De vives suspicions à l’encontre de l’Etat suite à l’incendie de Lubrizol à Rouen. Ces suspicions sont pour nous légitimes au vue de ce que nous vivons avec la décharge de St-Jean-de-Libron.

Responsabilité de l’industriel (l’exploitant) ou de l’Etat?

Petit historique de la décharge de St-Jean-de-Libron à Béziers pour comprendre comment fonctionne les relations exploitant, autorités et riverains :

  • La décharge de St-jean-de-Libron a débuté dans les année 1976-78.
  • Elle à fonctionné dans l’illégalité jusque dans les années 1990
  • Un à deux millions de tonnes de déchets ont été enfouis dans cette décharge. (difficile d’être plus précis compte tenue que pendant presque 20 ans les déchets n’étaient pas pesés.)
  •  En 1999 cette décharge obtient enfin une autorisation préfectorale pour fonctionner malgré l’avis défavorable du commissaire enquêteur en 1998 qui craignait que la décharge ne pollue la nappe d’eau la plus profonde (voir ci dessous quelques précisions à ce sujet dans  l’enquête publique de 2016), donc 1er passage en force de l’exploitant et des autorités.
  • avis négatif commissaire enquêteur
  • Arrêté de d’autorisation préfectoral (pour la prolongation) du 9/02/2018 très très discutable:

  1/ L’eau:  2ème passage en force de l’exploitant et des autorités avec l’arrêté d’autorisation de février 2018 bien que cette fois le commissaire enquêteur ait remis un avis favorable mais a émis quelques recommandations vis à vis des odeurs qui incommodent les riverains. Pour les odeurs nous y reviendrons plus loin, pour le moment restons sur le risque de pollution des  nappes d’eau souterraines. Pour comprendre voici un extrait de la lettre du 18/09/2019 envoyée à Mr le Préfet sur ce sujet .

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Emplacement des piézomètres de contrôle.

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Ce graphique tiré du compte rendu d’activité de 2018 informe sur les résultats d’analyses des chlorures des piézomètres de contrôle réalisées depuis  2008.  Ce graphique démontre clairement la pollution des nappes provoquée par la décharge.

Le triangle (Pz4 aval de la décharge) et le rond (Pz3 amont) représente  une nappe superficielle: nous voyons clairement un très gros écart entre les deux, cela signifie que la décharge pollue  la nappe peu profonde. A remarquer que le rond monte fortement sur la dernière analyse, cela peut venir du ruisseau noir de lixiviat vue en 2018 qui passe juste a coté du Pz3.

Mais plus grave, en 1998 le commissaire enquêteur avait  émis un avis défavorable pour le risque de pollution de la nappe profonde (Astien)…  et bien ce graphique démontre qu’il avait raison, sa crainte est devenue réalité.

La croix (Pz2 aval) et le carré (Pz1 amont) représentent la nappe Astienne et l’écart entre les deux démontre là aussi les pollutions provoquées par la décharge, même sur la nappe profonde. Alors comment l’Etat peut-il cautionné une telle pollution en autorisant la prolongation de cette décharge ? En effet, ce graphique démontre clairement que la décharge pollue la nappe la plus profonde (l’Astien) depuis de nombreuses années. Fait aggravant, de nombreux riverains n’ont que leurs forages pour s’alimenter en eaux. Face à cela cette décharge doit rapidement fermer. La moindre des choses maintenant est de contraindre  l’exploitant à financer le raccordement à  l’eau potable de tous les riverains.

Remarque: les piézomètres en amont censés représenter les eaux témoins non exposées aux pollutions de la décharge sont situées dans des endroits très critiquable.

Pz1 est trop près de la décharge et peut être  touché par des pollutions provoquées par celle ci ( ex en 2009: une pointe à  plus de 300 mg/l de chlorure, voir graphique ci dessus).

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Pz3 est trop proche du lit du ruisseau qui sort de la décharge qui est donc potentiellement pollué comme à l’évidence en 2018.

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ruisseau le 25/11/2018

Par conséquent il est fort probable que si les piézomètres témoins (en amont) étaient placés plus judicieusement, ils montreraient des eaux conformes aux moyennes de la nappe Astienne soit bien inférieur à 100 mg de chlorures/l.

2 /L’air: la qualité de l’air, l’élément qui a mis le feu au poudre.

Petit historique:

  • Depuis plusieurs années l’association de quartier dénonce les mauvaises odeurs en commission de suivi de site et de toute évidence l’agglo et Mr le sous Préfet s’en moquaient totalement…
  • 2016, les riverains se sont déplacés massivement pour se plaindre au commissaire enquêteur,  l’enquête publique fait donc ressortir un gros problème d’odeur.
  • 2017 des plaintes sont directement envoyées en préfecture pour se plaindre des mauvaises odeurs  devenues quotidienne.
  • janvier 2018 de grosses pluies déclenchent une forte méthanisation, l’empoisonnement au gaz commence véritablement et s’est poursuivi ainsi jusqu’en avril 2019. Cela veux dire des irritations aux yeux et des maux de têtes quasiment tout les jours pour des riverains.
  • 8 février 2018 la préfecture valide l’arrêté d’autorisation jusque 2029, alors que nous subissons un gazage intense. Sans aucune précaution pour les riverains autre qu’un recouvrement de terre quotidien toujours non respecté malgré les mises en demeures. L’association de quartier demandait la mise en place d’un suivi de l’air par Atmo Occitanie, mais nous n’aurons rien… Alors  suite à l’incendie de Lubrizol, Madame Elisabeth Borne Ministre de la transition écologique et solidaire peut s’émouvoir le 2/10/19 devant les députés que les gens ne se déplacent pas assez lors des enquêtes publiques, mais cela ne sert strictement à rien…. Nous nous sommes déplacés… et pourtant la préfecture est restée totalement sourde.
  • pendant l’année 2018 de nouvelles plaintes partent directement en préfecture mais toujours aucune réaction. En juin la préfecture est informée de la création du collectif Droit à un air sain à Montimas.
  • En novembre nous débutons les constats d’huissier. Suite à cela, l’agglo va enfin reconnaître les odeurs… jusque là, elle niait ou trouvait des excuses bidons.
  • A la mi novembre 2018, la préfecture est informée que le collectif organise une manifestation le 1er décembre au rond point de Jardiland. Nous sommes rapidement contactés par le commissaire de police de Béziers qui veut en savoir plus sur l’organisation de la manif. Nous demandons alors à rencontrer Mr le Sous Préfet avant la manifestation pour lui expliquer notre situation mais pas de réponse.
  • 1er Décembre 2018, manifestation, 150 personnes se mobilisent pour dénoncer les gazages que nous subissons, la population est très réceptive  et de nombreux usager de la D28  se demandaient justement d’où provenaient ces odeurs de gaz?  Pas de visite de Mr le Sous Préfet, seulement d’un conseiller communautaire (Mr Resplandy) et de Mr le Maire de Béziers.
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  • Après encore un gros mois de calvaire pour les riverains et de nouvelles demandes de rendez vous en décembre 2018, le 4 janvier 2019 Mr le Sous Préfet avec deux représentant de la DREAL nous reçoivent enfin. Cette réunion débouchera sur un arrêté de mise en demeure le 29/01/2019 entre autre pour faire cesser les odeurs pour le 06/02/2019. Peine perdu cela perdure toujours. Moins fréquentes depuis mai 2019 il est vrai avec cette sécheresse record, mais toujours bien présentes pour des riverains , encore la nuit  dernière du 8  au 9 octobre 2019 de fortes odeurs ont  pénétrées dans des maisons et réveillées des riverains.
  • Le 26/03/19 réunion en sous préfecture avec également les représentants de l’agglo qui nous exposent leurs versions des faits avec les problèmes rencontrés à VALORBI.
  • Le 25/03/19 Mr le ministre de l’écologie, François de Rugy en visite à Loupian est alerté de la situation par la remise d’un dossier.
  • Le 27/06/19 tenue d’une commission de suivie de site. Suite au renouvellement des membres de la commissions de suivi de site, 2 membres du collectifs sont invités à y participer pour le centre de valorisation  des ordures (VALORBI) et pour la décharge (ISDND). C’était une marque d’ouverture de la part de la préfecture, malheureusement d’entrée de jeu la sous préfecture ne communique pas les documents 14 jours à l’avance comme normalement prévu mais seulement après les avoir réclamés au fur et à mesure les 3 jours précédent la réunion.   Face à ce manque de considération, nous nous présentons à la réunion et la quittons immédiatement, l’association de quartier à fait de même.  Il faut bien comprendre qu’étudier des centaines de pages en quelques heures pour des bénévoles comme nous, c’est impossible.
  • sous préfecture

Nous terminons l’historique rapidement, entre temps il y a eu également deux mises en demeures supplémentaires, une sur l’interdiction temporaire d’apport de putrescibles et l’autre suite aux lixiviats retrouvés dans le fossé d’ou la mise en place de mesures d’urgences. Il y a également eu 2 recours au tribunal administratif et un recours au conseil d’Etat qui n’ont pas permis d’obtenir la fermeture du casier n°4 et l’arrêt définitif d’apport de déchets putrescibles, ces audiences ont juste confirmé qu’il y avait bien des odeurs et nous ont permis d’avoir accès à des documents que l’exploitant et la préfecture ne communiquaient pas (c’est la transparence d’Etat: nous n’avons accès a aucun compte rendu d’inspection de la DREAL sauf un par le biais du tribunal).  Alors face a ces dysfonctionnements d’Etat, la suite se poursuivra à la cour Européenne des droits de l’Homme…

Revenons sur le communiqué de presse de la préfecture suite à la commission de suivi de site du 27/06/2019. Voici un extrait.

