-en-prefecture,8281574.php

communiqué de presse du préfet de l’ Hérault à la suite de cette CSS

 

Cette Commissons de suivie de Site (CSS) nous a quand même permis d’accéder à des documents très instructifs:

– un courrier de l’ARS:

Courrier ARS aux médecins de Béziers

VTR.JPG
Cette lettre démontre d’une part que l’ARS commence à prendre les choses au sérieux  et d’autre part fixe la Valeur Toxique de Référence (VTR) à 2µg/m³.

Cette VTR à 2µg/m³ est  conforme à celle utilisée pour les algues Sargasses aux Antilles. Car dans un article précédent nous dénoncions la VTR (20ppb=28,82µg/m³) utilisée dans un rapport d’analyse d’air  d’Environnement Air réalisé à la demande de l’agglo et présenté au juge lors de notre 2ème recours au tribunal administratif de Marseille. Car de ce fait les conclusions étaient complément erronées. Nous y reviendrons dans un prochain article, car l’agglo a de nouveau utilisé ce rapport aux conclusions erronées donc finalement mensongères devant le juge.

– l’étude provisoire d’ATMO Occitanie:

Résultats partiels ISDND Béziersv2 ATMO OCCITANIE

Malgré les travaux d’urgences démarrés dés la mis décembre 2018 avec la mise en place d’une torchère qui brûle désormais des centaines de m³/ heure de biogaz, qui devait permettre de régler le problème et bien 4 mois plus tard l’ étude d’ ATMO commence (15 avril)  et  met de suite en évidence ce que nous dénonçons depuis quasiment deux ans.

Les gazages nocturnes:

H2S nuit.JPG
En avril 2019 nous pouvons encore relever des pointes de H2S à plus de 60µg/m³ d’air pendant la nuit.

Alors la moyenne ne dépasse peut être pas les 2 µg/m³ de H2S défini par l’ARS mais des pointes à 60µg/m³ demeurent tout de même très problématique et la santé des riverains en pâti toujours. Rappelons que cette étude arrive après les travaux d’urgence, nous vous laissons imaginer ce que nous avons respiré avant ces travaux pendant plus d’un an.

H2S fin de semaine.JPG
Autres graphiques qui montrent toujours les pic nocturnes de H2S a droite mais aussi le fait qu’il y ai plus d’odeur sur le weekend à gauche.

Pour les odeurs plus importantes sur le weekend nous dénonçons à nouveau les mauvais recouvrements pourtant obligatoires, mais à l’évidence l’Etat n’est pas décidé à faire respecter cette règle pourtant simple (la DREAL a été avertie à plusieurs reprises mais il ne se passe rien). Les odeurs sur le weekend peuvent aussi venir du fait qu’il n’y ai personne pour redémarrer une torchère qui c’est arrêtée (ceci est arrivé souvent avec la torchère de chantier et nous a pourrie nos weekends en famille particulièrement en avril, Pâques notamment, merci l’agglo….).

DSC_0016.JPG
exemple de non recouvrement une veille de week-end: Vendredi 29 mai à 18h41

 

 

Pour finir un peu d’humour:

2ème recours en référé au tribunal de Marseille.

Requête en référé reçu le 28/04/2019 au tribunal de Montpellier et renvoyé au Conseil d’Etat le 29/04/2019 pour l’attribution d’un autre tribunal. L’audience a finalement lieu le 07/06/2019 au tribunal de Marseille. La requête est restée bloqué au conseil d’Etat plus de 1 mois.

Référé-liberté du CDHBM et autres requêrants du  28/04/19 (odeurs ISDND BZS)(v.anonymisée, protégée)

Pour résumer les riverains continuent à être gazé et particulièrement encore sur le mois d’avril comme l’an dernier malgré de gros travaux d’urgence, malgré l’installation  d’une torchère supplémentaire, malgré une grosse sécheresse hivernale qui permet de limiter la méthanisation et malgré l’arrêt des apports de putrescibles depuis le 01/01/2019. Malheureusement la situation s’éternisant, de plus en plus de riverains présentent des problèmes de santé probablement liés au biogaz de décharge qu’ils sont contraints de respirer souvent la nuit (constat d’huissiers et certificats médicaux à l’appuis).

