Formation des nez et coup de gueule en conseil communautaire et en sous préfecture.

Formation des nez par Atmo Occitanie:

formation nez.jpgLe  12 juin 2019,  nous suivons une formation avec Atmo Occitanie pour harmoniser le vocabulaire à utiliser pour décrire les odeurs perçues afin de réaliser une fiche de synthèse que les nez auront à remplir et à renvoyer tout les mois.

Lors de cette réunion nous nous sommes donc rendus sur la décharge (ISDND de st Jean de Libron) et là pour commencer la responsable de site veut nous interdire l’accès au casier en cours d’exploitation rendant inutile cette visite de formation. Elle finit par accepter et  surprise, nous faisons à peine 10 m sur ce casier que nous sommes confrontés à des odeurs de biogaz. Sans matériel sophistiqué nous pouvons donc détecter des fuites de biogaz. On  peut alors se demander comment cela est  possible. Pourquoi les techniciens en toute connaissance de cause laissent une telles fuites de biogaz parfaitement détectable au nez ?  Nous étions venus pour être formés à toutes les odeurs (ordures fraîches, en fermentation, odeurs des torchères, etc…..) mais nous nous sommes principalement retrouvés confrontés à des odeurs de biogaz et dans une moindre mesure de lixiviat en passant à coté des bassins. Là certains ont reconnu immédiatement cette odeur particulière qui donne un haut le cœur et donne envie de vomir, « c’est donc les lixiviats » (jus de décharge) ce sont dit quelques personnes. Ce soir là le vent étant du Sud nous n’avons pas pu sentir les odeurs de torchères, c’est bien dommage car depuis peu nous sommes occasionnellement confrontés  à une nouvelle odeur de solvant mais impossible pour le moment de la rattacher à l’exploitation de la décharge. Mais nous verrons par la suite que cela est certainement  lié.

Coup de gueule en conseil communautaire

 

conseil communautaire.jpg

gendarme.jpg

Ce coup de gueule fait suite aux odeurs incessantes, aux mensonges et aux provocations de Mr Lacas dans une interview  de Midi libre dans laquelle ce dernier invente un historique de la décharge qui laisse sous entendre que se sont les riverains qui sont venus s’installer autour de la décharge alors que c’est totalement l’inverse, c’est la décharge qui s’est installée au milieu des habitations  (voir article du blog: déchets y a t’il un pilote dans l’avion).

Le 13 juin 2019 nous nous sommes donc invités au conseil communautaire qui se tenait à Sauvian afin de montrer notre agacement, mais à l’évidence nous étions attendus, les gendarmes étaient là.

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1375519829266134&id=1188755741275878

https://www.midilibre.fr/2019/06/14/beziers-echanges-muscles-au-conseil-dagglo-sur-fond-dodeurs-nauseabondes,8256913.php

Une semaine après Mr Lacas (président de l’agglomération de Béziers) reconnait à sa manière, la légitimité de notre coup de gueule: https://www.midilibre.fr/2019/06/21/beziers-lagacement-des-riverains-de-montimas-est-licite,8268760.php

Ce soir là nous avons pu discuter avec Mr Ménard (maire de Béziers) qui est venu nous apporter  son soutien. Cela a déclenché un report  de séance.

Nous avons pu également discuter avec Mr Lacas  et Mr Dupin ancien directeur du SITOM du Littoral. L’échange à été instructif étant face à l’ancien directeur du SITOM du Littoral. Nous lui avons demandé pourquoi le SITOM avait été fermé alors qu’il fonctionnait mieux que VALORBI ?

La réponse est inquiétante. En résumé,  le matériel était vieillissant mais, si ils avaient su, ils auraient sans doute investit un peu et  repoussé la fermeture. Mais cela veut dire quoi ?  Que nos politiques prennent des décisions sans savoir, sans avoir tous les éléments en mains?

Les techniciens responsables auraient-ils cachés que VALORBI ne fonctionnait pas depuis le début (4 ans)  ? Pourquoi les techniciens feraient-ils cela ? Mais si cela est vrai, ce sont des fautes graves… ces techniciens ne peuvent pas continuer à travailler pour l’agglo comme si rien était, alors que tout cela a aboutit à un  empoisonnement des riverains de la décharge et dont certains riverains n’ont toujours pas guéri.