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Donc dans son communiqué de presse la préfecture laisse sous entendre qu’il n’y a jamais eu de risques sanitaires. Cela est un mensonge, car le début de l’étude  démontre le contraire. Mais surtout le stratagème était de commencer les études de qualité de l’air une fois les travaux d’urgences terminés. Ainsi les résultats ne reflètent absolument pas ce que nous avons subit pendant plus d’un an avant que la nouvelle torchère ne brûle ces fameux 600m³/h de biogaz qui autrefois s’échappaient dans l’atmosphère et nous intoxiquaient pleinement. Nous n’oublions pas cette longue période d’abandon de l’Etat pourtant bien alerté…. Alors maintenant, la moindre des choses est de ne pas mentir, il y  a bien eu des risques sanitaires, la préfecture à juste fortement laissé traîné la situation pour laisser le temps à l’exploitant de rectifier au mieux la situation avant de mettre en place des analyses d’air. Nous ne sommes pas dupe, la préfecture aurait pu dés la manifestation du 1er  décembre 2018 demander des analyses d’air immédiatement, mais non… il aura fallu attendre 4 mois et demi de plus dans l’agonie pour avoir une étude officielle. L’étude d’Environnement Air n’étant pas prise en compte  par les autorités et pourtant elle montre que les teneurs en H2S dépassaient de 5 fois la VTR (valeur toxique de référence) en février mars 2019 malgré la mise en place d’une torchère supplémentaire. Imaginez la situation sans cette torchère.

Cela est démontré dans l’article précédent (recourt devant le conseil d’Etat) car bien entendu comme pour la majorité des études financée par l’agglo les conclusions sont systématiquement manipulées voir mensongères. Dans cette étude l’astuce à été d’utiliser une mauvaise VTR et ainsi de conclure qu’il n’y avait pas de danger pour la santé. Alors qu’en réalité en prenant la VTR validé par l’agence régional de santé cette étude  démontre bien que les valeurs moyenne mesurées en H2S étaient 5 fois supérieure à la valeur toxique de référence chez les trois riverains suivis. De même l’étude Atmo démontre du 15 au 29/04/19  qu’a proximité du casier les mesures de H2S dépassent de plus de deux fois la valeur toxique de référence.  Chez les riverains les plus proche nous voyons que les valeurs sont nettement supérieures à la zone la plus polluée de Béziers (la gare SNCF).

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Compte tenu que nous somme en zone classée verte il aurait été plus objectif de comparer  avec la qualité de l’air de chez Mr LACAS notre Président d’agglomération ou  de chez Mr le Sous Préfet et non la gare SNCF…Mais peu importe, nous voyons bien qu’il y a un gros écart entre les résultats à proximité du casier et des résultats chez les riverains. L’explication se trouve sans doute dans le fait que ce n’est pas le même mode de mesures. A proximité du casier c’est une remorque  qui mesure  électroniquement en continu comme les capteurs d’Environnements Air et chez les riverains se sont des filtres qui sont exposés 14 jours et ensuite analysés en laboratoire. Alors cette différence de résultat est troublante et on peut se demander si ces mesures sont fiables.

Car pour une décharge prés de Marseille ce genre de capteur avec filtre à donné des résultats très différent en fonction de où ils étaient analysés: (exemple ci dessous)

 Etude sur la décharge de Marseille

photo Marseille

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Etude contradictoire qui remet en cause les résultats des capteurs filtres, ici vis à vis du benzène prés d’une décharge à proximité de Marseille.

Alors pour couper cours à toute polémique, il serait judicieux d’installer la remorque de mesures directement chez un des riverains les plus touchés.

 

Conclusion:

Est il choquant d’avoir des suspicions envers les autorités ?

 

  • Quand c’elles ci donnent une autorisation de prolongation d’ un site, alors que ce site pollue l’air au point d’intoxiquer les riverains. Que les études de suivi  de la qualité des eaux souterraines démontrent que ce site  pollue également ces eaux pourtant si précieuse, car des riverains n’ont que ces eaux souterraines pour s’alimenter en eau?

 

  • Quand les autorités communiquent en écartant une étude problématique (suivi H2S d’ Environnement Air) et ne parle que des points positifs d’une étude officielle (étude Atmo Occitanie) et dissimulent les points qui démontrent l’inverse de ce qu’ils disent pour laisser penser qu’il n’y a jamais eu de mise en danger de la vie d’autrui?

 

  • Quand les autorités ne réagissent pas face à l’ infraction pourtant avouée de l’exploitant, l’enfouissement de déchets putrescibles non stabilisés provoquant le doublement de la production de biogaz ? Cela fait que le risque d’incendie et d’explosion n’a jamais été aussi élevé et pourtant ce site est au milieu des habitations.

 

  • Quand les autorités,  protège l’exploitant ou l’industriel  pour garder son  site en activité alors que juste à coté, les autorités ont autorisé un site deux fois plus grand qui fait de l’agglomération Béziers Méditerranée, la plus grande poubelle de l’Hérault et ce toujours a proximité de notre quartier  à seulement 4 km ? Visible de chez nous.
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Décharge de Monblanc vue de Montimas + la décharge de St Jean de Libron = quasi 200 000 tonnes d’ordures/an

La préfecture prend notre territoire pour une véritable poubelle, a cela s’ajoute 3 sites SEVESO seuil haut sur 5 dans l’Hérault situé à Béziers plus un incinérateur à boue d’épuration.  STOP le Biterrois sature, la décharge de St Jean de Libron est désormais devenue illégitime face aux nombreuses infractions et pollutions. L’agglo de Béziers en possédant sa propre décharge à démontré depuis 5 ans sont incapacité à valoriser des ordures (entre 2 et 3 % de valorisation seulement). Forcément quand l’enfouissement est gratuit, inutile de faire des efforts. Mieux, elle gagne de l’argent en traitant et  enfouissant la quasi totalité  des ordures des autres (agglomération du Grand Orb). STOP à cette mascarade, la décharge de St Jean de Libron doit fermer rapidement, son autorisation d’exploiter n’est basée que sur des conclusions d’études fortement manipulées voir mensongères (Etude d’impact, étude hydrogéologique, étude du suivi des H2S par environnement air, etc….).

Alors le tonnage disponible à la décharge de Montblanc doit servir à Béziers et non à des ordures de provenance plus lointaines,  cela serait ainsi totalement conforme au principe de proximité. Cela engendrera des coûts supplémentaires c’est vrai mais obligera enfin l’agglo de Béziers à valoriser réellement les ordures pour moins enfouir . Car depuis 5 ans, la préfecture  de l’Hérault  laisse l’agglo de Béziers faire n’importe quoi avec les ordures. Pour fin 2023 le tri à la source devra être opérationnel, l’agglo de Béziers n’en prend absolument pas le chemin contrairement à son voisin le SICTOM de Pézénas Agde.

Mis à part tout cela, pourquoi être suspicieux envers les autorités ????

En cas d’explosion, d’incendie, de graves maladies ou pire de décès de riverains, qui sera responsable?  L’exploitant manipulateur ? Ou les autorités qui sont aveugles et sourdes  (par connivence ou par manque de moyen? ) ?????????????

 

 

 

 

 

 

Recours devant le conseil d’Etat

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Le 15 juillet 2019, audience du recours en appel devant le conseil d’Etat  déposé par  l’association de quartier et neuf autres requérants. Ce recours est défendu par le cabinet d’avocats Huglo-Lepage de Paris. Quatre requérants ont fait le déplacement à Paris pour l’occasion.

En face la communauté d’agglomération Béziers Méditerranée est représentée par son avocat, le responsable politique en charge des déchets et un technicien responsable. Il y a également des représentants du ministère de l’écologie avec leur avocat car en conseil d’Etat c’est au ministère de se justifier à la place du préfet de l’Hérault. A noter que lors des deux recours précédent à Marseille le préfet de l’Hérault n’a jamais présenté de mémoire de défense et ne s’est jamais  fait représenter aux audiences. De toute évidence notre cas ne le préoccupait absolument pas et à chaque fois les juges ont regretté une  telle situation. Il faut comprendre que la situation est délicate car un fonctionnaire juge un autre fonctionnaire, cela peut avoir des répercutions dans la carrière d’un juge ce qui incite sans doute  à la frilosité.

En deux mots nous étions là pour dénoncer la situation  et demander l’arrêt  définitif des apports de déchets putrescibles et la fermeture du casier en exploitation (casier 4) qui a reçu en 2018 d’importantes quantités de déchets fermentescibles sans autorisation préfectorale.

cliquer: Pourquoi, il faut fermer le casier n°4 ?

Lors d’un contrôle de la DREAL le 30 octobre 2018, l’exploitant reconnait enfin qu’il enfouit du putrescible et annonce qu’il va continuer jusque fin décembre. Donc la préfecture était parfaitement au courant de ces enfouissements illégaux… elle à pourtant laissé faire malgré les multiples courriers de plaintes d’odeurs depuis septembre 2017.

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extrait du rapport d’inspection du 30/10/2018

Pour résumer, afin de palier aux désagréments que provoquent ces enfouissements illégaux de déchets putrescibles (ex: mauvais compost non stabilisé), nous demandions la fermeture du casier 4 pour que cette matière puisse fermenter de manière constante et donc être plus facilement maîtrisable. En refusant de fermer ce casier l’exploitant (l’agglo) prend le risque d’exposer à nouveau les riverains à des pic de méthanisation incontrôlable provoqué par les intempéries et notamment lors d’un épisode cévenol (avec des pluies de  plus de 100 mm) ou l’eau se retrouvera inévitablement en contact avec ces déchets putrescibles qui se remettront  à fortement fermenter, ce qui produira de grosses quantités de biogaz. Ces biogaz seront-ils maîtrisable?  Ce risque est à présent sous l’entière responsabilité de l’agglo, de la préfecture mais également du ministère de l’écologie qui a refusé la fermeture de ce casier sous prétexte que:

Défense du Ministère de l’écologie:

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extrait du mémoire de défense du ministère

Le ministère de l’écologie reconnait les nuisances mais s’oppose à l’arrêt des apports de putrescibles et la fermeture du casier 4 sous prétexte que la région est touchée par la saturation des capacités.