Carte des signalements en avril 2019.

carte des réclamations.JPG

Malheureusement, une fois de plus nous sommes déboutés par le tribunal administratif de Marseille, cette procédure d’urgence ne semble pas la bonne mais les autres procédures sont trop longues. Face à un enjeux de santé publique il semble que la France n’a pas de procédure pour agir dans l’urgence, c’est un comble.

ordonnance du 12/06/19 (rejet), v.anonymisée

Pour résumer, les nuisances olfactives sont reconnues comme telles jusqu’à la date de l’audience et ce malgré un mois de blocage au conseil d’Etat, car même en mai  et jusqu’à l’audience la situation a perduré et perdure encore d’ailleurs.

Ci-dessous le communiqué de presse du comité de défense des hauts de Badones-Montimas qui résume la situation:

Communiqué de presse au sujet des nuisances de la décharge de Béziers,
après la décision du juge des référés-liberté du Tribunal administratif de Marseille rendue le 12 juin 2019 (document joint).

21 mois après les premiers signalements d’odeurs anormales émanant de la décharge de Saint-Jean de Libron à Béziers, le problème n’est toujours pas réglé et une aggravation en termes d’impact sur la santé des riverains est constatée.

Malheureusement, ni les plaintes récentes des riverains (370 signalements d’odeurs recueillis en avril, mai et jusqu’au 10 juin 2019), ni les deux mises en demeure adressées (en janvier et mai 2019) par le préfet à l’Agglo, exploitant le site, pour la réalisation de travaux et la suspension des apports de matières fermentescibles n’ont eu d’impact déterminant.

C’est pourquoi, le Comité de Défense des Hauts de Badones – Montimas, association de quartier, et plusieurs riverains ont saisi à nouveau le juge des référés-liberté du tribunal administratif pour demander :
– la fermeture du casier n°4 en cours d’exploitation (car il contient une quantité considérable de matières dont la fermentation est la source des odeurs),
– la réalisation de travaux pour faire cesser les émissions d’odeurs et de gaz (puisque les travaux déjà réalisés n’ont pas été suffisants),
– l’interdiction de tout apport de matière susceptible de fermenter,
– et l’arrêt des apports tant que n’aurait pas été réalisé un nouveau casier remplissant toutes les conditions adaptées dans le respect des dispositions réglementaires en vigueur.

Etaient invoquées des atteintes graves et manifestement illégales au droit de chacun de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, au droit à la santé, au droit à la protection de l’environnement, au droit à l’information en matière d’environnement, au droit de propriété et de jouissance paisible de sa propriété et à la liberté d’entreprendre.

Au cours de la procédure, dans laquelle le préfet s’est abstenu d’intervenir, l’Agglo a continué à contester la réalité des nuisances et à minimiser leur impact, allant jusqu’à affirmer qu’il n’y avait plus d’odeurs importantes depuis le 10 mai et à mettre en doute les réclamations et même les certificats médicaux produits.

Tout en reconnaissant que « la réalité des nuisances alléguées est, à la date de la présente ordonnance, établie par les réclamations formulées auprès de l’autorité préfectorale, ainsi que par plusieurs certificats médicaux pouvant être regardés comme attestant des conséquences néfastes sur la santé des personnes résidant à proximité de l’installation classée », le juge des référés-liberté juge :
– que « le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé » et la protection de la santé publique, pourtant garantis par la Constitution, ne relèvent pas de sa compétence,
– que les demandes présentées n’ont pas pour objet de faire cesser une atteinte au droit à l’information en matière d’environnement,
– que les atteintes au droit de propriété et à la liberté d’entreprendre, « pour regrettables qu’elles soient », ne sont pas suffisamment graves ou irréversibles.

En conséquence, le juge rejette les demandes de l’association de quartier et des riverains qui se sont joints à elle.