Il est bon de rappeler que lors de la réunion publique du  14 mai 2018 (voir article du blog: réunion publique 2018, des explications peu rassurantes ) un technicien nous a expliqué que dans son village il y a une coopérative viticole qui sent également mauvais mais que c’est comme cela, il doit s’y faire donc c’est pareil pour nous, nous habitons à coté d’une décharge, on doit se faire aux odeurs. Cette réflexion avait été mal prise par les riverains déjà en mai 2018 (car suite à des manifestations, Mr Couderc, ancien maire de Béziers avait promis en 1999 lors de la création du CET qu’il n’y aurait pas d’odeur sur ce site) mais aujourd’hui cette réflexion prend une tournure encore plus grave.  Car nous savons à présent que l’exploitant a enfouit dans cette décharge des déchets  organiques non stabilisés jusque décembre 2018 sans autorisation préfectorale. Ceci était donc déjà sans doute  prémédité en mai 2018 et il fallait donc qu’on s’habitue aux odeurs pour les laisser magouiller tranquillement…ce comportement est inqualifiable !!!!

Il faut rappeler aussi que le 1er mars 2019 grâce au rapport de la chambre régionale des comptes nous avons officiellement appris que VALORBI ne fonctionne pas. Car depuis 4 ans cela n’est jamais apparu  dans les Commissions de Suivi de Site (CSS), on peut se demander si le sous préfet, Christian Pouget a été également trompé ou s’il était de connivence ainsi que la DREAL avec L’agglo de Béziers. VALORBI  ne fonctionne pas et pourtant le 01 janvier 2018 VALORBI va accueillir des déchets supplémentaires, ceux du SITOM du Littoral mais aussi des déchets extérieurs à l’agglo ceux de l’agglomération du Grands Orb.

On est en droit aujourd’hui de savoir:

– qui a pris la décision totalement absurde de traiter des déchets supplémentaires, alors que VALORBI pourtant tout neuf (10 millions d’euros) n’a jamais été opérationnel (il fonctionne moins bien que l’ancien système: l’UVOM) ?

Idem pour la décharge de St Jean de Libron, les nuisances étaient de pires en pires, ce qui apparaît très bien dans l’enquête publique de 2016 et pourtant l’agglo va quand même traiter des ordures supplémentaires. Nous savons aujourd’hui qu’il manque des tunnels de stabilisation de la matière organique (nous avons entendu parler de 6 tunnels manquants) pour pouvoir l’enfouir faute d’en faire comme initialement prévu du compost de qualité.

On peu donc estimer que l’empoisonnement aux gaz subit particulièrement en 2018 était parfaitement prévisible en augmentant  délibérément l’apport de déchets organiques non stabilisés en décharge en totale illégalité (sans autorisation préfectorale).

Et que penser de l’étude d’impact de 2015 que l’agglo a remis aux autorités pour sa demande de prolongation et de modernisation de sa décharge  qui nie l’existence du quartier de Montimas pourtant exposé au vent dominant dans le chapitre de la qualité de l’air et des odeurs. Était-ce  pour détourner la vigilance des autorités  et pouvoir tranquillement  faire n’importe quoi dans cette décharge ? au détriment des riverains ?

 

Coup de gueule en sous préfecture:

sous préfecture.jpg
Le 27/06/2019 commission de suivi de site en Sous Préfecture.

Nous savions déjà que nous étions face à un exploitant de la décharge (l’agglo de Béziers) menteur et manipulateur et  nous nous attendions à ce que l’Etat remette « les pendules à l’heure » et sévisse un peu. Mais pas du tout, au lieu de cela nous avons un Etat qui comme l’agglo s’arrange avec les règles.