Quel méconnaissance du dossier de la part du ministère, car à 8 km de la décharge de St-Jean-de-Libron en continuant sur la départementale 28, sur une commune de notre agglomération Béziers Méditerranée (Montblanc), la préfecture a autorisé l’ouverture d’une nouvelle méga décharge qui a une capacité autorisé en 2019 de 132 900 tonnes  d’après le projet de plan régional des déchets, voir l’extrait ci dessous.

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Cette décharge COVED (Valorsys) est prévu pour le bassin de vie de Pézenas Agde qui est à peu près équivalent au notre, sauf que le SICTOM de Pézenas Agde ne possédait pas de décharge et acheminait encore en 2017 ses déchets dans diverses décharges de la région:

 

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Extrait du rapport annuel 2017  du SICTOM Pézénas Agde.

 

Comme on peut le constater le SICTOM Pézénas Agde a un tonnage de déchets de l’ordre de 43 214 tonnes.  Par conséquent: 132 900 tonnes autorisé dans la nouvelle décharge  – 43 214 tonnes de déchets annuels  = 89 686 tonnes de capacité restante.

Notre question est donc : A qui sert les 89 686 tonnes restantes sur notre agglomération Béziers Méditerranée ? A cela s’ajoute le fait que le SICTOM Pézénas Agde a désormais libéré des tonnages sur les décharges qu’il utilisait encore en 2017. Nous voyons donc bien que le ministère de l’écologie ne sait absolument pas de quoi il parle… Par contre par son refus de fermer le casier 4, il cautionne les enfouissements illégaux qui rendent malade des personnes et  ne fait preuve d’aucun principe de précaution vis à vis des prochains épisodes Cévenols.

 

Revenons à présent à l’agglo de Béziers.

Pour sa défense l’agglo a présenté pour la seconde fois devant le juge, un extrait d’une étude aux conclusions mensongères sur le suivi des H2S. Un extrait de 1 mois du 7 février au 8 mars sur les 4 mois de présences de ce(s) capteur(s).

Cette étude est basé sur 3 capteurs réparti chez 3 riverains (le gardien et 2 autres riverains) afin de connaitre leur exposition au H2S.

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Extrait de l’étude Environnement Air sur le suivi des H2S

L’avantage de ce capteur c’est qu’il mesure précisément et enregistre les H2S en continue et permet d’avoir des valeurs tous les jours. Le capteur d’ATMO Occitanie au contraire ne peut faire qu’une moyenne sur 14 jours car il s’agit d’un filtre qui est envoyé en laboratoire pour être analysé. (D’après des forums internet les résultats d’analyses de ces filtres peuvent avoir des résultats très différent en fonction des laboratoires où ils sont envoyés).

L’inconvénient, les résultats de ce capteur ne sont pas reconnus par les autorités mais donnent quand même une sérieuse idée de la situation. Petit paradoxe : les autorités se basent sur les études de  Environnement Air pour la recherches et l’évolution des fuites de biogaz sur la décharge mais ne tiennent pas compte de son étude sur le suivi des H2S.

 

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Extrait de l’étude Environnement Air sur le suivi des H2S

 

Le problème vient du seuil de 20 ppb retenu par cette étude pour une exposition de 14 à 365 jours. Car cela faisait plus d’un an que nous étions exposés donc le seuil retenu par l’agence régional de santé (ARS) est de 2µg/m³ soit  1.39 ppb pour le H2S et non 20 ppb.

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voici les résultats des 3 capteurs

capteur 4
Moyenne de 6,7 ppb soit 4,8 fois supérieur à la VTR (valeur toxique de référence).
capteur 3
Moyenne de 5,4 ppb soit 3.9 fois supérieur à la VTR
capteur 1
Moyenne de 9,1 ppb soit 6,54 fois supérieur à la VTR.

Alors que penser de la conclusion de cette étude:

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Extrait de l’étude Environnement Air sur le suivi des H2S

Un joli mensonge présenté à deux reprises devant les juges.

Visiblement en France il est autorisé de manipuler les juges.

Car en réalité cette étude démontre que les H2S mesurés dépassent en moyenne  5 fois la Valeur Toxique de Référence chronique (2µg/m³) retenu par  l’Agence Régional de Santé.

(6,7ppb+5,4ppb+9,1ppb)/3=7,06ppb de moyenne / (1,39ppb=2µg/m³) VTR de ref = 5,08 soit un dépassement de 5 fois la VTR chronique.

 

Malgré toutes ces anomalies:

Rejet de notre recours au Conseil d’Etat:

 communiqué de presse du  18 07 19 suite à la décision du Conseil d’Etat 

Le conseil d’Etat confirme l’existence des nuisances et reconnaît l’atteinte à plusieurs droit fondamentaux, mais considère que cette atteinte n’est pas suffisamment grave pour justifier l’intervention du juge des référés-liberté.

De toute évidence il nous manquait une expertise  d’un coût  de 15 000  à 30 000€ à notre charge  pour avoir une chance de contrer les manipulations de l’agglomération Béziers Méditerranée et les défaillances ( ou complaisance ?) des services de l’Etat (ARS et DREAL). Conseil d’Etat manipulation du juge 19/10/19 

  Autant dire que pour nous, simples citoyens qui souffrons  de ces gazages (provoqués par le manque de sérieux d’une agglomération et le manque de contrôle des services de l’Etat), le tribunal administratif est du folklore administratif. Nous sommes allés au bout des recours légaux rapides possible en France. Alors,  si par malheur nous avons raison, que les grosses pluies relancent une forte  méthanisation et que l’exploitant ne la maîtrise pas, alors nous nous ferons entendre différemment, on ne nous laisse pas vraiment le choix…

Au cours de ce combat, pendant ces derniers mois, une journaliste de M6 nous a suivi dans notre périple.

Reportage du 15 septembre 2019 dans 66 minutes sur M6 a revoir sur m6 replay:  https://www.6play.fr/66-minutes-p_825

ou directement ici:

Alors que l’agglo accumule les arrêtés de mise en demeure et se retrouve face au juge, et bien ce reportage a pu témoigner devant la France entière du  je-m’en-foutisme de cette exploitant (l’agglo de Béziers). Car malgré la  mise en demeure de respecter le recouvrement quotidien des déchets , cette journaliste à pu être témoin à plusieurs reprises que cela n’était pas réalisé.

Nous ne pouvons pas montrer les odeurs, de ce fait les non recouvrements plusieurs fois signalés à la DREAL ne sont que la partie visible de l’iceberg et démontre à quel point l’agglo de Béziers se moque des arrêtés de mise en demeure de la préfecture. Aurait-elle des passes droits ?

Le 15/07/2019, le même jour que notre audience au conseil d’Etat, la préfecture de l’Hérault  prend un arrêté de mesures d’urgence suite à un problème lié aux jus de décharge.

AP2019-I-909 150719 ISDND SJ de Libron, Mesures Urgence (lixiviats, étude hydrogéo., déchets hors casier)

Coïncidence ou acte volontaire ?  Une chose est sûre le juge n’en a pas été informé ne le sachant pas nous même malgré la tenu d’une commission de suivie  de site 3 semaines avant et qui d’après la préfecture se déroule en toute transparence. Pourtant cet arrêté qui traite d’un problème du 26/11/2018 démontre de graves délits et pollutions du milieu naturel provoqués par cet exploitant (l’agglo) inconscient et dangereux. Le ministère de l’écologie en était-il informé lors de son passage au conseil d’Etat ?

 

Cette affaire  a démarré le 25/11/2018 avec la diffusion de ce film sur les réseaux sociaux.

 

Dés le lendemain le 26/11/2018, l’exploitant déclare un débordement accidentel du bassin de lixiviat provoqué par les grosses précipitations.

Sauf que la veille le 25/11/2018, des photos des bassins ont été prise et rien ne nous laisse penser que les bassins débordent. Alors que penser ???

De toute évidence, l’argument du débordement accidentel du bassin de lixiviat n’a pas dû suffire, car une expertise à été menée et révèle l’impensable (voir extrait ci dessous). Des déchets ont été retrouvés enfouis dans un lieu non autorisé, pire des composts urbains encore fumant sont retrouvés. Alors, à ce niveau de délit qui met nos vies en danger et qui pollue le milieu naturel car ce lieu est ni équipé pour récupérer les lixiviats, ni les biogaz, il nous semble que la préfecture est très très clémente envers la communauté d’agglomération de Béziers en ne lui demandant finalement que de se remettre en conformité. Malgré la gravité de l’infraction il n’y a toujours aucunes sanctions.

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Face à cette situation, nous  avons envoyé un courrier à Mr le Préfet de l’Hérault pour lui demander un entretien  afin  d’évoquer désormais la fermeture de ce site.

Lors d’un prochain article nous ferons un point de la situation et le constat sera le suivant: La préfecture par son arrêté d’autorisation du 09/02/2018 a autorisé l’agglo a poursuivre l’exploitation de cette décharge jusque 2029 alors que l’agglo ne respectait absolument pas les règles préfectorales depuis de nombreuses années. Alors la colère monte, monte…… et nous disons STOP à cette décharge.

A ce niveau de non respect des règles,  cette décharge devrait subir une fermeture administrative jusqu’à ce que  l’exploitant se remette en conformité.  Cela veut dire jusqu’au moment ou l’unité de valorisation des biogaz puisse capter seule l’ensemble des biogaz. Comme le prévoit l’arrêté préfectoral d’autorisation, la torchère ne doit servir qu’en cas de maintenance ou de dysfonctionnement de l’unité de valorisation des biogaz.  Voir extrait ci dessous de l’Arrêté préfectoral d’autorisation du 09/02/2018. Actuellement une torchère supplémentaire à été installée et brûle environ 600m³ de biogaz par heure, nous somme loin du respect de  l’arrêté préfectoral. En quelques mois le brûlage du  biogaz à doublé sur cette décharge.  Avant, cette quantité de biogaz  s’échappait dans la nature et nous intoxiquait totalement. Cette torchère est aujourd’hui indispensable… et pourtant elle n’est pas prévu dans l’arrêté d’autorisation préfectoral qui a seulement 1 an et demi.