Ce faisant, le juge a omis de se prononcer au regard du droit à la santé protégé par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et au regard du droit à la protection de l’environnement.

A travers cette décision apparaît un problème de droit important : alors que le droit à la santé est reconnu comme étant un droit à valeur constitutionnelle, il n’est pas possible de le faire valoir devant le juge administratif de l’urgence.
Cela prive les citoyens du droit fondamental à un recours effectif dans des situations comme celle vécue par la population soumise aux émanations olfactives et gazeuses de la décharge de Béziers.

Le Comité de Défense des Hauts de Badones – Montimas et les riverains concernés réfléchissent donc à la possibilité de faire appel de cette décision devant le Conseil d’Etat, juge administratif suprême, et continueront à agir pour que leur droit de vivre dans un environnement dépourvu des nuisances de la décharge soit rendu effectif.

Défense de l’agglo au tribunal:

Pour sa défense l’agglo a produit au tribunal des documents qui posent question une fois de plus sur l’honnêteté de l’agglo. Effectivement nous savons déjà que l’agglo à payé avec notre argent (argent public) une étude d’impact mensongère pour la demande de modernisation et de prolongation de sa décharge.  A nouveau deux documents posent question:

  • Suivi de l’exposition à H2S des riverains de l’ISDND de St-Jean-de-Libron réalisé par une entreprise privée:(nous ne sommes pas sûr de pouvoir divulguer ces documents, nous nous contenterons donc d’extraits).

Pour commencer 2 capteurs ont été placé chez des riverains du 07/02/2019 a fin avril, et un capteur chez le gardien depuis le 20/12/2019 et nous ne connaissons pas la date de retrait de celui ci.

1/ Ce qui est curieux c’est que l’étude présentée au juge ne porte que sur 1 mois du 7 février au 8 mars, c’est dommage nous aurions été curieux d’avoir les résultats d’avril compte tenue qu’avril a été particulièrement difficilement respirable.

2/ L’auteur de l’étude se base sur une girouette sans prendre en compte la vitesse du vent. Il ne prend en compte les données que si le capteur est sous le vent du site, les autres données sont ignorées.

vent du site.JPG

En soit, nous comprenons l’idée sauf que sur le terrain nous savons que même avec un  vent marin donc un vent contraire à seulement 5Km/h nous prenons les biogaz bien plus fort que si nous sommes sous un vent du site à 60 km/h  qui disperse plus les gaz.

Le graphique ci dessous le démontre parfaitement.

graphique.JPG Dans ce cas, nous voyons bien que les concentrations en H2S sont plus importante quant le vent ne provient pas du site. Il manque la donnée importante de la vitesse du vent qui dans ce cas fausse toute l’étude. Car sans vent les odeurs sont très présentes même si la girouette s’est arrêtée sur un vent contraire.

3/ L’auteur ne parle que de moyenne et évite de parler de pic de H2S qui peuvent être pourtant très problématiques.

mesure tableau.JPG

Par exemple  les 409 ppb  vont totalement disparaître dans la conclusion car cette mesure a été obtenue lorsque le capteur n’était pas sous le vent du site.  Le pic à 66 ppb lorsque le capteur est sous le vent du site va lui être dilué dans une moyenne.

conclusion.JPG

Ci-dessus la conclusion de l’auteur. Si on interprète les résultats différemment, la conclusion pourrait être: Compte tenus de 21 mois d’exposition au biogaz, les pic de H2S encore présent  sur la période mesurée restent préoccupant  pour la santé de Mr X et ses proches.

Nous voyons bien que l’étude remise au juge est biaisée car elle n’est pas complète, il manque plus d’un mois de données. Bien que cette étude soit financée par de l’argent public donc un peu de notre argent,  l’auteur semble répondre au besoin du donneur d’ordre qui est l’agglo.

 

La volonté de manipulation de l’agglo est encore plus évidente dans le second document:

  • Un compte rendu de visite d’une entreprise privé qui pratique l’enfouissement des déchets.