Explication dans ce courrier adressé au sous préfet:

Lettre CDHBM et CDASM au SP BZS, demande report CSS 180619 (non signé, protégé)

Suite à ce courrier la réunion à été maintenu malgré notre demande de report et avons reçu une parti des documents 1 à 3 jours avant la réunion alors que les textes en prévoient 14. Alors si l’Etat ne respecte pas lui même les règles ou allons nous ? Par conséquent nous nous sommes rendu à cette réunion pour y faire une déclaration et nous sommes repartis.

Déclaration CDHBM et CDASM 27 juin 2019 (CSS Valorbi et ISDND)

A noter qu’a ce jour soit deux mois plus tard, les membres du collectif « droit à un air sain à Montimas » qui sont également  membres de la CSS de VALORBI et de l’ISDND de st Jean de Libron n’ont  toujours pas reçus les comptes rendus d’activité de VALORBI ni de l’ISDND de 2018. Y aurait il encore des choses à cacher ???? Comme les eaux  souterraines pleine de chlorures….

https://www.midilibre.fr/amp/2019/06/27/beziers-les-riverains-de-montimas-ont-quitte-la-reunion-en-prefecture,8281574.php

communiqué de presse du préfet de l’ Hérault à la suite de cette CSS

 

Cette Commissons de suivie de Site (CSS) nous a quand même permis d’accéder à des documents très instructifs:

– un courrier de l’ARS:

Courrier ARS aux médecins de Béziers

VTR.JPG
Cette lettre démontre d’une part que l’ARS commence à prendre les choses au sérieux  et d’autre part fixe la Valeur Toxique de Référence (VTR) à 2µg/m³.

Cette VTR à 2µg/m³ est  conforme à celle utilisée pour les algues Sargasses aux Antilles. Car dans un article précédent nous dénoncions la VTR (20ppb=28,82µg/m³) utilisée dans un rapport d’analyse d’air  d’Environnement Air réalisé à la demande de l’agglo et présenté au juge lors de notre 2ème recours au tribunal administratif de Marseille. Car de ce fait les conclusions étaient complément erronées. Nous y reviendrons dans un prochain article, car l’agglo a de nouveau utilisé ce rapport aux conclusions erronées donc finalement mensongères devant le juge.

– l’étude provisoire d’ATMO Occitanie:

Résultats partiels ISDND Béziersv2 ATMO OCCITANIE

Malgré les travaux d’urgences démarrés dés la mis décembre 2018 avec la mise en place d’une torchère qui brûle désormais des centaines de m³/ heure de biogaz, qui devait permettre de régler le problème et bien 4 mois plus tard l’ étude d’ ATMO commence (15 avril)  et  met de suite en évidence ce que nous dénonçons depuis quasiment deux ans.

Les gazages nocturnes:

H2S nuit.JPG
En avril 2019 nous pouvons encore relever des pointes de H2S à plus de 60µg/m³ d’air pendant la nuit.

Alors la moyenne ne dépasse peut être pas les 2 µg/m³ de H2S défini par l’ARS mais des pointes à 60µg/m³ demeurent tout de même très problématique et la santé des riverains en pâti toujours. Rappelons que cette étude arrive après les travaux d’urgence, nous vous laissons imaginer ce que nous avons respiré avant ces travaux pendant plus d’un an.

H2S fin de semaine.JPG
Autres graphiques qui montrent toujours les pic nocturnes de H2S a droite mais aussi le fait qu’il y ai plus d’odeur sur le weekend à gauche.

Pour les odeurs plus importantes sur le weekend nous dénonçons à nouveau les mauvais recouvrements pourtant obligatoires, mais à l’évidence l’Etat n’est pas décidé à faire respecter cette règle pourtant simple (la DREAL a été avertie à plusieurs reprises mais il ne se passe rien). Les odeurs sur le weekend peuvent aussi venir du fait qu’il n’y ai personne pour redémarrer une torchère qui c’est arrêtée (ceci est arrivé souvent avec la torchère de chantier et nous a pourrie nos weekends en famille particulièrement en avril, Pâques notamment, merci l’agglo….).

DSC_0016.JPG
exemple de non recouvrement une veille de week-end: Vendredi 29 mai à 18h41

 

 

Pour finir un peu d’humour:

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