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extrait de l’arrêté préfectoral du 09/02/2018

 

Petit point sur les odeurs:

Globalement l’été 2019, c’est beaucoup mieux passé que l’année 2018 et début 2019. Malheureusement la situation n’est toujours pas satisfaisante car des riverains sont encore régulièrement gazés dans la nuit chez eux, même avec les fenêtres et les volets fermés.

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Cette photo a été prise le 7 août 2019 après une nuit de gazage. Les yeux de ce riverain ne sont que la partie visible de l’iceberg. Car sa gorge, sa trachée et ses bronches sont dans le même état d’irritation. Cela a de nouveau été confirmé par de récents examens réalisés cette fois à Montpellier. Changement de lieu d’examen, mais toujours les mêmes résultats.  Il faut reconnaître que l’agglo nous gâte et nous expose à un cocktail de polluants toujours plus étendus:

  • odeurs d’ordures
  • biogaz avec sont fameux H2S et multiples autres polluants
  • les fumées des trois torchères avec ses multiples recombinaisons aléatoires possible lors du brûlage des biogaz. Une chose est sûre le H2S une fois brûlé devient du SO2 toujours aussi toxique.
  • et à présent même des résidus d’évaporation forcé des jus de décharges, ce qui expliquerait les nouvelles odeurs de solvants (voir explication ci dessous)

COV

source : https://condorchem.com/fr/evaporateurs-atmospheriques/

 

Mais comme pour notre Dame de Paris ou l’incendie à Rouen, pour les autorités tout va bien….

Pourtant la situation reste très préoccupante car l’exploitant (l’agglo) se trouve dans une situation exceptionnelle qui devrait lui permettre de parfaitement maîtriser le monstre qu’il a créé. Car, théoriquement  il n’y a plus d’apport de déchets putrescibles depuis janvier 2019 et surtout il y a une sécheresse exceptionnelle qui limite la méthanisation.

vias2019
le 26/09/2019,  112 mm depuis le mois de janvier
vias2018
Alors que l’an passé au 26/09/2018 nous étions à 564 mm.

 

Le 26/09/2019 seulement 112 mm depuis le début de l’année contre 564 mm l’année dernière. Alors que se passera t’il avec le retour de grosses pluies  ????? 

Formation des nez et coup de gueule en conseil communautaire et en sous préfecture.

Formation des nez par Atmo Occitanie:

formation nez.jpgLe  12 juin 2019,  nous suivons une formation avec Atmo Occitanie pour harmoniser le vocabulaire à utiliser pour décrire les odeurs perçues afin de réaliser une fiche de synthèse que les nez auront à remplir et à renvoyer tout les mois.

Lors de cette réunion nous nous sommes donc rendus sur la décharge (ISDND de st Jean de Libron) et là pour commencer la responsable de site veut nous interdire l’accès au casier en cours d’exploitation rendant inutile cette visite de formation. Elle finit par accepter et  surprise, nous faisons à peine 10 m sur ce casier que nous sommes confrontés à des odeurs de biogaz. Sans matériel sophistiqué nous pouvons donc détecter des fuites de biogaz. On  peut alors se demander comment cela est  possible. Pourquoi les techniciens en toute connaissance de cause laissent une telles fuites de biogaz parfaitement détectable au nez ?  Nous étions venus pour être formés à toutes les odeurs (ordures fraîches, en fermentation, odeurs des torchères, etc…..) mais nous nous sommes principalement retrouvés confrontés à des odeurs de biogaz et dans une moindre mesure de lixiviat en passant à coté des bassins. Là certains ont reconnu immédiatement cette odeur particulière qui donne un haut le cœur et donne envie de vomir, « c’est donc les lixiviats » (jus de décharge) ce sont dit quelques personnes. Ce soir là le vent étant du Sud nous n’avons pas pu sentir les odeurs de torchères, c’est bien dommage car depuis peu nous sommes occasionnellement confrontés  à une nouvelle odeur de solvant mais impossible pour le moment de la rattacher à l’exploitation de la décharge. Mais nous verrons par la suite que cela est certainement  lié.

Coup de gueule en conseil communautaire

 

conseil communautaire.jpg

gendarme.jpg

Ce coup de gueule fait suite aux odeurs incessantes, aux mensonges et aux provocations de Mr Lacas dans une interview  de Midi libre dans laquelle ce dernier invente un historique de la décharge qui laisse sous entendre que se sont les riverains qui sont venus s’installer autour de la décharge alors que c’est totalement l’inverse, c’est la décharge qui s’est installée au milieu des habitations  (voir article du blog: déchets y a t’il un pilote dans l’avion).

Le 13 juin 2019 nous nous sommes donc invités au conseil communautaire qui se tenait à Sauvian afin de montrer notre agacement, mais à l’évidence nous étions attendus, les gendarmes étaient là.

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1375519829266134&id=1188755741275878

https://www.midilibre.fr/2019/06/14/beziers-echanges-muscles-au-conseil-dagglo-sur-fond-dodeurs-nauseabondes,8256913.php

Une semaine après Mr Lacas (président de l’agglomération de Béziers) reconnait à sa manière, la légitimité de notre coup de gueule: https://www.midilibre.fr/2019/06/21/beziers-lagacement-des-riverains-de-montimas-est-licite,8268760.php

Ce soir là nous avons pu discuter avec Mr Ménard (maire de Béziers) qui est venu nous apporter  son soutien. Cela a déclenché un report  de séance.

Nous avons pu également discuter avec Mr Lacas  et Mr Dupin ancien directeur du SITOM du Littoral. L’échange à été instructif étant face à l’ancien directeur du SITOM du Littoral. Nous lui avons demandé pourquoi le SITOM avait été fermé alors qu’il fonctionnait mieux que VALORBI ?

La réponse est inquiétante. En résumé,  le matériel était vieillissant mais, si ils avaient su, ils auraient sans doute investit un peu et  repoussé la fermeture. Mais cela veut dire quoi ?  Que nos politiques prennent des décisions sans savoir, sans avoir tous les éléments en mains?

Les techniciens responsables auraient-ils cachés que VALORBI ne fonctionnait pas depuis le début (4 ans)  ? Pourquoi les techniciens feraient-ils cela ? Mais si cela est vrai, ce sont des fautes graves… ces techniciens ne peuvent pas continuer à travailler pour l’agglo comme si rien était, alors que tout cela a aboutit à un  empoisonnement des riverains de la décharge et dont certains riverains n’ont toujours pas guéri.

Il est bon de rappeler que lors de la réunion publique du  14 mai 2018 (voir article du blog: réunion publique 2018, des explications peu rassurantes ) un technicien nous a expliqué que dans son village il y a une coopérative viticole qui sent également mauvais mais que c’est comme cela, il doit s’y faire donc c’est pareil pour nous, nous habitons à coté d’une décharge, on doit se faire aux odeurs. Cette réflexion avait été mal prise par les riverains déjà en mai 2018 (car suite à des manifestations, Mr Couderc, ancien maire de Béziers avait promis en 1999 lors de la création du CET qu’il n’y aurait pas d’odeur sur ce site) mais aujourd’hui cette réflexion prend une tournure encore plus grave.  Car nous savons à présent que l’exploitant a enfouit dans cette décharge des déchets  organiques non stabilisés jusque décembre 2018 sans autorisation préfectorale. Ceci était donc déjà sans doute  prémédité en mai 2018 et il fallait donc qu’on s’habitue aux odeurs pour les laisser magouiller tranquillement…ce comportement est inqualifiable !!!!

Il faut rappeler aussi que le 1er mars 2019 grâce au rapport de la chambre régionale des comptes nous avons officiellement appris que VALORBI ne fonctionne pas. Car depuis 4 ans cela n’est jamais apparu  dans les Commissions de Suivi de Site (CSS), on peut se demander si le sous préfet, Christian Pouget a été également trompé ou s’il était de connivence ainsi que la DREAL avec L’agglo de Béziers. VALORBI  ne fonctionne pas et pourtant le 01 janvier 2018 VALORBI va accueillir des déchets supplémentaires, ceux du SITOM du Littoral mais aussi des déchets extérieurs à l’agglo ceux de l’agglomération du Grands Orb.

On est en droit aujourd’hui de savoir:

– qui a pris la décision totalement absurde de traiter des déchets supplémentaires, alors que VALORBI pourtant tout neuf (10 millions d’euros) n’a jamais été opérationnel (il fonctionne moins bien que l’ancien système: l’UVOM) ?

Idem pour la décharge de St Jean de Libron, les nuisances étaient de pires en pires, ce qui apparaît très bien dans l’enquête publique de 2016 et pourtant l’agglo va quand même traiter des ordures supplémentaires. Nous savons aujourd’hui qu’il manque des tunnels de stabilisation de la matière organique (nous avons entendu parler de 6 tunnels manquants) pour pouvoir l’enfouir faute d’en faire comme initialement prévu du compost de qualité.

On peu donc estimer que l’empoisonnement aux gaz subit particulièrement en 2018 était parfaitement prévisible en augmentant  délibérément l’apport de déchets organiques non stabilisés en décharge en totale illégalité (sans autorisation préfectorale).

Et que penser de l’étude d’impact de 2015 que l’agglo a remis aux autorités pour sa demande de prolongation et de modernisation de sa décharge  qui nie l’existence du quartier de Montimas pourtant exposé au vent dominant dans le chapitre de la qualité de l’air et des odeurs. Était-ce  pour détourner la vigilance des autorités  et pouvoir tranquillement  faire n’importe quoi dans cette décharge ? au détriment des riverains ?

 

Coup de gueule en sous préfecture:

sous préfecture.jpg
Le 27/06/2019 commission de suivi de site en Sous Préfecture.