Il s’agit là d’un partage d’expérience entre l’agglo et une entreprise privé plus expérimentée dans le domaine de l’enfouissement des déchets:

cr de visite

photos recouvrements.JPG

Pour commencer l’auteur reconnait bien une odeur de biogaz sur site.

Par contre les photos de ce jour sont hallucinantes, car nous n’avons jamais vue le casier recouvert comme cela, cela s’en approche quand des journalistes viennent mais sinon c’est plutôt comme la photo ci dessous:

DSC_0019.JPG
Photo du 29/05/2019 au soir, après deux arrêté de mise en demeure le recouvrement n’est pas réalisé.

conclusion bioagaz 2.JPG

Cette conclusion est une vaste blague: « aucun flanc de déchets est laissé découvert » ce jour là peut être mais la réalité c’est comme la photo ci dessous:

DSC_0021.JPG
photo du 10/06/2019

biogaz mensonge

Nous apprenons que le H2S contenu dans le biogaz peut atteindre les 6000 ppm, cette information est affolante quand on sait qu’ a une telle concentration  il est mortel très rapidement.

risque du H2S.JPG

Mais le summum  de la manipulation est dans cette dernière conclusion (du paragraphe ci dessus): L’augmentation des H2S proviendrait d’un manque de matière organique dans les centres de stockages et l’auteur rajoute que les déchets proviennent majoritairement de VALORBI par conséquent une grosse partie de la matière organique à été retirée. Sauf que là nous voyons bien que le responsable des déchets à l’agglo n’a absolument pas informé son intervenant que l’agglo enfouit l’intégralité des déchets organiques depuis 2014 (selon le rapport de la chambre régionale des comptes) et en  partie non stabilisés car l’agglo n’a pas l’infrastructure pour  stabiliser l’ensemble des déchets putrescibles (il manquerait 6 tunnels de stabilisation). Le casier n°4 croule donc  sous les déchets organiques et l’intervenant extérieur n’en n’est pas informé. Comment avoir de bons conseils dans de telles conditions ?

L’agglo mentirait elle, de peur peur d’être conseillée de fermer le casier n°4 ?

L’agglo à un comportement de « voyou » et ne semble toujours pas prendre conscience des risques qu’elle fait prendre à la population, que fait le préfet depuis 21 mois pour nous protéger de ces dangereux manipulateurs ?

Au tribunal nous demandions la fermeture du casier n°4, il nous semble que cette mesure est tout a fait justifiée.

 

piéce n° 89 Pourquoi, il faut fermer le casier n°4

 

Autre cas similaire pris plus au sérieux par les autorités:

rapport des antilles

Voir le rapport 

Dans ce rapport nous voyons les problèmes causé par l’échouages des algues sargasses sur les plages et les effets néfastes sur la  population local et notamment les problèmes de H2S. Là bas, le problème est pris au sérieux et les algues sont évacuées des zones habitées. Nous, ils (agglo et préfet) font le contraire ils amènent non pas les algues mais des déchets putrescibles au milieu des habitations. Chercher l’erreur !!!!!

Nous nous retrouvons dans la même situations qu’aux Antilles, non pas par des phénomènes naturel comme des algues emportées par les vagues, mais uniquement par la bêtise Humaine. Grace aux manipulations de l’exploitant (l’agglomération Béziers Méditerranée) et au laxisme des services de l’Etat (DREAL et préfet).

A noter que dans ce rapport sur les algues aux Antilles nous découvrons que l’auteur utilise d’autres VTR (Valeur Toxicologique de Référence) que dans l’Etude présentée au tribunal pour la décharge de St Jean de Libron. Voir ci dessous

VTR autre organisme2.JPG
extrait du rapport sur les émanations provoquée par les gaz aux Antilles

 

source seuil
Extrait du rapport pour les émanations de H2S de la décharge de St Jean de Libron sur les riverains

Donc pour les Antilles les VTR de US EPA et OEHHA sont de 1,43 ppb (études sur des rats) ou 7,14 ppb (études sur des souris) pour une exposition chronique  et pour nous, par ATSDR une VTR en exposition subchronique de 14 à 365 jours de 20 ppb alors que nous en sommes à 21 mois bientôt deux ans d’exposition. Donc normalement nous rentrons dans une exposition chronique avec les même VTR qu’aux Antilles.

Dans notre cas, nous voyons bien que tout est fait pour minimiser les résultats et laisser croire qu’il n’y a pas de danger pour la santé  alors que même le tribunal reconnait les problèmes de santé des riverains de la décharge.  Le comportement de l’agglo est de plus en plus immorale.

Que de bizarrerie avec l’agglo et cette décharge…

1/ Une évolution de la décharge contraire aux promesses de Mr Couderc :

 

 

  • 21 ans plus tard (arrêté préfectoral d’autorisation d’exploitation de la décharge de St Jean de Libron du 9/02/2018) le pressentiment des riverains est devenu réalité.  arettéprfectoral 02 2018 dechet ouest Hérault

2/ Comparaison troublante d’une monstrueuse décharge en Inde avec celle de Béziers:

Voici  un article récent, d’une monstrueuse décharge en Inde. On ne se sent pas concerné car c’est loin… dans un pays  pauvre… et pourtant que de similitudes avec la décharge de St-Jean-de-Libron.

https://m.huffingtonpost.fr/amp/entry/cette-decharge-en-inde-est-plus-haute-que-larc-de-triomphe_fr_5cf694e1e4b0e8085e4157a6/

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extrait de l’article de la décharge en Inde

En France à la décharge  de St-Jean-de-Libron, il y a aussi des rapaces qui témoignent de la présence des rats mais aussi des cigognes,  des mouettes et autres volatiles qui prouvent la présence de déchets organiques en grandes quantités.

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DSC_0021.JPGDSC_0010.JPGDSC_0023zoom.jpg

lixiviat
autre extrait de l’article de la décharge en Inde

« Des feux, nourris par le méthanes qui s’échappe de décharge, se déclarent« . A la décharge de St-Jean-de-Libron des feux se sont également déclarés nécessitant de gros moyen pour les éteindre.

photo incendie décharge.JPG
juin 2012
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Extrait du dossier d’un riverain remis au commissaire enquêteur  lors de la dernière enquête publique.

« Du lixiviat, un liquide noir toxique, suinte de la colline et s’écoule dans un canal », à la décharge de St-Jean-de-Libron il y a aussi un liquide noir qui sort des déchets  et s’écoule dans un petit ruisseau qui se jette dans dans le cours d’eau le Libron.

 

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le 25 novembre 2018
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le 2 décembre 2018
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le 14 décembre 2018

 » Cette odeur empoisonné fait de nos vie un enfer. Les gens tombent malades tout le temps ». C’est la même chose pour les riverains de la décharge de St-Jean-de-Libron, leurs vies est devenu un enfer et ce particulièrement depuis avril 2018. Depuis  de nombreux riverains tombent malades et n’arrivent plus à guérir même de simples pathologies comme une bronchite… Le soufre contenu dans l’air semble empêcher la guérison et agresse les organismes. De nombreux certificats médicaux attestent de problèmes de santé pouvant être lié aux émanations de la décharge.

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ci dessus la photo de l’article parlant de la décharge en Inde avec une personne récupérant des déchets ayant encore encore un peu de valeur et si dessous le même chose mais en France à la décharge de St Jean de Libron à Béziers.
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Cette photo à été prise le 29 mai 2019 vers 18h30 alors que d’après l’arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter et 2 mises en demeures, les déchets devraient être recouvert tout les jours afin de limiter les envols de déchets et les odeurs. Mais le recouvrement étant rarement effectué une population pauvre à pris l’habitude de venir ramasser les ordures ayant encore un peu de valeur.