Nous savions déjà que nous étions face à un exploitant de la décharge (l’agglo de Béziers) menteur et manipulateur et  nous nous attendions à ce que l’Etat remette « les pendules à l’heure » et sévisse un peu. Mais pas du tout, au lieu de cela nous avons un Etat qui comme l’agglo s’arrange avec les règles.

Explication dans ce courrier adressé au sous préfet:

Lettre CDHBM et CDASM au SP BZS, demande report CSS 180619 (non signé, protégé)

Suite à ce courrier la réunion à été maintenu malgré notre demande de report et avons reçu une parti des documents 1 à 3 jours avant la réunion alors que les textes en prévoient 14. Alors si l’Etat ne respecte pas lui même les règles ou allons nous ? Par conséquent nous nous sommes rendu à cette réunion pour y faire une déclaration et nous sommes repartis.

Déclaration CDHBM et CDASM 27 juin 2019 (CSS Valorbi et ISDND)

A noter qu’a ce jour soit deux mois plus tard, les membres du collectif « droit à un air sain à Montimas » qui sont également  membres de la CSS de VALORBI et de l’ISDND de st Jean de Libron n’ont  toujours pas reçus les comptes rendus d’activité de VALORBI ni de l’ISDND de 2018. Y aurait il encore des choses à cacher ???? Comme les eaux  souterraines pleine de chlorures….

https://www.midilibre.fr/amp/2019/06/27/beziers-les-riverains-de-montimas-ont-quitte-la-reunion-en-prefecture,8281574.php

communiqué de presse du préfet de l’ Hérault à la suite de cette CSS

 

Cette Commissons de suivie de Site (CSS) nous a quand même permis d’accéder à des documents très instructifs:

– un courrier de l’ARS:

Courrier ARS aux médecins de Béziers

VTR.JPG
Cette lettre démontre d’une part que l’ARS commence à prendre les choses au sérieux  et d’autre part fixe la Valeur Toxique de Référence (VTR) à 2µg/m³.

Cette VTR à 2µg/m³ est  conforme à celle utilisée pour les algues Sargasses aux Antilles. Car dans un article précédent nous dénoncions la VTR (20ppb=28,82µg/m³) utilisée dans un rapport d’analyse d’air  d’Environnement Air réalisé à la demande de l’agglo et présenté au juge lors de notre 2ème recours au tribunal administratif de Marseille. Car de ce fait les conclusions étaient complément erronées. Nous y reviendrons dans un prochain article, car l’agglo a de nouveau utilisé ce rapport aux conclusions erronées donc finalement mensongères devant le juge.

– l’étude provisoire d’ATMO Occitanie:

Résultats partiels ISDND Béziersv2 ATMO OCCITANIE

Malgré les travaux d’urgences démarrés dés la mis décembre 2018 avec la mise en place d’une torchère qui brûle désormais des centaines de m³/ heure de biogaz, qui devait permettre de régler le problème et bien 4 mois plus tard l’ étude d’ ATMO commence (15 avril)  et  met de suite en évidence ce que nous dénonçons depuis quasiment deux ans.

Les gazages nocturnes:

H2S nuit.JPG
En avril 2019 nous pouvons encore relever des pointes de H2S à plus de 60µg/m³ d’air pendant la nuit.

Alors la moyenne ne dépasse peut être pas les 2 µg/m³ de H2S défini par l’ARS mais des pointes à 60µg/m³ demeurent tout de même très problématique et la santé des riverains en pâti toujours. Rappelons que cette étude arrive après les travaux d’urgence, nous vous laissons imaginer ce que nous avons respiré avant ces travaux pendant plus d’un an.

H2S fin de semaine.JPG
Autres graphiques qui montrent toujours les pic nocturnes de H2S a droite mais aussi le fait qu’il y ai plus d’odeur sur le weekend à gauche.

Pour les odeurs plus importantes sur le weekend nous dénonçons à nouveau les mauvais recouvrements pourtant obligatoires, mais à l’évidence l’Etat n’est pas décidé à faire respecter cette règle pourtant simple (la DREAL a été avertie à plusieurs reprises mais il ne se passe rien). Les odeurs sur le weekend peuvent aussi venir du fait qu’il n’y ai personne pour redémarrer une torchère qui c’est arrêtée (ceci est arrivé souvent avec la torchère de chantier et nous a pourrie nos weekends en famille particulièrement en avril, Pâques notamment, merci l’agglo….).

DSC_0016.JPG
exemple de non recouvrement une veille de week-end: Vendredi 29 mai à 18h41

 

 

Pour finir un peu d’humour:

2ème recours en référé au tribunal de Marseille.

Requête en référé reçu le 28/04/2019 au tribunal de Montpellier et renvoyé au Conseil d’Etat le 29/04/2019 pour l’attribution d’un autre tribunal. L’audience a finalement lieu le 07/06/2019 au tribunal de Marseille. La requête est restée bloqué au conseil d’Etat plus de 1 mois.

Référé-liberté du CDHBM et autres requêrants du  28/04/19 (odeurs ISDND BZS)(v.anonymisée, protégée)

Pour résumer les riverains continuent à être gazé et particulièrement encore sur le mois d’avril comme l’an dernier malgré de gros travaux d’urgence, malgré l’installation  d’une torchère supplémentaire, malgré une grosse sécheresse hivernale qui permet de limiter la méthanisation et malgré l’arrêt des apports de putrescibles depuis le 01/01/2019. Malheureusement la situation s’éternisant, de plus en plus de riverains présentent des problèmes de santé probablement liés au biogaz de décharge qu’ils sont contraints de respirer souvent la nuit (constat d’huissiers et certificats médicaux à l’appuis).

Carte des signalements en avril 2019.

carte des réclamations.JPG

Malheureusement, une fois de plus nous sommes déboutés par le tribunal administratif de Marseille, cette procédure d’urgence ne semble pas la bonne mais les autres procédures sont trop longues. Face à un enjeux de santé publique il semble que la France n’a pas de procédure pour agir dans l’urgence, c’est un comble.

ordonnance du 12/06/19 (rejet), v.anonymisée

Pour résumer, les nuisances olfactives sont reconnues comme telles jusqu’à la date de l’audience et ce malgré un mois de blocage au conseil d’Etat, car même en mai  et jusqu’à l’audience la situation a perduré et perdure encore d’ailleurs.

Ci-dessous le communiqué de presse du comité de défense des hauts de Badones-Montimas qui résume la situation:

Communiqué de presse au sujet des nuisances de la décharge de Béziers,
après la décision du juge des référés-liberté du Tribunal administratif de Marseille rendue le 12 juin 2019 (document joint).

21 mois après les premiers signalements d’odeurs anormales émanant de la décharge de Saint-Jean de Libron à Béziers, le problème n’est toujours pas réglé et une aggravation en termes d’impact sur la santé des riverains est constatée.

Malheureusement, ni les plaintes récentes des riverains (370 signalements d’odeurs recueillis en avril, mai et jusqu’au 10 juin 2019), ni les deux mises en demeure adressées (en janvier et mai 2019) par le préfet à l’Agglo, exploitant le site, pour la réalisation de travaux et la suspension des apports de matières fermentescibles n’ont eu d’impact déterminant.

C’est pourquoi, le Comité de Défense des Hauts de Badones – Montimas, association de quartier, et plusieurs riverains ont saisi à nouveau le juge des référés-liberté du tribunal administratif pour demander :
– la fermeture du casier n°4 en cours d’exploitation (car il contient une quantité considérable de matières dont la fermentation est la source des odeurs),
– la réalisation de travaux pour faire cesser les émissions d’odeurs et de gaz (puisque les travaux déjà réalisés n’ont pas été suffisants),
– l’interdiction de tout apport de matière susceptible de fermenter,
– et l’arrêt des apports tant que n’aurait pas été réalisé un nouveau casier remplissant toutes les conditions adaptées dans le respect des dispositions réglementaires en vigueur.

Etaient invoquées des atteintes graves et manifestement illégales au droit de chacun de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, au droit à la santé, au droit à la protection de l’environnement, au droit à l’information en matière d’environnement, au droit de propriété et de jouissance paisible de sa propriété et à la liberté d’entreprendre.

Au cours de la procédure, dans laquelle le préfet s’est abstenu d’intervenir, l’Agglo a continué à contester la réalité des nuisances et à minimiser leur impact, allant jusqu’à affirmer qu’il n’y avait plus d’odeurs importantes depuis le 10 mai et à mettre en doute les réclamations et même les certificats médicaux produits.

Tout en reconnaissant que « la réalité des nuisances alléguées est, à la date de la présente ordonnance, établie par les réclamations formulées auprès de l’autorité préfectorale, ainsi que par plusieurs certificats médicaux pouvant être regardés comme attestant des conséquences néfastes sur la santé des personnes résidant à proximité de l’installation classée », le juge des référés-liberté juge :
– que « le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé » et la protection de la santé publique, pourtant garantis par la Constitution, ne relèvent pas de sa compétence,
– que les demandes présentées n’ont pas pour objet de faire cesser une atteinte au droit à l’information en matière d’environnement,
– que les atteintes au droit de propriété et à la liberté d’entreprendre, « pour regrettables qu’elles soient », ne sont pas suffisamment graves ou irréversibles.

En conséquence, le juge rejette les demandes de l’association de quartier et des riverains qui se sont joints à elle.

Ce faisant, le juge a omis de se prononcer au regard du droit à la santé protégé par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et au regard du droit à la protection de l’environnement.

A travers cette décision apparaît un problème de droit important : alors que le droit à la santé est reconnu comme étant un droit à valeur constitutionnelle, il n’est pas possible de le faire valoir devant le juge administratif de l’urgence.
Cela prive les citoyens du droit fondamental à un recours effectif dans des situations comme celle vécue par la population soumise aux émanations olfactives et gazeuses de la décharge de Béziers.

Le Comité de Défense des Hauts de Badones – Montimas et les riverains concernés réfléchissent donc à la possibilité de faire appel de cette décision devant le Conseil d’Etat, juge administratif suprême, et continueront à agir pour que leur droit de vivre dans un environnement dépourvu des nuisances de la décharge soit rendu effectif.