Alors oui, ce qui se passe à l’étranger est scandaleux, mais il se passe  quasi la même chose en France et cela se passe dans l’indifférence totale. Et pourtant ces installations sont soit disant contrôlées par l’ETAT. C’est une blague… l’Etat donne une autorisation d’exploiter sur la foie d’une étude d’impact grossièrement mensongère et payée par la collectivité donc nous… Que de pratiques honteuses de la part de l’Agglomération Béziers Méditerranée et de l’ETAT qui a exagérément tardé à réagir. Nous sommes à 21 mois de gazage des riverains et  du non respect des arrêtés préfectoraux et la situation perdure….

 

3/ Propagande de l’agglo avec son journal « Aqui ! »:

Aqui!  n°10 mars 2017  (« VALORBI exemplaire » alors qu’il n’a jamais fonctionné)

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Aqui! n° 27 octobre 2018

Aqui! n° 31, février 2019

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parole de l'agglo

 

Pour les riverains de la décharge de St Jean de Libron qui sont contraint de respirer des biogaz de décharge depuis 21 mois , tout ces articles raisonnent comme une grande marque de mépris…

 

 

 

Les interviews de Mr Lacas exaspèrent les riverains de la décharge.

Suite à l’article publié dans midi libre

Comme vu dans le blog précédent, l’article du 21 mai 2019 de midi libre avait provoqué beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux, compte tenue des mensonges concernant l’urbanisation   et  de l’annonce d’un  projet de production d’hydrogène au milieu des habitations. Un projet de dernière minute sorti de on ne sait où… sans doute pour en mettre plein la vue face à la caméra.

Suite à cela le collectif a envoyé un mail a tous les vices présidents  de l’agglo Béziers Méditerranée afin de leur exposer la situation.  Car il nous parait invraisemblable que tous ces décideurs aient consciences de toute les erreurs et manipulations mise en oeuvre  par  l’agglo qui aujourd’hui conduisent à  cette situation sanitaire dangereuse.

mail aux vices présidents

Piéces jointes du mail:

Doc 1 Résumer des anomalies décisionnelles de nos décideurs

Doc 2 Valorbi selon l’agglo & selon la cour régionale des comptes

 

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Valorbi d'aprés la chambre régionale des comptes.JPG

Doc 4 Effet des biogaz sur la santé

 

A présent france 3 national diffuse son reportage

france 3 national
Voir le reportage

Dans ce reportage les paroles de Mr Lacas nous exaspèrent:

parole de Lacas dans france 3.JPG

Et pourtant son prédécesseur Mr Couderc en 1997  se voulait très rassurant lors  du projet de CET (Centre d’Enfouissement Technique).

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lettre Couderc 28/05/1997 

 

Nous comprenons finalement, que fasse à l’utilité publique de cette décharge, Mr Lacas et son prédécesseur Mr Couderc  peuvent faire absolument n’importe quoi, l’Etat cautionnera toute les dérives. Ensemble, ils malmènent les Biterrois, l’Etat par son inaction et l’agglo:

  •  en dépensant des millions (+ de 10 millions) d’euros d’argent publique dans un projet VALORBI qui ne fonctionne pas et pour lequel il n’y a  aucun recourt  possible en cas de problème car le contrat à été réalisé sans obligation de résultats. Les élus avaient été avertis par des associations de l’environnement et par l’ADEME des problèmes rencontrés avec le système de  tri mécano biologique, mais ils ont persévéré dans leurs bêtises.
  • En ne sanctionnant pas le délai de retard pour la mise en route de VALORBI.
  • en remettant aux autorités une étude d’impact à l’évidence manipulée et payée avec de l’argent public lors de la demande de prolongation de l’ISDND.
  • En faisant l’inverse des préconisations du commissaire enquêteur lors de l’enquête publique pour la prolongation de l’ISDND.
  • en enfouissant illégalement depuis 4 ans des déchets  et notamment des déchets en état de fermentation dans un ISDND. (Cela est très très dangereux car un ISDND n’est pas un méthaniseur, par conséquent il y aura forcément des fuites de biogaz car c’est bien là le point faible de l’ISDND). Cela accompagné d’un manque d’entretien  du réseau de biogaz qui fuit. Tout cela cumulé pourrait très bien s’apparenter à de la mise en danger de la vie d’autrui avec préméditation si  l’oubli du quartier de Montimas exposé au vent dominant dans l’étude d’impact est volontaire.
  • en mentant pour  laisser croire que les habitations ont été construites après la création de la décharge et ainsi reporter la responsabilité sur les riverains.
  • En fermant volontairement une unité de valorisation plus performante que VALORBI (le SITOM du littoral) au profit de VALORBI.
  • En acceptant encore plus de déchets même extérieur à l’agglo (ex: l’agglomération du grand Orb) malgré les gros dysfonctionnement de VALORBI.
  • En continuant de prétendre en décembre 2018 que VALORBI est précurseur et a toute sa place dans le nouveau plan régional de prévention de la gestion des déchets non dangereux.
  • En niant l’évidence sur les risques pour la santé. Au tribunal administratif de Marseille le 02/01/2019 l’agglo reconnait d’importantes fuites de biogaz mais à présent Mr Lacas nie que les biogaz sont nocifs pour la santé, alors qu’une vingtaine de riverains sont désormais ou ont eu pour certain temporairement  des troubles médicaux spécifiques.
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Que cela déplaise à Mr Lacas mais la situation de la décharge St Jean de Libron en avril 2018 qui rendait l’air irrespirable  est quasi  comparable aux décharges du tiers monde et cela à laissé des séquelles sur la santé des riverains. Les odeurs  étaient régulièrement ressenties jusqu’à 5 km.

https://www.nouvelobs.com/planete/20190604.OBS13896/cette-decharge-indienne-depassera-le-taj-mahal-en-2020.amp

  • En prenant des décisions qui vont à l’encontre des directives Européennes comme enfouir de plus en plus de déchets putrescibles et ainsi fortement augmenter la production de biogaz à l’air libre, cela est très mauvais pour l’environnement et pour la santé humaine.

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Dans ce paragraphe des directives européennes du 30/05/18 nous voyons bien que la fraction organique faute d’être valorisée, doit être a minima  stabilisée avant enfouissement pour réduire autant que possible les effets néfastes sur l’environnement mais surtout sur la santé humaine. Malheureusement l’agglo qui sans aucun avis  extérieurs s’était imaginée faire du compost avec les déchets organiques triés par leur super tri mécano biologique (TMB) à 10 millions d’euros (VALORBI) se retrouve dans l’échec total. Démuni face à la situation l’agglo décide d’enfouir  les déchets organiques non stabilisés, car en plus de leur incapacité à produire du compost, l’agglo est incapable de stabiliser la matière organique par manque d’infrastructure. L’agglo à pris des parts de marché supplémentaire (à accepté encore plus de déchets) sans  rien avoir anticipé ni à VALORBI ni à l’ISDND.

Résultat, la décharge de St-Jean-de-Libron ouverte depuis plus de 40 ans  est devenue ces deux dernières années, un monstre à biogaz qui intoxique les riverains. Pourtant l’Europe préconise  depuis de nombreuse années le tri à la source afin de limiter  l’enfouissement de déchets organiques en décharges qui pose problème avec les biogaz (qualité de l’air, effet de serre)  mais aussi avec les lixiviats (pollution des eaux). Pas plus tard que le 29 mai 2019 le décret N°2019-527 est publié et démontre la volonté de l’Europe de faire cesser l’activité de biogaz en décharge en stoppant au plus tard le 30/12/20 les dispositifs de soutien par complément de rémunération au tarif d’achat de l’électricité produit à partir du biogaz de décharge.

L’Europe prend très au sérieux ces problèmes de déchets organiques, a l’évidence pas l’Etat Français qui ferme les yeux depuis 5 ans sur les mauvaises pratiques de l’agglomération Béziers Méditerrané. Même le tribunal administratif a cautionné l’enfouissement de tous les déchets sans tri préalable en 2014 lors des travaux de VALORBI, ce qui est totalement à l’encontre des directives Européennes.