Défense de l’agglo au tribunal:

Pour sa défense l’agglo a produit au tribunal des documents qui posent question une fois de plus sur l’honnêteté de l’agglo. Effectivement nous savons déjà que l’agglo à payé avec notre argent (argent public) une étude d’impact mensongère pour la demande de modernisation et de prolongation de sa décharge.  A nouveau deux documents posent question:

  • Suivi de l’exposition à H2S des riverains de l’ISDND de St-Jean-de-Libron réalisé par une entreprise privée:(nous ne sommes pas sûr de pouvoir divulguer ces documents, nous nous contenterons donc d’extraits).

Pour commencer 2 capteurs ont été placé chez des riverains du 07/02/2019 a fin avril, et un capteur chez le gardien depuis le 20/12/2019 et nous ne connaissons pas la date de retrait de celui ci.

1/ Ce qui est curieux c’est que l’étude présentée au juge ne porte que sur 1 mois du 7 février au 8 mars, c’est dommage nous aurions été curieux d’avoir les résultats d’avril compte tenue qu’avril a été particulièrement difficilement respirable.

2/ L’auteur de l’étude se base sur une girouette sans prendre en compte la vitesse du vent. Il ne prend en compte les données que si le capteur est sous le vent du site, les autres données sont ignorées.

vent du site.JPG

En soit, nous comprenons l’idée sauf que sur le terrain nous savons que même avec un  vent marin donc un vent contraire à seulement 5Km/h nous prenons les biogaz bien plus fort que si nous sommes sous un vent du site à 60 km/h  qui disperse plus les gaz.

Le graphique ci dessous le démontre parfaitement.

graphique.JPG Dans ce cas, nous voyons bien que les concentrations en H2S sont plus importante quant le vent ne provient pas du site. Il manque la donnée importante de la vitesse du vent qui dans ce cas fausse toute l’étude. Car sans vent les odeurs sont très présentes même si la girouette s’est arrêtée sur un vent contraire.

3/ L’auteur ne parle que de moyenne et évite de parler de pic de H2S qui peuvent être pourtant très problématiques.

mesure tableau.JPG

Par exemple  les 409 ppb  vont totalement disparaître dans la conclusion car cette mesure a été obtenue lorsque le capteur n’était pas sous le vent du site.  Le pic à 66 ppb lorsque le capteur est sous le vent du site va lui être dilué dans une moyenne.

conclusion.JPG

Ci-dessus la conclusion de l’auteur. Si on interprète les résultats différemment, la conclusion pourrait être: Compte tenus de 21 mois d’exposition au biogaz, les pic de H2S encore présent  sur la période mesurée restent préoccupant  pour la santé de Mr X et ses proches.

Nous voyons bien que l’étude remise au juge est biaisée car elle n’est pas complète, il manque plus d’un mois de données. Bien que cette étude soit financée par de l’argent public donc un peu de notre argent,  l’auteur semble répondre au besoin du donneur d’ordre qui est l’agglo.

 

La volonté de manipulation de l’agglo est encore plus évidente dans le second document:

  • Un compte rendu de visite d’une entreprise privé qui pratique l’enfouissement des déchets.

Il s’agit là d’un partage d’expérience entre l’agglo et une entreprise privé plus expérimentée dans le domaine de l’enfouissement des déchets:

cr de visite

photos recouvrements.JPG

Pour commencer l’auteur reconnait bien une odeur de biogaz sur site.

Par contre les photos de ce jour sont hallucinantes, car nous n’avons jamais vue le casier recouvert comme cela, cela s’en approche quand des journalistes viennent mais sinon c’est plutôt comme la photo ci dessous:

DSC_0019.JPG
Photo du 29/05/2019 au soir, après deux arrêté de mise en demeure le recouvrement n’est pas réalisé.

conclusion bioagaz 2.JPG

Cette conclusion est une vaste blague: « aucun flanc de déchets est laissé découvert » ce jour là peut être mais la réalité c’est comme la photo ci dessous:

DSC_0021.JPG
photo du 10/06/2019

biogaz mensonge

Nous apprenons que le H2S contenu dans le biogaz peut atteindre les 6000 ppm, cette information est affolante quand on sait qu’ a une telle concentration  il est mortel très rapidement.

risque du H2S.JPG

Mais le summum  de la manipulation est dans cette dernière conclusion (du paragraphe ci dessus): L’augmentation des H2S proviendrait d’un manque de matière organique dans les centres de stockages et l’auteur rajoute que les déchets proviennent majoritairement de VALORBI par conséquent une grosse partie de la matière organique à été retirée. Sauf que là nous voyons bien que le responsable des déchets à l’agglo n’a absolument pas informé son intervenant que l’agglo enfouit l’intégralité des déchets organiques depuis 2014 (selon le rapport de la chambre régionale des comptes) et en  partie non stabilisés car l’agglo n’a pas l’infrastructure pour  stabiliser l’ensemble des déchets putrescibles (il manquerait 6 tunnels de stabilisation). Le casier n°4 croule donc  sous les déchets organiques et l’intervenant extérieur n’en n’est pas informé. Comment avoir de bons conseils dans de telles conditions ?

L’agglo mentirait elle, de peur peur d’être conseillée de fermer le casier n°4 ?

L’agglo à un comportement de « voyou » et ne semble toujours pas prendre conscience des risques qu’elle fait prendre à la population, que fait le préfet depuis 21 mois pour nous protéger de ces dangereux manipulateurs ?

Au tribunal nous demandions la fermeture du casier n°4, il nous semble que cette mesure est tout a fait justifiée.

 

piéce n° 89 Pourquoi, il faut fermer le casier n°4

 

Autre cas similaire pris plus au sérieux par les autorités:

rapport des antilles

Voir le rapport 

Dans ce rapport nous voyons les problèmes causé par l’échouages des algues sargasses sur les plages et les effets néfastes sur la  population local et notamment les problèmes de H2S. Là bas, le problème est pris au sérieux et les algues sont évacuées des zones habitées. Nous, ils (agglo et préfet) font le contraire ils amènent non pas les algues mais des déchets putrescibles au milieu des habitations. Chercher l’erreur !!!!!

Nous nous retrouvons dans la même situations qu’aux Antilles, non pas par des phénomènes naturel comme des algues emportées par les vagues, mais uniquement par la bêtise Humaine. Grace aux manipulations de l’exploitant (l’agglomération Béziers Méditerranée) et au laxisme des services de l’Etat (DREAL et préfet).

A noter que dans ce rapport sur les algues aux Antilles nous découvrons que l’auteur utilise d’autres VTR (Valeur Toxicologique de Référence) que dans l’Etude présentée au tribunal pour la décharge de St Jean de Libron. Voir ci dessous

VTR autre organisme2.JPG
extrait du rapport sur les émanations provoquée par les gaz aux Antilles

 

source seuil
Extrait du rapport pour les émanations de H2S de la décharge de St Jean de Libron sur les riverains

Donc pour les Antilles les VTR de US EPA et OEHHA sont de 1,43 ppb (études sur des rats) ou 7,14 ppb (études sur des souris) pour une exposition chronique  et pour nous, par ATSDR une VTR en exposition subchronique de 14 à 365 jours de 20 ppb alors que nous en sommes à 21 mois bientôt deux ans d’exposition. Donc normalement nous rentrons dans une exposition chronique avec les même VTR qu’aux Antilles.

Dans notre cas, nous voyons bien que tout est fait pour minimiser les résultats et laisser croire qu’il n’y a pas de danger pour la santé  alors que même le tribunal reconnait les problèmes de santé des riverains de la décharge.  Le comportement de l’agglo est de plus en plus immorale.

Que de bizarrerie avec l’agglo et cette décharge…

1/ Une évolution de la décharge contraire aux promesses de Mr Couderc :

 

 

  • 21 ans plus tard (arrêté préfectoral d’autorisation d’exploitation de la décharge de St Jean de Libron du 9/02/2018) le pressentiment des riverains est devenu réalité.  arettéprfectoral 02 2018 dechet ouest Hérault

2/ Comparaison troublante d’une monstrueuse décharge en Inde avec celle de Béziers:

Voici  un article récent, d’une monstrueuse décharge en Inde. On ne se sent pas concerné car c’est loin… dans un pays  pauvre… et pourtant que de similitudes avec la décharge de St-Jean-de-Libron.

https://m.huffingtonpost.fr/amp/entry/cette-decharge-en-inde-est-plus-haute-que-larc-de-triomphe_fr_5cf694e1e4b0e8085e4157a6/

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extrait de l’article de la décharge en Inde

En France à la décharge  de St-Jean-de-Libron, il y a aussi des rapaces qui témoignent de la présence des rats mais aussi des cigognes,  des mouettes et autres volatiles qui prouvent la présence de déchets organiques en grandes quantités.

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DSC_0021.JPGDSC_0010.JPGDSC_0023zoom.jpg

lixiviat
autre extrait de l’article de la décharge en Inde

« Des feux, nourris par le méthanes qui s’échappe de décharge, se déclarent« . A la décharge de St-Jean-de-Libron des feux se sont également déclarés nécessitant de gros moyen pour les éteindre.

photo incendie décharge.JPG
juin 2012
dossier enquête publique riverain.JPG
Extrait du dossier d’un riverain remis au commissaire enquêteur  lors de la dernière enquête publique.

« Du lixiviat, un liquide noir toxique, suinte de la colline et s’écoule dans un canal », à la décharge de St-Jean-de-Libron il y a aussi un liquide noir qui sort des déchets  et s’écoule dans un petit ruisseau qui se jette dans dans le cours d’eau le Libron.

 

20181125_155935.jpg
le 25 novembre 2018
DSC_0009
le 2 décembre 2018
20181214_091031.jpg
le 14 décembre 2018

 » Cette odeur empoisonné fait de nos vie un enfer. Les gens tombent malades tout le temps ». C’est la même chose pour les riverains de la décharge de St-Jean-de-Libron, leurs vies est devenu un enfer et ce particulièrement depuis avril 2018. Depuis  de nombreux riverains tombent malades et n’arrivent plus à guérir même de simples pathologies comme une bronchite… Le soufre contenu dans l’air semble empêcher la guérison et agresse les organismes. De nombreux certificats médicaux attestent de problèmes de santé pouvant être lié aux émanations de la décharge.

personne sur decharge en inde.JPG
ci dessus la photo de l’article parlant de la décharge en Inde avec une personne récupérant des déchets ayant encore encore un peu de valeur et si dessous le même chose mais en France à la décharge de St Jean de Libron à Béziers.
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Cette photo à été prise le 29 mai 2019 vers 18h30 alors que d’après l’arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter et 2 mises en demeures, les déchets devraient être recouvert tout les jours afin de limiter les envols de déchets et les odeurs. Mais le recouvrement étant rarement effectué une population pauvre à pris l’habitude de venir ramasser les ordures ayant encore un peu de valeur.

Alors oui, ce qui se passe à l’étranger est scandaleux, mais il se passe  quasi la même chose en France et cela se passe dans l’indifférence totale. Et pourtant ces installations sont soit disant contrôlées par l’ETAT. C’est une blague… l’Etat donne une autorisation d’exploiter sur la foie d’une étude d’impact grossièrement mensongère et payée par la collectivité donc nous… Que de pratiques honteuses de la part de l’Agglomération Béziers Méditerranée et de l’ETAT qui a exagérément tardé à réagir. Nous sommes à 21 mois de gazage des riverains et  du non respect des arrêtés préfectoraux et la situation perdure….

 

3/ Propagande de l’agglo avec son journal « Aqui ! »:

Aqui!  n°10 mars 2017  (« VALORBI exemplaire » alors qu’il n’a jamais fonctionné)

valorbi.JPG

Aqui! n° 27 octobre 2018

Aqui! n° 31, février 2019

aqui01022019montimaslepointsurlestravaux

parole de l'agglo

 

Pour les riverains de la décharge de St Jean de Libron qui sont contraint de respirer des biogaz de décharge depuis 21 mois , tout ces articles raisonnent comme une grande marque de mépris…

 

 

 

Les interviews de Mr Lacas exaspèrent les riverains de la décharge.

Suite à l’article publié dans midi libre

Comme vu dans le blog précédent, l’article du 21 mai 2019 de midi libre avait provoqué beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux, compte tenue des mensonges concernant l’urbanisation   et  de l’annonce d’un  projet de production d’hydrogène au milieu des habitations. Un projet de dernière minute sorti de on ne sait où… sans doute pour en mettre plein la vue face à la caméra.

Suite à cela le collectif a envoyé un mail a tous les vices présidents  de l’agglo Béziers Méditerranée afin de leur exposer la situation.  Car il nous parait invraisemblable que tous ces décideurs aient consciences de toute les erreurs et manipulations mise en oeuvre  par  l’agglo qui aujourd’hui conduisent à  cette situation sanitaire dangereuse.

mail aux vices présidents

Piéces jointes du mail:

Doc 1 Résumer des anomalies décisionnelles de nos décideurs

Doc 2 Valorbi selon l’agglo & selon la cour régionale des comptes

 

valorbi d'aprés l'agglo.JPG

Valorbi d'aprés la chambre régionale des comptes.JPG

Doc 4 Effet des biogaz sur la santé

 

A présent france 3 national diffuse son reportage

france 3 national
Voir le reportage

Dans ce reportage les paroles de Mr Lacas nous exaspèrent:

parole de Lacas dans france 3.JPG

Et pourtant son prédécesseur Mr Couderc en 1997  se voulait très rassurant lors  du projet de CET (Centre d’Enfouissement Technique).

couderc.JPG

lettre Couderc 28/05/1997 

 

Nous comprenons finalement, que fasse à l’utilité publique de cette décharge, Mr Lacas et son prédécesseur Mr Couderc  peuvent faire absolument n’importe quoi, l’Etat cautionnera toute les dérives. Ensemble, ils malmènent les Biterrois, l’Etat par son inaction et l’agglo:

  •  en dépensant des millions (+ de 10 millions) d’euros d’argent publique dans un projet VALORBI qui ne fonctionne pas et pour lequel il n’y a  aucun recourt  possible en cas de problème car le contrat à été réalisé sans obligation de résultats. Les élus avaient été avertis par des associations de l’environnement et par l’ADEME des problèmes rencontrés avec le système de  tri mécano biologique, mais ils ont persévéré dans leurs bêtises.
  • En ne sanctionnant pas le délai de retard pour la mise en route de VALORBI.
  • en remettant aux autorités une étude d’impact à l’évidence manipulée et payée avec de l’argent public lors de la demande de prolongation de l’ISDND.
  • En faisant l’inverse des préconisations du commissaire enquêteur lors de l’enquête publique pour la prolongation de l’ISDND.
  • en enfouissant illégalement depuis 4 ans des déchets  et notamment des déchets en état de fermentation dans un ISDND. (Cela est très très dangereux car un ISDND n’est pas un méthaniseur, par conséquent il y aura forcément des fuites de biogaz car c’est bien là le point faible de l’ISDND). Cela accompagné d’un manque d’entretien  du réseau de biogaz qui fuit. Tout cela cumulé pourrait très bien s’apparenter à de la mise en danger de la vie d’autrui avec préméditation si  l’oubli du quartier de Montimas exposé au vent dominant dans l’étude d’impact est volontaire.
  • en mentant pour  laisser croire que les habitations ont été construites après la création de la décharge et ainsi reporter la responsabilité sur les riverains.
  • En fermant volontairement une unité de valorisation plus performante que VALORBI (le SITOM du littoral) au profit de VALORBI.
  • En acceptant encore plus de déchets même extérieur à l’agglo (ex: l’agglomération du grand Orb) malgré les gros dysfonctionnement de VALORBI.
  • En continuant de prétendre en décembre 2018 que VALORBI est précurseur et a toute sa place dans le nouveau plan régional de prévention de la gestion des déchets non dangereux.
  • En niant l’évidence sur les risques pour la santé. Au tribunal administratif de Marseille le 02/01/2019 l’agglo reconnait d’importantes fuites de biogaz mais à présent Mr Lacas nie que les biogaz sont nocifs pour la santé, alors qu’une vingtaine de riverains sont désormais ou ont eu pour certain temporairement  des troubles médicaux spécifiques.
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Que cela déplaise à Mr Lacas mais la situation de la décharge St Jean de Libron en avril 2018 qui rendait l’air irrespirable  est quasi  comparable aux décharges du tiers monde et cela à laissé des séquelles sur la santé des riverains. Les odeurs  étaient régulièrement ressenties jusqu’à 5 km.

https://www.nouvelobs.com/planete/20190604.OBS13896/cette-decharge-indienne-depassera-le-taj-mahal-en-2020.amp

  • En prenant des décisions qui vont à l’encontre des directives Européennes comme enfouir de plus en plus de déchets putrescibles et ainsi fortement augmenter la production de biogaz à l’air libre, cela est très mauvais pour l’environnement et pour la santé humaine.

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Dans ce paragraphe des directives européennes du 30/05/18 nous voyons bien que la fraction organique faute d’être valorisée, doit être a minima  stabilisée avant enfouissement pour réduire autant que possible les effets néfastes sur l’environnement mais surtout sur la santé humaine. Malheureusement l’agglo qui sans aucun avis  extérieurs s’était imaginée faire du compost avec les déchets organiques triés par leur super tri mécano biologique (TMB) à 10 millions d’euros (VALORBI) se retrouve dans l’échec total. Démuni face à la situation l’agglo décide d’enfouir  les déchets organiques non stabilisés, car en plus de leur incapacité à produire du compost, l’agglo est incapable de stabiliser la matière organique par manque d’infrastructure. L’agglo à pris des parts de marché supplémentaire (à accepté encore plus de déchets) sans  rien avoir anticipé ni à VALORBI ni à l’ISDND.

Résultat, la décharge de St-Jean-de-Libron ouverte depuis plus de 40 ans  est devenue ces deux dernières années, un monstre à biogaz qui intoxique les riverains. Pourtant l’Europe préconise  depuis de nombreuse années le tri à la source afin de limiter  l’enfouissement de déchets organiques en décharges qui pose problème avec les biogaz (qualité de l’air, effet de serre)  mais aussi avec les lixiviats (pollution des eaux). Pas plus tard que le 29 mai 2019 le décret N°2019-527 est publié et démontre la volonté de l’Europe de faire cesser l’activité de biogaz en décharge en stoppant au plus tard le 30/12/20 les dispositifs de soutien par complément de rémunération au tarif d’achat de l’électricité produit à partir du biogaz de décharge.

L’Europe prend très au sérieux ces problèmes de déchets organiques, a l’évidence pas l’Etat Français qui ferme les yeux depuis 5 ans sur les mauvaises pratiques de l’agglomération Béziers Méditerrané. Même le tribunal administratif a cautionné l’enfouissement de tous les déchets sans tri préalable en 2014 lors des travaux de VALORBI, ce qui est totalement à l’encontre des directives Européennes.

Mr Lacas sous entend dans son interviews que malgré  toute son ingérence dans ce dossier, il est normal de sacrifier un quartier  autre que le sien bien entendu pour le bien de l’utilité publique. C’est abject.

Pour la décharge, l’agglo va nous  dire, vous comprenez, c’est impossible d’ouvrir une nouvelle décharge dans un lieu plus isolé car personne n’en veut.  Alors l’agglo fait grossir celle qui existe et multiplie la production de biogaz au beau milieu d’un quartier de Béziers.

Mais  l’argument de dire qu’il est impossible d’ouvrir une nouvelle décharge ne tient pas, car à moins de 8 km toujours dans la communauté d’agglomération de Béziers, à Montblanc, le préfet à autorisé une nouvelle méga décharge. Qu’est  ce que cela veut dire, le préfet autorise qu’une vielle décharge de plus de 40 ans devienne un monstre à gaz et en même temps à moins de 8 km il autorise une autre méga décharge ????  Le quartier de Montimas se situe entre les deux ….???????