Mr Lacas sous entend dans son interviews que malgré  toute son ingérence dans ce dossier, il est normal de sacrifier un quartier  autre que le sien bien entendu pour le bien de l’utilité publique. C’est abject.

Pour la décharge, l’agglo va nous  dire, vous comprenez, c’est impossible d’ouvrir une nouvelle décharge dans un lieu plus isolé car personne n’en veut.  Alors l’agglo fait grossir celle qui existe et multiplie la production de biogaz au beau milieu d’un quartier de Béziers.

Mais  l’argument de dire qu’il est impossible d’ouvrir une nouvelle décharge ne tient pas, car à moins de 8 km toujours dans la communauté d’agglomération de Béziers, à Montblanc, le préfet à autorisé une nouvelle méga décharge. Qu’est  ce que cela veut dire, le préfet autorise qu’une vielle décharge de plus de 40 ans devienne un monstre à gaz et en même temps à moins de 8 km il autorise une autre méga décharge ????  Le quartier de Montimas se situe entre les deux ….???????

A noter que  dans cette histoire  l’IDSND de Vendres à proximité du village de Mr Lacas, elle va fermer en 2021. Pour celle là il n’y aura pas besoin de  manipuler d’étude d’impact!!!

 

Les biogaz et leur effet sur les riverains.

D’après Mr Lacas, il n’y a pas de danger. Pourtant de très nombreuses personnes se plaignent :

  • de maux de tête
  • d’irritation oculaire
  • d’irritation des voies respiratoires (gorge, nez, bronches)
  • de vomissement en présences des gaz
  • de problèmes de peaux

Une dizaine de personnes ont des certificats médicaux qui attestent que leurs troubles peuvent être en liens avec une pollution atmosphérique.

D’autres riverains ont également des troubles médicaux mais la majorité n’ont pas obtenu de certificats médicaux, les médecins étant très retissant à ce genre  d’acte même avec des  spécialistes ou pourtant les résultats médicaux démontrent qu’il y a un problème.

Notre ressentie est que face aux énormes quantité de biogaz que nous avons été contraints de  respirer, des riverains se sont hypersensibilité à des composés du biogaz. Le soufre est particulièrement pointé du doigt.

3 exemples de personnes touchées par les gaz: Mr Jeaneb retraité, Mme Chanxau retraitée et Mme Delba trentenaire et jeune maman.

1) Mr Jeaneb, retraité

3 constats d’huissiers à son domicile:

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Une dizaine de certificats médicaux et notamment de spécialistes

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2 ) Mme Chanxau, retraité

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4 certificats médicaux et notamment de spécialistes

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3) Mme Delba, trentenaire, jeune maman.

1 constat d’huissier

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1 certificat médical et une visite chez un spécialiste mais refus de certificat malgré des résultats troublant. A noter que de nombreux riverains de la décharges sont confronté à des médecins peu réceptif à nos problèmes et refuse de s’engager avec un certificat.

CM del.JPG Suite à un mail d’alerte envoyé le 30 mars 2019 à tout les responsables de la décharge:

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Mme Delba annonce à nouveau par mail le 25 mai 2019 ses résultats d’examens

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Le point commun de tout ces riverains s’est que leur état de santé s’améliore lors de vacances et se dégradent a nouveau dès leur retour à leur domicile. Les médecins préconisent le déménagement, vous trouvez cela normal alors que cette décharge n’a pas posé ce genre de problèmes pendant plus de 40 ans ?????? Alors qui sont les responsables???? Sommes nous condamnés à mourir pour les bêtises de nos dirigeants???

 

Face à cela Mr Lacas devrait être beaucoup plus humble et arrêter de laisser croire  que les gaz que l’agglo nous oblige à respirer ne sont pas dangereux pour la santé. En effet tout indique le contraire sauf l’étude très tardive que l’agglo s’est enfin engagée à faire réaliser à partir du 15/04/2019 par Atmo Occitanie et qui n’a pas encore rendu ses conclusions.