A noter que  dans cette histoire  l’IDSND de Vendres à proximité du village de Mr Lacas, elle va fermer en 2021. Pour celle là il n’y aura pas besoin de  manipuler d’étude d’impact!!!

 

Les biogaz et leur effet sur les riverains.

D’après Mr Lacas, il n’y a pas de danger. Pourtant de très nombreuses personnes se plaignent :

  • de maux de tête
  • d’irritation oculaire
  • d’irritation des voies respiratoires (gorge, nez, bronches)
  • de vomissement en présences des gaz
  • de problèmes de peaux

Une dizaine de personnes ont des certificats médicaux qui attestent que leurs troubles peuvent être en liens avec une pollution atmosphérique.

D’autres riverains ont également des troubles médicaux mais la majorité n’ont pas obtenu de certificats médicaux, les médecins étant très retissant à ce genre  d’acte même avec des  spécialistes ou pourtant les résultats médicaux démontrent qu’il y a un problème.

Notre ressentie est que face aux énormes quantité de biogaz que nous avons été contraints de  respirer, des riverains se sont hypersensibilité à des composés du biogaz. Le soufre est particulièrement pointé du doigt.

3 exemples de personnes touchées par les gaz: Mr Jeaneb retraité, Mme Chanxau retraitée et Mme Delba trentenaire et jeune maman.

1) Mr Jeaneb, retraité

3 constats d’huissiers à son domicile:

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Une dizaine de certificats médicaux et notamment de spécialistes

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2 ) Mme Chanxau, retraité

1 constat d’huissier

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4 certificats médicaux et notamment de spécialistes

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3) Mme Delba, trentenaire, jeune maman.

1 constat d’huissier

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1 certificat médical et une visite chez un spécialiste mais refus de certificat malgré des résultats troublant. A noter que de nombreux riverains de la décharges sont confronté à des médecins peu réceptif à nos problèmes et refuse de s’engager avec un certificat.

CM del.JPG Suite à un mail d’alerte envoyé le 30 mars 2019 à tout les responsables de la décharge:

message del 30032019.JPG

Mme Delba annonce à nouveau par mail le 25 mai 2019 ses résultats d’examens

mail del resultat examen.JPG

 

Le point commun de tout ces riverains s’est que leur état de santé s’améliore lors de vacances et se dégradent a nouveau dès leur retour à leur domicile. Les médecins préconisent le déménagement, vous trouvez cela normal alors que cette décharge n’a pas posé ce genre de problèmes pendant plus de 40 ans ?????? Alors qui sont les responsables???? Sommes nous condamnés à mourir pour les bêtises de nos dirigeants???

 

Face à cela Mr Lacas devrait être beaucoup plus humble et arrêter de laisser croire  que les gaz que l’agglo nous oblige à respirer ne sont pas dangereux pour la santé. En effet tout indique le contraire sauf l’étude très tardive que l’agglo s’est enfin engagée à faire réaliser à partir du 15/04/2019 par Atmo Occitanie et qui n’a pas encore rendu ses conclusions.

 

 

Déchets Biterrois: Y-a-t’il un pilote dans l’avion?

Les médias en parle:

France Bleu Hérault:

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/agglo-beziers-au-secours-monsieur-le-president-1557307873

France 3 région:

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/herault-decharge-montimas-pres-beziers-trouble-toujours-quietude-riverains-1670115.html

Lundi 20/05/19 France 3 national venu pour réaliser un reportage sur le problème des odeurs de la décharge a sollicité une interview avec Mr Lacas.   Cette interview s’est déroulé sur la décharge avec également Midi libre invité pour l’occasion.

L’interview de Mr Lacas dans  Midi libre a immédiatement fait réagir. 

https://www.midilibre.fr/2019/05/21/la-decharge-a-beziers-pourrit-la-vie-des-riverains-quelles-solutions,8211470.php

photo Lacas Midi libre.JPG

lacas urbanisme
Que de mensonges !…, voir les commentaires

Voir les commentaires: commentaires suite interwiews de Mr  Lacas le 20 mai 2019

Si il n’y avait que trois habitations en 1965 selon Mr Lacas, comment expliquer la construction de l’école Suchon en 1931 à Montimas et de cette plaque apposée à l’école en 1933 (ci dessous). Cette école est toujours en activité avec 80 élèves sous le noms de Calandreta Lo Garric.

photo plaque école suchon.jpg
23 Juillet 1933. Les habitants de MONTIMAS en reconnaissance et à la mémoire d’Emile SUCHON Maire promoteur du projet de la construction de cette Ecole.

 

historique décharge  d'aprés l'association.JPG
Extrait de la réponse du comité de décence des Hauts de Badones Montimas suite à l’article de midi libre

CDHBM et collectif DASM 260519, réaction aux propos de M.Lacas (Midi Libre 210519

 

Ce blog n’a rien de politique mais comment faire?  Lorsqu’on se retrouve face à un Etat qui cautionne les infractions (enfouissement illégaux depuis 4 ans, non maîtrise des odeurs de la décharge depuis 2 ans, etc….) et   un président d’agglomération à ce point perdu… multipliant les erreurs, les mensonges et qui minimise les risques. Face aux risques, voir la lettre envoyée à Mr Lacas (ci dessous) d’un médecin retraité du quartier.

Lettre Dr Denis SIMORRE 08/05/19 (copie sans adresse ni signature)

dr Simmore
Extrait de la lettre

Face aux risques on nous répond : il y a Atmo Occitanie qui surveille depuis le 15/04/19 et qui donnera son rapport en septembre 2019 (Hourra!!! les problèmes ont démarré en septembre 2017, 2 ans plus tard nous aurons des résultats…).

Nous sommes ravis que Atmo Occitanie surveille enfin l’air autour de la décharge. Mais sincèrement, ils arrivent tardivement:

  • bien après l’arrêt d’apport de déchets putrescibles mis en place depuis le 01/01/19
  • après de multiples travaux (terrassement pour captage des biogaz, nouvelles torchères, etc….).
  • après une grosse période de sécheresse qui limite la méthanisation contrairement à début 2018 ou il y avait beaucoup plu ce qui avait fortement activé la méthanisation en plein air. Qu’en sera t’il lors du retour de grosses pluies (épisode cévenol) ?

Alors nous ne saurons jamais ce que nous avons  respiré de septembre 2017 à avril 2019, mais une chose est sûre il s’agissait de gaz irritatifs !! et cela continue……

 

Nous continuons d’ interpeller:

Suite à notre entrevue avec notre députée Emmanuelle Ménard le 29/04/2019, cette dernière a à nouveau remis un courrier à Mr le ministre François de Rugy (ministre de l’écologie) accompagné du rapport que nous lui avions remis.

Lettre de Rugy Montimas 9 mai 2019

rapport mme simmore

rapport du 29 avril 2019 remis à notre député

 

Politique des déchets Biterrois, coûteuse et incompréhensible à long terme.

Jusqu’à présent les déchets étaient gérés au niveau départemental, à présent cela se passe au niveau régional. L’agglo a donc été sollicité pour donner son avis pour la mise en place du nouveau plan régional de prévention et de gestion des déchets non dangereux (PRPDNG).

Le 13/12/2018 le conseil communautaire s’est réunis pour délibérer au sujet de ce nouveau plan et le conseil communautaire l’adopte  à l’unanimité.

CABM RAA2018-n°8, délib.315 131218 avis sur PRPGDND (scan)

Mais un avis de l’agglo, nous choque:

plan région Valorbi.JPG

Bien que l’agglo  soit parfaitement au courant des problèmes rencontrés par VALORBI mais également des problème d’odeurs de l ‘ISDND (une manifestation ayant eu lieu le 01/12/18 pour les dénoncer), il semble qu’elle n’avertit absolument pas la région de l’inefficacité de son système. Au contraire elle le vante « notre agglomération, précurseur avec l’unité Valorbi entend contribuer et poursuivre….. ».  Mais c’est scandaleux, c’est une honte qui conduit l’agglo vers une impasse.

plan régional retour au sol.JPG

Le nouveau plan encourage un retour au sol de la matière organique, d’autres communautés d’agglomérations anticipent et mettent en place le tri à la source des putrescibles (comme le SICTOM de Pézénas ou autre).

Voir l’exemple de Rodez:

https://www.centrepresseaveyron.fr/amp/2019/05/20/rodez-le-compostage-des-biodechets-bientot-generalise,8211107.php

Et notre agglo que fait-elle ?

Elle se prépare à dépenser encore des millions d’euros d’argent public dans des tunnels de stabilisation (de compostage) de la matière organique en vue de pouvoir continuer à l’enfouir en décharge, car avec VALORBI, les composts seront toujours de mauvaise qualité. Cela n’améliorera en rien sa capacité à mieux valoriser.

Pour rappel l’agglo à fait fermer le SITOM du Littoral qui valorisait à 50% au profit de VALORBI qui valorise à 3%. Dans ces conditions, vous comprenez que compte tenue des quantités de déchets à enfouir, l’agglo ne peut pas se permettre de fermer la décharge de St-Jean-de-Libron, tout son mauvais système repose sur cette décharge et l’Etat ferme les yeux sur les infractions…

A quelle moment l’agglo se décidera-t’elle à gérer écologiquement les ordures ménagères?

A l’évidence il faudra attendre les prochaines élections ou que l’Etat se réveille enfin et face appliquer la loi.

 

A noter qu’une requête en référé liberté produit par le comité de défense des hauts de Badonnes Montimas est bloqué par le conseil d’Etat depuis 1 mois. Les plus hautes instances de l’Etat seraient elles-également complices de tout cela ? Nous n’osons pas l’imaginer car cela serait anti-constitutionnel, mais ce délais pose question.

TA montpellier 29 avril 2019 anonyme